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Ulzana's Raid (Fureur Apache) Robert Aldrich, 1972/Le western par qui le scandale arrive.

Ulzana's Raid est un western crepusculaire insolite, d'une aprete souvent insoutenable. Sorti vers la fin de la vague des westerns pro-Indiens, le film prit a contre-pied la sanctification en cours de la figure indienne dans son statut de victime de la Conquete, et fut taxe de racisme. L'impair reproche a Aldrich fut la reactivation du motif de la cruaute indienne. Elle fut pourtant constitutive d'une alterite qui, longtemps, de Stagecoach a Run of The Arrow, alla de soi. Il est vrai que des Indiens, le western classique fit surtout un usage metaphorique. Expression pure des malefices du land, rite de passage ou encore instrument d'une justice immanente, leur cruaute etait alors subsumee dans une << sauvagerie >> fixee par la convention, laquelle n'inscrivait les Indiens dans le paysage que pour mieux les maintenir hors du monde des hommes. Des lors que l'on s'enquit de les y reintegrer, la question s'est posee du devenir fictionnel de cette alterite pour le moins irreductible. Question moins embarrassante pour l'art que pour un systeme avant tout soucieux de faire passer l'Indien du statut de metaphore a celui de personnage susceptible d'empathie. Que d'aucuns s'en tinrent pour quittes d'une simple inversion des representations au profit des Indiens, tenait donc moins de leur rehabilitation que d'une tentative de sauvegarde du systeme. Ce a quoi s'est refuse Aldrich. Mais la raison de l'echec de son film --au demeurant aux antipodes de toute tentation revivaliste--est ailleurs, et tient en ce qu'il s'est surtout erige en defi a la tendance dominante, dont il epingle l'hypocrisie.

Retour du refoule

Reposer la question indienne dans les termes de l'art passe par une fidelite sans complexe au genre, declare d'emblee Ulzana's Raid, qui reprend a son compte l'argument d'une menace indienne principielle, consacre par Stagecoach : des Apaches se sont echappes de la reserve! L'ouverture atteste neanmoins de la complexite de l'operation, a travers l'enchassement singulier dont est l'objet la replique du motif fordien inaugural. En preambule, une breve scene nocturne de vol de chevaux prend acte de ce que le temps des metaphores est revolu. L'evasion des Apaches est donnee dans une concretion de corps et de visages non grimes, distincts et reconnaissables, comme il sied desormais a leur statut, cherement acquis, de protagonistes a part entiere. En revanche, dans la description qui s'ensuit d'un camp militaire, l'ironique etrangete de soldats saisis dans l'incongruite d'une partie de baseball, tourne en derision la glorieuse cavalerie d'antan -indice de ce que la figure indienne ne peut prendre pied dans le genre sans dommages collateraux. Ces images d'une Amerique infantile, saisie dans la frenesie de son insouciance, sont aussitot troublees par la resurgence du motif originel : surgissant du fond du paysage, un cavalier accourt a bride abattue vers le camp militaire, porteur de la terrible nouvelle. Retour du refoule d'une Amerique hysterisee, il provoque immanquablement le branle-bas de combat compulsif si cher a ses grands enfants, invariablement aureole de son folklore fantasmagorique : << Ulzana apris le sentier de la guerre! >>

La reunion de crise qui se tient alors dans le bureau du commandant du fort scelle sans appel la destitution d'une figure militaire rapidement defaite face a l'autorite experte du vieil eclaireur Mcintosh (Burt Lancaster). Convoque pour la circonstance, ce dernier a tot fait d'humilier un capitaine dont l'incompetence est manifeste, et de repousser un commandant desabuse dans les ultimes et non moins vains retranchements d'un reglement inefficace. Balayant sans menagement precautions d'usage et vaines considerations, McIntosh fait un point sans detour de la situation, enoncant des << poncifs >> que l'on croyait revolus : les intentions des Apaches ne sont que de bruler, violer, torturer et tuer. Il faut donc, insiste le film, en revenir a la chose, face a laquelle les faux-fuyants ne sont d'aucun secours, et dont l'insistance sourde se confond depuis The Searchers avec l'echo de ce cri de terreur qui n'en finit pas de resonner, cri que la menace comanche, affleurant entre chien et loup, arracha a une pionniere transie d'effroi.

"If I owned Hell and Arizona, I'd live in Hell and rent out Arizona" (1)

Ce retour de l'Indien comme menace se donne en miroir d'une figure, detachee du tohu-bohu des soldats durant la partie de baseball. La disposition de son regard, distrait par l'emissaire qui s'en vient au loin, annonce les premisses d'un face-a-face. Simple, droit, le visage avenant, presque angelique, le lieutenant DeBuin, fraichement emoulu de West Point, incarne au premier abord une figure prometteuse de jeune a eduquer. La decision est prise de lui confier le commandement du detachement charge d'apprehender les Apaches rebelles. Elle n'est pas innocente ; le commandant ne s'en cache pas, lui revelant le but reel de sa mission : mettre a l'epreuve l'humanisme chretien dont se prevaut le jeune homme pour defendre des Indiens qu'il considere victimes de la maltraitance des Blancs. En signe de defi, le commandant, dont l'impuissance desabusee se teinte alors d'une sourde haine, prononce une sentence ou il decrete le pays pire que l'Enfer (2), et ou s'enonce l'enjeu reel de l'epreuve, terrifiante de ce qu'un irrepresentable (3) se tient a l'affut de l'humaniste DeBuin. Ce dernier beneficiera heureusement de l'assistance experte du vieil eclaireur McIntosh, auquel echoit une tache qui tient autant de l'education d'un jeune que du deniaisement de << pied-tendre >>. Singuliere donne, qui dispose des lors l'humanisme en niaiserie du temps.

Expediant d'une breve sequence la question des prejudices subis par les Indiens, le film indique d'emblee que cette cause, entendue, n'en est pas l'enjeu. Le principe d'une confrontation sans faux-fuyants va des lors se deployer a travers l'alternance des progressions des deux troupes menees par DeBuin et le chef apache, Ulzana. Fort de son avance, ce dernier s'est deja employe a confirmer les assertions de Mcintosh, s'attaquant a tout ce qui a le malheur de croiser son chemin. N'epargnant ni les soldats depeches par l'incompetent capitaine aux fermes alentour, ni les colons isoles et sans defense, les embuscades s'enchainent selon une logique implacable. La peur dans les yeux d'un couple de colons, la detresse poignante d'un soldat implorant pitie, les actes insenses d'un autre--tuant la pionniere qu'il escortait pour ensuite se donner la mort--ne laissent planer aucun doute sur le sort reserve aux victimes prises au piege. Du reste, le rictus sans equivoque esquisse par Ulzana du haut d'un promontoire rocheux d'ou il domine une embuscade, balaye tout espoir qu'il s'abaisse a une quelconque pitie. Soudain, sans crier gare, la chose se devoile dans toute sa crudite : dans une scene horrible, les Apaches depecent le corps du soldat suicide, pour en arracher le ccur sanguinolent et en jouer comme d'une balle. Etrangete d'une horreur ou la cruaute des Apaches est d'autant plus implacable qu'elle est innocente, aussi innocente que l'enfance dont la plupart des intrepides rebelles sortent a peine. Nulle compassion, donc, a esperer en ce pays. L'espoir luimeme y est tout simplement deplace. Dupe par les ruses Apaches qui assiegent sa ferme, un colon prend l'imitation d'un clairon de cavalerie pour l'original, et, se croyant sauve, s'expose imprudemment en rendant louange a son Dieu. Victime de sa croyance (aux subterfuges de la religion ou du genre (1), peu importe), il connaitra le sort peu enviable de ceux que les Apaches capturent vivants.

Arrive sur les lieux avec la troupe des soldats, le jeune DeBuin est alors profondement atteint par le spectacle atroce du corps supplicie du fermier. Moins d'ailleurs par l'horreur en elle-meme que dans sa croyance en une humanite universelle incapable de commettre de tels actes. Il harcele de questions Ke Na Tay, le pisteur apache partenaire de McIntosh, lequel balaie definitivement l'alibi victimaire : son peuple a toujours ete ainsi, fait a l'image de la cruaute du pays. Torturer un ennemi permet d'en recuperer des << forces >> indispensables a la survie. Plus l'agonie est longue et plus elle donne de << forces >>, et le raid d'Ulzana n'a d'autre but que de faire regagner celles entamees par la vie dans la reserve. A mesure qu'il evoque le pouvoir magique de ces << forces >> qu'on obtient par la torture, Ke Na Tay s'oublie et quitte son masque de reserve habituel, son visage s'intensifiant sous l'effet de la sincerite. Ke Na Tay croit. Et si ses croyances heurtent DeBuin, c'est parce qu'elles contredisent les siennes. Gagne a son tour par la haine, ce dernier s'en ouvre a McIntosh qui lui retorque qu'elle ne lui sera d'aucune utilite. << Doit-on hair le desert parce qu'il n'y a pas d'eau? >> conclut l'eclaireur. Un pays pire que l'Enfer, cela ne designe rien d'autre en definitive que l'apre beaute d'un pays aride et accidente, irreductible aux representations qui y trebuchent et choient lamentablement. De ce pays, les Apaches sont la figure par excellence, redoutables et sans pitie. Se contentant de les craindre, Mcintosh ne les hait pas, indifferent a leur alterite en elle-meme. << A chacun ses lubies >>, annonce-t-il, imperturbable, ou encore, << son sens de l'humour >>. En somme, entre un ccur degoulinant de sang et une balle de baseball, la difference n'est qu'affaire de gout.

Je est un autre

Autre et meme sont du reste indifferemment alternes dans le film. La langue des Apaches est aussi etrange (leurs dialogues ne sont pas sous-titres) que certaines pratiques des Blancs (Ke Na Tay interloque par DeBuin se livrant a une seance de curage de dents passablement cocasse), mais leurs instruments sont parfois les memes (fusils, jumelles, clairon). Separes par un antagonisme contingent, Blancs et Apaches se rencontrent dans l'essentiel (le temps, par exemple, d'un echange de regards entre un jeune rebelle et un jeune pionnier se tenant au chevet de sa mere, tuee dans une embuscade). Ce jeu de miroirs confine au vertige lorsque des soldats enrages se mettent a leur tour a depecer le cadavre d'un Apache abattu. C'en est trop pour un DeBuin qui en perd ses reperes. Ne controlant plus sa haine, il se retourne, hysterique, contre un Ke Na Tay desormais percu en irreductible ennemi. Dans une tentative pathetique de masquer ensuite sa confusion, il loue McIntosh pour la << compassion >> dont ce dernier aurait fait preuve en prenant une Apache pour epouse. Aussi perspicace qu'impitoyable, le vieil eclaireur ne manque pas d'epingler l'hypocrisie du jeune homme. Il le renvoie a une haine dont il s'avere qu'elle n'est que l'envers de la compassion. Ce qu'en vient a eprouver DeBuin n'est autre que la haine d'un reel. Et ce dont il s'agit tient moins du pays que de ce qui se saisit dans sa propre hysterie. A ce stade, se dessinent pour lui les contours d'un devenir menacant, entre l'impuissance desabusee du commandant du fort et les figures douteuses des soldats sans foi du detachement, rongees par le ressentiment de ceux que le pays defait.

Lecons d'initiation

C'est a l'ascese d'une pensee chevillee au pays que Mcintosh tente d'initier un opiniatre DeBuin (1), gagne par la haine. Cela passe par l'exercice qui consiste a relever le defi lance par les redoutables Apaches. Exercice perilleux--toute erreur etant fatale : << First one who makes mistakes starts diggin'graves (2) >>--ou se donne la mesure tragique du monde. La methode consiste a se desencombrer du fatras des sentiments et des croyances, afin de liberer la capacite de penser. Dans une scene emblematique, McIntosh trace a meme la terre les lignes abstraites et speculatives des trajectoires des antagonistes, ou il envisage la tactique d'Ulzana, et la sienne pour le contrer. L'abstraction paie, et McIntosh parvient a dejouer le plan ingenieux du chef Apache. Dans le seul moment d'exaltation heroique du film, l'eclaireur se lance a bride abattue a la poursuite de deux adversaires dont il a releve les traces. L'affrontement se solde par la mort du fils d'Ulzana, et la fuite du deuxieme Apache, mortellement blesse. La deuxieme initiative sera cependant moins heureuse. Un plan est etabli pour pieger les Apaches, consistant a diviser la troupe des soldats en deux groupes inegaux, le plus petit servant d'appat, et le plus grand a prendre Ulzana a revers. Si les Apaches sont enfin defaits et Ulzana abattu, le stratageme tourne neanmoins au desastre. La troupe destinee a appater le chef Apache, et dirigee par McIntosh, est litteralement decimee. Grievement atteint, ce dernier tempere alors l'amere deception de DeBuin d'une ultime lecon : peu importe le resultat ; seules comptent les decisions, qu'il n'y a pas a regretter.

Resurgence intempestive de la Frontiere

Par-dela l'aparte de DeBuin et Mcintosh, quelque chose d'autre se donne aussi a penser, une frontiere indicible, comme celle qui separe les domaines de competence du vieil eclaireur et du pisteur apache. Pour etre invisible, elle ne s'impose pas moins, intempestive, dans l'interruption abrupte de l'episode de la course-poursuite, et dans la distance maintenue par Mcintosh entre lui et ses adversaires apaches. Ayant perdu son cheval, l'eclaireur renonce a poursuivre le fuyard blesse, qui s'est enfonce dans un lieu non-dit qui ne se designe que d'un echange de regards entendus entre Mcintosh et le sergent Burns, charge par DeBuin d'y aller chercher l'Apache. Obtemperant a contrecceur, le sergent y perdra le soldat qu'il avait designe pour l'epauler. Cette frontiere taboue, au-dela de laquelle se tient, poste sur une hauteur, le guetteur apache qui compromet le piege destine a Ulzana, seul Ke Na Tay est capable de s'y aventurer, qui rattrapera l'importun et le tuera. Une beance subsiste ainsi, interdisant le corpsa-corps avec l'Apache--a fortiori lorsqu'il est maitre du terrain--de meme que le melange des croyances. En depit de ce qu'il a signe un contrat avec l'armee, Ke Na Tay est autant capable de cruaute que les autres Apaches, tandis que Mcintosh, bien que lie a eux par son epouse, n'en est pas moins choque par les horreurs qu'ils commettent. Un irreductible se designe ici, qui soustrait la Frontiere a son objectivite, menacee de disparition, pour la redeployer dans l'idee de son eternite. Pour etre terrifiante, elle n'en impose pas moins le respect, a l'instar de celui, mutuel, qui unit le vieil eclaireur et son partenaire. Leur amitie, faite de distance et de fidelite (1), indique qu'un lien inalterable peut s'etablir avec l'Autre pour peu qu'il y ait indifference a son alterite. Le motif de la cruaute pousse a son paroxysme n'est que l'indice de ce que cette idee ne se soutient, dans sa purete, que d'une radicalite des termes qui la disposent.

Le western, l'Indien et le heros

Ulzana's Raid avere que ce n'est pas le western qui pose la question de l'Indien, mais l'Indien qui met en question le genre. Des figures consacrees dechoient irremediablement. Celle du colon fermier, figure de la Conquete par excellence, porteur de croyances encombrantes et nuisibles, et dont on se demande ce qu'il plante sur cette terre aride et rocailleuse ; celle du militaire, dont toute superbe s'est evaporee, ne laissant place qu'a des figures indistinctes de gaillards, allure incertaine et regard eteint, tombant comme des mouches dans un episode final concu en replique inversee des triomphes d'antan ; celle enfin de l'humanisme chretien, incarne par DeBuin, heraut de l'Homme a l'image de Dieu, achoppant sur une alterite irreductible a l'image du pays. L'Indien, responsable de tous ces degats, n'en ressort pas plus << aimable >> mais redoutable. Craint ou hai, il n'en a cure. impitoyable avec ses ennemis, qu'ils soient Blancs ou de ses semblables, il est aussi impermeable a la compassion qu'indifferent a l'alterite. Figure ne dormant pas prise a l'identification, elle ouvre le genre a la modernite. Le heros s'en trouve clive, scinde en deux entites, un support--ou ce qu'il en reste--a l'identification, et son double irreductible, expert par excellence du pays. Disposee de la sorte, la figure heroique se donne en tant qu'irrepresentable. Ses attributs n'en ont pas pour autant disparu, sauf qu'a chacun revient desormais son du. A l'Indien, sans lequel nul defi au pays ne peut etre releve, revient donc le duel final. Repousse au-dela de la frontiere invisible, dans le << No White Man's Land >>, il a lieu entre Ke Na Tay et Ulzana. Ecrite d'avance, son issue ne doit rien aux determinations de l'instant, mais consacre symboliquement l'orientation d'un processus. Apres que Ke Na Tay lui eut jete devant les yeux le clairon de son fils, tue par McIntosh, Ulzana saisit une poignee de terre, entonne un chant rituel, puis laisse s'echapper le sable de ses mains. Sans cheval pour survivre, ni desormais avenir en ce pays, son destin est scelle. L'essentiel est dit et le coup de feu dont l'abat son adversaire retentit au loin, trace evanescente, remontant des profondeurs du canyon, de la tragedie intime et secrete du pays.

Que reste-t-il des lors de l'heroisme a l'autre moitie, incarnee par Mcintosh? La transmission d'un regard et d'une discipline de pensee. Fonction precaire : l'entete DeBuin insiste jusqu'au bout de son christianisme face au vieil eclaireur blesse qui n'en veut rien savoir, resolu a mourir certes seul et sans sepulture, mais dignement et sans souffrances inutiles. Dans le salut militaire final, adresse en signe de respect a Ke Na Tay par le lieutenant, une faible eclaircie s'esquisse neanmoins pour une emancipation de son regard. Reste le vieux McIntosh, dont l'image se fige sur une decision aussi inhumaine qu'emblematique : la fidelite a un pays sans espoir.

(1a) << Si je possedais l'Enfer et l'Arizona, je vivrais en Enfer et louerais l'Arizona >> : citation du General Sheridan par le commandant du fort. A DeBuin qui rectifie en rappelant que le General parlait en fait du Texas, le commandant replique que c'est tout comme.

(2a) En rapport a la citation mentionnee ci-dessus.

(3a) Puisque ce dont parle le commandant se situe au-dela de l'une des deux extremites d'un spectre du representable (l'autre etant le Paradis).

(1b) Le mechant Aldrich egratigne ici le motif du last minute rescue, autrefois incontournable, et qui consiste, comme son nom l'indique, en un sauvetage de derniere minute par l'apparition providentielle d'une cavalerie galopante et claironnante a souhait.

(1c) Le telescopage des tandems et des formules ne manque pas de renvoyer a The Searchers, et au compagnonnage entre le heros vieillissant Ethan et le jeune metis Martin. Sauf que le partage entre les figures s'est entretemps inverse : la ou Ethan etait haineux, prend place DeBuin, tandis que McIntosh se substitue a Martin.

(2c) << Le premier a commettre une erreur devra creuser des tombes >> : formule favorite de McIntosh.

(1d) A un moment donne, DeBuin doute qu'on puisse faire confiance a Ke Na Tay. Se dressant de toute sa stature, McIntosh replique alors en declarant sa confiance en l'Indien.
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Author:ben Cheikh, Slim
Publication:L'Art du Cinema
Date:Mar 22, 2013
Words:3035
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