Printer Friendly

Tales and identity: Wanto in Gbaya tales and in new communication media/Contes et identite : Wanto dans les contes gbaya et dans la communication actuelle.

Introduction

Les Gbaya sont une population d'environ un demi million qui occupent un territoire situe pour les quatre-cinquieme a l'ouest de la Republique Centrafricaine et pour le dernier cinquieme au centre est du Cameroun. Le groupe numeriquement le plus important, appele Gbaya kara ou gbaya du Nord, est subdivise en plusieurs sous-groupes dont font partie les Gbaya 'bodoe chez qui je travaille. Ceux-ci forment un groupe homogene d'environ 5000 personnes reparties en une quarantaine de villages au sud-ouest de Bouar (R.C.A.).

La langue gbaya appartient, au grand groupe linguistique Gbaya-Mandja-Ngbaka qui s'etend sur trois pays d'Afrique centrale : la Republique Centrafricaine, le Cameroun et la Republique democratique du Congo. C'est une langue oubanguienne du sous-groupe <<Adamawa oriental>> (phylum Niger-Congo).

Les Gbaya 'bodoe sont une societe de chasseurs-cueilleurs-cultivateurs. Ils vivent dans une savane arbustive tres verte, sillonnee par de nombreuses petites rivieres dont les berges sont couvertes de forets, exploitant toute l'annee les ressources spontanees de leur milieu naturel par la chasse et la collecte, tout en pratiquant une petite culture (manioc, sesame et plantes vivrieres). Sur le plan technologique, ils faconnent des poteries, confectionnent des vanneries, travaillent le bois et pratiquent le travail du fer dont ils etaient autrefois producteurs. Ils se caracterisent par une hierarchisation sociale tres reduite : il n'y a pas de metier reserve dont un individu ou un groupe pourrait revendiquer l'exclusivite. Outre les necessaires activites de subsistance, chacun se livre aux occupations de son choix. Culture de tradition orale, le savoir est commun a tous et chacun peut y avoir egalement acces.

La tradition orale

La tradition orale des Gbaya comporte essentiellement des <<contes>> (1) to et des <<chants>> gima qui representent les deux principaux genres litteraires. Les autres recits (de chasse, d'evenements particuliers, etc.) appartiennent tous a la <<conversation>> [TEXT NOT REPRODUCIBLE IN ASCII] et il n'y a pas de recits historiques.

Tandis que les chants sont <<chantes>> bei verbe qui renvoie a l'occupation de l'espace que realise le chant ou le feu, les contes et les recits sont <<dits>> t[??] terme qui renvoie a un amenagement necessaire : affutage pour un couteau, mise en forme pour la <<parole>> wen. Les contes constituent un repertoire important. (2) Un conte est donc une parole qui est definie par son appartenance au genre <<conte>> to et aussi par le moment de sa recitation : le soir, apres la nuit tombee. Par contre tout le monde-- hommes, femmes ou enfants--peut conter (Roulon et Doko <<Un pays de conteurs>>). Groupes autour du feu du lignage, quelqu'un dit un premier conte puis passe la parole a un autre ... et c'est a tour de role que tous ceux qui le souhaitent pourront dire un conte. Lorsque le conte comporte un, voire plusieurs chants, l'auditoire est toujours sollicite pour faire le repons du chant lance par le conteur, a qui il revient de faire cesser ce choeur lorsqu'il le veut d'un <<stop>> mokie ! ou disasaar ! qui fait taire tout le monde.

La soiree de conte est donc un temps particulier qui peut etre precede de jeux mais ne sera jamais suivi d'aucune autre activite. Lorsqu'elle prend fin, c'est le moment d'aller se coucher et de laisser la place au sommeil et eventuellement aux reves. Le monde des contes est un monde a part qui a ses propres personnages.

Le monde des contes

La nature du monde des contes est comparable a celle ou vivent actuellement les Gbaya et les hommes y pratiquent les memes activites, vivant de la meme facon en famille au sein d'un village. Ce monde dont l'organisation varie puisque certains contes presentent une situation d'origine ou le ciel et la terre etaient en continuite, accessibles a tous ; ou le soleil etait un animal ; ou chaque type de personnages etait regroupe dans un unique village (village des serpents, des singes, des hommes, des lepreux ...), ainsi la pluie avait son village dans le ciel et la mort vivait parmi les hommes sur terre ; et ou, Gbason, litteralement le <<grand dieu>> possedait et gardait jalousement pour lui-seul les produits de base de la vie villageoise (eau, plantes cultivees, cabris) (Roulon <<Wanto et l'origine des choses>>). Cette situation evolue au fur et a mesure des contes pour en fin de compte presenter un monde plus conforme a celui du monde reel.

Ce qui distingue plus fondamentalement le monde des contes du monde reel sont les personnages qui en sont les acteurs. Ainsi chaque personnage caracteristique d'un conte a un nom propre, comme Cendrillon pour les contes europeens, qui l'identifie en retour (Roulon <<Le nom propre>>)

Agissant tous comme des humains--memes activites, memes rapports de parente et d'alliance--ces personnages sont de trois types :

(i) Des divinites ou dieux qui vivent le plus souvent seuls a l'exception de Gbason presente comme le detenteur de toutes choses qui vit en famille au sein d'un village. Tous sont caracterises par une aptitude a pouvoir tout avaler.

(ii) Des animaux qui se comportent comme des humains. Cependant, les animaux gardent leur aspect physique et surtout leur comportement qui est connu de tous ce qui en facilite la memorisation.

(iii) Des humains au sein desquels sont distingues les <<ogres>> wi poy wi (homo/mangeant/homo) definis par un regime alimentaire particulier et les lepreux qui, a l'instar de animaux, sont physiquement reconnaissables et forment de ce fait un lignage different qui vit dans un village a part (ce qui n'est pas atteste dans la vie reelle).

Dans la plupart de ces contes ce sont essentiellement les rapports sociaux qui sont mis en scene (mariage, relation dans la famille ou l'alliance, etc.).

Monde mythique/monde imaginaire

Le monde des contes est un monde mythique essentiellement imaginaire. C'est en particulier le domaine des <<divinites>> sc (immortels) auxquelles on ne s'adresse jamais et pour lesquelles il n'y a aucun rituel. Elles vivent seulement dans ce monde dont on raconte les histoires, sans que se pose la question de savoir si elles sont vraies ou fausses. Ici on ne peut pas dire que les contes sont des mensonges comme c'est parfois dit dans certaines cultures d'Afrique de l'Ouest. Ces histoires sont considerees comme permettant a chacun de nourrir une reflexion sur la vie et ses acteurs. Le monde des contes ne releve en aucune facon de la croyance et ne demande aucune adhesion, c'est par contre un element fondamental de structuration de la memoire collective (Roulon <<Le conte gbaya>>).

Par ailleurs, le meme terme so (immortels) designe les <<ancetres>> qui vivent sur terre, dans un monde parallele a celui des vivants. Tous les morts deviennent des ancetres, et chaque lignage honore les siens. De plus, une fois par an, le lignage maitre de la terre honore ses propres ancetres pour tous les autres lignages du village. Les ancetres sont tres presents dans la vie de chacun qu'ils surveillent avec bienveillance et severite pour ceux qui se comportent mal. Les ancetres n'apparaissent jamais en tant que personnages dans les contes.

Le personnage de Wanto

Le personnage de Wanto qui fait l'objet de cette presentation combine les trois natures : il est une divinite placee sur le meme plan que Gbason, il est un animal, l'araignee, dont la toile est evoquee dans quelques contes et il est un homme puisqu'il vit en famille parmi eux. Cette triple nature est accompagnee d'un comportement qui selon les contes manifeste :

(i) l'intelligence de l'enfant qui decouvre le monde en transgressant les limites qu'on lui impose (marquee par une prononciation qui remplace toutes les dentales par un 'l' ou du moins, neutralise la paire r/l comme le fait le 'parler bebe' que l'on utilise pour parler aux plus jeunes enfants). Cette intelligence, Wanto est seul a la manifester dans les contes (Roulon et Doko <<L'enfant crapule>>).

(ii) l'intelligence de l'adulte qui sait ruser chaque fois qu'il le faut pour faire tourner la situation a son avantage. Cette <<intelligence-ruse>> gen-zaq (a couper/le ventre) est egalement attribuee a d'autres personnages. C'est principalement la tortue, puis des petits animaux comme le rat de Gambie, l'ecureuil, le lievre, le cephalophe gris qui l'illustrent. Plus la taille d'un animal croit, plus il est bete. Les plus gros ou les plus feroces tels, la panthere, le lion, l'elephant ou le crocodile sont toujours des personnages qui se font avoir. (3)

Wanto, utilisant ces deux intelligences, est celui qui va s'emparer des produits que Gbason gardait pour lui seul, remplissant ici le role d'un heros civilisateur. C'est egalement lui qui libere le soleil que convoitait une autre divinite, lui permettant de faire alterner le jour et la nuit. Wanto est aussi celui qui represente le mieux la complexite humaine, avec ses defauts et ses qualites. Il s'adonne entre autres a deux activites qui sont appreciees de tout Gbaya, a savoir danser et manger, mais, lui, ne peut jamais y resister.

Le nom meme de Wanto qui designe generiquement les <<araignees>> est un terme compose wan-to (maitre/conte) qui souligne qu'il est le <<maitre des contes>>. Ce nom est le seul nom de personnage de conte qui peut etre porte comme un nom propre par un homme (4) et donc etre donne a la naissance a un enfant. Dans les genealogies que j'ai recueillies, le nom de Wanto est bien atteste.

Wanto (5) est donc bien plus qu'un simple trickster, tout son comportement est interprete comme visant le bien des hommes dont il est ici le prototype. C'est un heros civilisateur qui personnifie l'identite gbaya.

Dans les nouveaux media

En Afrique Centrale, l'utilisation d'internet est le plus souvent limitee aux grandes villes et, lorsqu'il y a un acces internet, les conditions de reception restent lentes. Cependant, toutes les chansons connaissent une diffusion d'autant plus grande que s'est generalisee dans toute la region, y compris dans les villages les plus recules, l'utilisation de clefs USB qu'on peut ecouter a partir d'une radio a pile et celle des puces de telephone portable pour les zones accessibles au reseau.

Ce sont donc des artistes issus de la diaspora qui utilisent les nouveaux media pour se faire connaitre et diffuser leurs oeuvres. On constate que les artistes gbaya presents sur le net mentionnent systematiquement le nom de Wanto dans leur repertoire. Trois artistes musiciens chanteurs (Zalazulu, Naa mbea soumai, et Hakao Wanto) revendiquent leur identite gbaya et montrent que le nom de Wanto a un role de repere culturel dans leurs oeuvres.

Dans un article en ligne du 23 juin 2011 de Cameroon Tribute, Maturin Petsoko presente le chanteur-compositeur camerounais Zalazulu ainsi :
   Je suis Gbaya de pere et de mere, je suis ne a Ngaoundere. J'ai
   passe mon enfance entre Ngaoundere et Garoua, une enfance certes
   pas parfaite, mais 'dans une tres bonne ambiance' precise-t-il.
   Son amour pour la musique commence entre l'age de 8 et 9 ans,
   guide par son papa qui avait l'habitude de jouer son banjo et
   qui a fini par lui transmettre son secret.


Son pere est-il ensuite precise avait cree le groupe <<Wanto Musica>> en 1994. On notera ici la reference a Wanto pour cibler le public gbaya. Son propre groupe fonde en 2001 s'appelle <<Leelewal>> qui signifie litteralement <<Clair de lune>> en peul, langue vehiculaire au Nord Cameroun.

Sa carriere prend veritablement son envol quand il quitte le Cameroun pour le Togo en 2005 pour faire uniquement de la musique comme Directeur artistique dans une societe. [...] Il a a son actif, 5 albums enregistres entre 2000 et 2011 parmi lesquels l'album 'Wanto' qui signifie 'chef des contes' enregistre en juin 2010 et qui compte 11 titres. Son dernier album (le 5e) realise en duo avec la canadienne Guillian Ani est intitule <<Dans mon quartier>>. [...] Depuis quelques annees, l'artiste Zala Zulu est base en Tanzanie. (Petsoko)

Cet album <<Wanto>> a recu plusieurs prix. Il comprend comme second titre, une piece de 5'9 egalement intitulee <<Wanto>> qui est chantee en gbaya et parle de choses variees. Il y affirme que <<la vie est belle>> [TEXT NOT REPRODUCIBLE IN ASCII]. Suit un dialogue de seduction entre le chanteur et une femme qui n'aboutit pas <<je veux danser avec toi>> [TEXT NOT REPRODUCIBLE IN ASCII] <<il n'y a pas de place>> fara bo na, <<je veux m'amuser avec toi>> [TEXT NOT REPRODUCIBLE IN ASCII] <<il n'y a pas de place>> ... Enfin puisque <<le milan noir a attrape un poussin>> [TEXT NOT REPRODUCIBLE IN ASCII] ... <<restons-en la>> [TEXT NOT REPRODUCIBLE IN ASCII] Les paroles de cette piece ne parlent donc pas directement de Wanto, mais son nom comme titre, a l'instar du titre de l'album, est une reference symbolique a la culture gbaya, un repere que l'auteur n'a pas juge necessaire d'expliciter.

On peut suivre cet auteur-compositeur sur http://www.reverbnation.com/zalazulu ou il presente en anglais cinq titres, deux en francais et trois en gbaya. Guima Tamo reprends le titre donne generiquement aux <<chants a penser>> gima ta m[??] (chant/a penser/chose) traditionnellement executes a la sanza. Tom ko wi wii <<le travail des hommes>> est un titre chante avec Naa Mbea Soumai et enfin Zonga, qui signifie <<la jeune fille>> [TEXT NOT REPRODUCIBLE IN ASCII]. Ce dernier titre ne fait pas reference a n'importe quelle jeune fille. Il s'agit ici de la 'fille difficile' un personnage bien connu des contes, appelee en gbaya [TEXT NOT REPRODUCIBLE IN ASCII] litteralement <<la jeune fille dans la caverne>>. C'est d'ailleurs ce nom qui est tout de suite mentionne suivi d'une adaptation du couplet de la chanson du conte qui permet de faire defiler tous les pretendants qui se presentent pour l'epouser et sont a chaque fois repousses. <<Un mari est arrive>> ... auquel repond un choeur feminin qui demande, comme dans le conte : <<de quel mari s'agit-il ?>>, pour conclure <<je ne l'aime pas, ou je n'en veux pas>>--le verbe k[??] signifiant <<aimer>> et <<vouloir>>. Cette chanson souligne l'importance de la reference au monde des contes dans la creation actuelle.

Zalazulu a egalement un compte facebook sur lequel il fait figurer sa discographie, ses distinctions et les festivals auxquels il a participe. Enfin, on peut egalement lire un article redige par Essongue Shabba Prosper qui fournit une biographie detaillee et mentionne, pour finir, qu'il a cree son propre label de musique Karnu Production (http://www.leseptentrion.net/2012/12/zalazulu-vend-la-culture-gbaya/).

L'artiste camerounaise Naa Mbea Soumai est nee a Meiganga et a ensuite vecue a partir de 16 ans une quinzaine d'annees en France. (6) Son pere etait un grand artiste traditionnel. Elle chante egalement en gbaya et a sorti un premier album en 2006. Dans un article paru le 7 juin 2011 dans Cameroon Tribute, qu'on peut lire en ligne sur www.journalducameroun.com/article.php?aid=9102, (7) Maturin Petsoko presente son second album intitule mo saye qui signifie litteralement <<les choses du village>> en ces termes :
   La chanteuse camerounaise Naa Mbea Soumai (Soumai Esther) a sorti
   en 2010 un album ou elle revendique le nom d'etoile du nord, avec
   un titre 'Wanto'. La jeune femme vient de mettre sur le marche un
   album de six titres executes majoritairement en Gbaya. Des rythmes
   tres dansants a l'ecoute. Naa Mbea Soumai, dans son premier album
   disponible depuis decembre 2010, est allee puiser dans les sources
   de sa tradition Gbaya pour proposer un melange de plusieurs
   rythmes. [...] De retour au Cameroun depuis decembre 2010,
   l'artiste entend s'y installer definitivement.


Ce CD est principalement en gbaya, et si la plage <<Wanto>> n'est pas indiquee sur la pochette du disque son nom est mentionne a la fin de la plage zii to litteralement <<Ecoutez le conte>> qui reprend la chanson traditionnelle qui peut etre chantee au debut d'une seance de conte. On peut retrouver une presentation de cet album qui est produit par Karnu production sur web site tunesbaby.com et sur naa-mbea-soumai et certains titres sur naambeasoumai.

Lauteur compositeur Hakao Wanto, dont le pere gbaya de R.C.A. est connu comme chanteur et joueur de sanza, a realise en 2009 un album <<Initiation Nissage>> avec un titre 8 de 4'48 intitule Wanto qu'il presente en ces termes <<Wanto est le type meme de l'homme gbaya>>. Plus loin dans la meme chanson il declare <<je vais chanter tout le temps maintenant l'homme Wanto>>. Il chante melant francais et gbaya. Dans cet album, Wanto est vraiment presente comme le prototype de l'homme gbaya.

Chez les auteurs de la diaspora gbaya, l'influence de la tradition orale des contes est donc tres forte et le personnage de Wanto joue en particulier un role d'identification culturelle. Il est presente comme le symbole de l'identite gbaya.

Conclusion

Les contes, bien que combattus par les evangelistes depuis leur arrivee dans le premier quart du 20eme siecle, continuent a etre dits en pays gbaya et representent un repertoire bien vivant dans la memoire de chacun. De plus, le personnage mythique de Wanto qui represente l'homme par excellence est la reference que reprennent en premier lieu les nouvelles generations pour manifester leur identite gbaya. Cette mention a elle seule est identifiee comme un signe de ralliement, et mobilise les fondamentaux de la culture gbaya.

DOI: http://dx.doi.org/10.4314/tvl.v51i1.13

References

Dogo Badomo Beloko. "Les contes gbaya". Ed. J. Boutrais. Peuples et cultures de l'Adamaoua (Cameroun).

Actes du Colloque de Ngaoundere du 14 au 16 janvier 1992 (1993): 199-202.

Noss, Philip A. "Wanto--the Hero of Gbaya Tradition". Journal of the Folk Institute 8.1 (1971): 3-16.

--. "Tricksters who are more than tricksters". Oduma 3.1 (1976): 28-32.

--. "Les heros et l'heroisme dans la tradition et la vie gbaya". Ed. J. Boutrais. Peuples et cultures de

l'Adamaoua (Cameroun). Actes du Colloque de Ngaoundere du 14 au 16 janvier 1992 (1993): 203-217. Roulon, Paulette. Wanto et l'origine des choses ..., contes d'origine et autres contes gbaya kara. Paris: CILF-EDICEF, 1977.

--. "Le conte gbaya, une memoire collective". Conteurs du monde. Ed. Francoise Grund. Paris : Maisons des Cultures du Monde (1984): 109-16.

--. "Le nom propre dans les contes gbaya 'bodoe". D'un conte ... a l'autre (La variabilite dans la litterature Orale). Ed. V Gorod-Karady Paris (1989) : 145-55.

-- et Raymond Doko. "Un pays de conteurs". Cahiers de Litterature Orale 11 (1982): 123-34.

-- et Raymond Doko. "L'enfant crapule (l'enfant dans les contes gbaya 'bodoe de Centrafrique)". L'enfant dans les contes africains. Eds. V Gorod-Karady et U. Baumgardt. Paris : CILF-EDICEF (1988): 171-89.

Roulon-Doko, Paulette. "Faire vivre ses noms propres (anthroponymie gbaya)". Du terrain au cognitif, Linguistique, Ethnolinguistique, Ethnosciences. A Jacqueline M.C. Thomas. Eds. E. Motte-Florac et G. Guarisma. Paris : Peeters, Selaf 417 (2004) : 299-318.

--. Dictionnaire Gbaya-Francais (Republique Centrafricaine), suivi d'un dictionnaire des noms propres et d'un index francais-gbaya, Paris : Karthala, Coll. Dictionnaires et langues, 2008.

Notes

(1) Les guillemets francais <<X>> signalent toujours qu'il s'agit de la traduction d'un terme gbaya dont peut etre mentionnee la transcription en italique, eventuellement suivie d'un mot a mot entre parentheses.

(2) Mon corpus comporte plus de 350 contes pour lesquels j'ai recense environ 160 themes differents.

(3) Philip A. Noss (205) qui, a propos des contes gbaya, parle du Lion comme le <<roi des animaux, le 'grand chef'>> constate cependant que le lievre <<[une] creature apparemment faible et sans soutien est capable de vaincre ses ennemis apparemment invincible>>.

(4) Les noms propres en gbaya sont sexues, les noms mixtes sont peu nombreux. Wanto etant le nom d'un homme ne peut donc etre porte que par un homme. Tous les noms d'une personne sont sur un meme plan, il n'y a pas traditionnellement de nom de famille parmi les noms propres (Roulon-Doko Dictionnaire Gbaya-Francais).

(5) Cf. Noss, Wanto--the Hero et Tricksters ; Dogo Badomo Beloko.

(6) http://www.leseptentrion.net/2011/03/musique-naa-mbea-soumai-chante-ses-racines/ et www.journalducameroun.com/article.php?aid=9102.

(7) Et egalement sur : http://www.leseptentrion.net/2011/03/musique-naa-mbea-soumai-chante-sesracines/.

Paulette Roulon-Doko est Docteur en linguistique et Docteur d'etat en ethnolinguistique, Directeur emerite au CNRS. Elle etudie la langue et la culture gbaya et a publie plusieurs livres et articles. Son dernier livre est le Dictionnaire Gbaya-Francais (Republique Centrafricaine), suivi d'un dictionnaire des noms propres et d'un index francais-gbaya, Paris, Karthala, Coll. Dictionnaires et langues, 2008, 696 p.

Email: roulon@vjf.cnrs.fr
COPYRIGHT 2014 Tydskrif vir Letterkunde
No portion of this article can be reproduced without the express written permission from the copyright holder.
Copyright 2014 Gale, Cengage Learning. All rights reserved.

Article Details
Printer friendly Cite/link Email Feedback
Author:Roulon-Doko, Paulette
Publication:Tydskrif vir Letterkunde
Article Type:Critical essay
Geographic Code:6CENT
Date:Jul 2, 2014
Words:3316
Previous Article:The media, the reconstruction of drumming, and the tradition of the dundun and the bata ensemble of the Yoruba in South Western Nigeria.
Next Article:Kinship, collegiality and witchcraft: South African perceptions of sorcery and the occult aspects of contemporary academia.
Topics:

Terms of use | Privacy policy | Copyright © 2022 Farlex, Inc. | Feedback | For webmasters |