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Tunisie : Le PLF est flingue de toutes parts, mais Chalghoum resiste et argumente!

Le projet de la loi de finances (PLF) pour l'exercice 2018, actuellement en discussion au niveau de la commission parlementaire des finances de l'ARP, risque de ne pas passer, bloque au niveau de ladite commission. Depuis sa presentation au Parlement, les rangs des opposants a ce projet ne cessent de grossir. Apres la presidente de l'Utica, Wided Bouchamaoui, qui a brandi la menace de la greve generale et du retrait de l'accord de Carthage, si ce PLF passe sous sa forme actuelle, Samia Abbou, membre de la commission des finances, appelle ses collegues a ne pas voter ce texte et a le renvoyer au ministere des Finances pour rectifier certains articles. "Laissez-le rectifier sa copie et trouver les solutions et les alternatives... Ce projet de loi ne doit pas passer sous sa forme actuelle" , a-t-elle indique.

En effet, selon les deputes, ce projet de loi a ete elabore sur de fausses hypotheses et il est loin de la realite economique et financiere du pays. Toujours selon les elus, les dispositions de ce projet de loi sont floues et ne refletent pas l'effort du gouvernement, du ministere des Finances et des parties en charge de l'elaboration de ce document de prendre au serieux la question et de trouver d'autres sources de financement.

Les deputes n'ont pas egalement hesite a critiquer le manque d'audace de la part du gouvernement, qui s'est contente de mesures banals et de recettes faciles applicables sur tout le monde, sans distinction, d'apres les elus.

Selon les deputes, le PLF 2018 devait se loger dans une batterie de mesures. C'est une des idees formulees par le dirigeant de l'UPL et membre de la commission des Finances de l'ARP Tarek Ftiti, qui a affirme que la LF 2018, seule, ne pourra rien changer a la situation du pays, soulignant que cette loi doit etre inscrite dans le cadre d'un ensemble de mesures et de reformes. " C'est le seul moyen pour faire sortir le pays de la crise qui sevit depuis plusieurs annees et qui n'a epargne aucun secteur ", a assure Ftiti, pointant du doigt l'absence de vision claire et de stabilite politique a meme de relancer l'investissement et creer de la richesse et de la croissance.

Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a declare que le gouvernement table, dans le cadre du projet de la loi de finances 2018, sur un taux de croissance de 3%.

S'agissant des ressources, le ministre a tenu a preciser que 73% devraient provenir des ressources propres de l'Eetat et 27% de l'endettement contre respectivement 70% et 30% fixes au titre de l'annee 2017. Les ressources fiscales devraient augmenter de 10,5% en 2018. Les depenses de gestion devraient augmenter de 2,8% en 2018 alors que les salaires devraient se situer a 13,8% du PIB ; les depenses de developpement connaitront une legere hausse et atteindront 5743 MDT contre 5700 MDT en 2017 et 5422 MDT en 2016.

Quant aux depenses de la subvention, elles seront de l'ordre de 3520 MDT en 2018 et vont essentiellement porter sur la subvention des produits de base, 1570 MDT, celle des carburants, 1500 MDT et le transport, 450 MDT. En 2017, les depenses de subvention se sont situees a 3500 MDT.

Dans le cadre de cette loi, l'endettement atteindra 71% du PIB en 2018 contre 69,6% prevu a la fin de l'annee 2017. Les besoins de financement de l'Eetat devraient atteindre en 2018 le chiffre de 9536 MDT dont 2200 MDT proviendront de l'endettement national.

Le ministre a tenu par ailleurs a preciser que pour atteindre un taux de croissance de 3%, il faut engager les grandes reformes dont la reforme des caisses sociales, soulignant toutefois que l'institution d'une contribution sociale au profit des caisses sociales ou l'augmentation de la contribution sociale ne vont pas seuls resoudre les problemes financiers.

Il faut, selon le ministre, trouver d'autres sources de financement pour couvrir le deficit budgetaire et garantir les equilibres financiers.

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Publication:African Manager (French)
Date:Oct 31, 2017
Words:712
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