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SOCIETE- TABOULe sida, maladie encore taboue en Jordanie.

David J. Kong Le Jourdain Chaque annE[umlaut]e, le 1er-dE[umlaut]cembre est consacrE[umlaut] Ea la "JournE[umlaut]e mondiale contre le sida". Jusqu'Ea prE[umlaut]sent aucun vaccin n'a E[umlaut]tE[umlaut] mis au point et l'E[umlaut]volution du sida dans le monde est constante. En Jordanie, le gouvernement tient Ea maintenir son taux bas (moins de 0.1%) de VIH/SIDA en renforE*ant la prE[umlaut]vention et les soins. Qu'en est-il de la population-? Reportage du Jourdain.<p>Depuis 1986, date du premier diagnostique du syndrome, de nombreux programmes ont E[umlaut]tE[umlaut] mis en place. GrEoce Ea des aides amE[umlaut]ricaines du Global Fund ou de USAID, des personnes ont E[umlaut]tE[umlaut] formE[umlaut]es pour s'occuper de l'information et de la prE[umlaut]vention auprE s des E[umlaut]coles et des universitE[umlaut]s. Les autoritE[umlaut]s en collaboration avec des institutions internationales ont pris les mesures nE[umlaut]cessaires. L'UNESCO par exemple, a invitE[umlaut] des professionnels jordaniens pour les former aux outils de communication-comme le clip vidE[umlaut]o ou la page web afin d'informer et faire E[umlaut]voluer les E[umlaut]tats d'esprit. En insistant sur la nE[umlaut]cessitE[umlaut] d'employer des termes qui ne vE[umlaut]hiculent ni discriminations ni stigmatisations. De plus, les conseils mE[umlaut]dicaux et E[umlaut]ventuels traitements anti-rE[umlaut]troviraux sont disponibles gratuitement, grEoce au MinistE re de la SantE[umlaut] et de Family Health International. Ainsi, les mE[umlaut]dias, Internet et le bouche Ea oreille ont bien passE[umlaut] le message. La plupart des personnes interrogE[umlaut]es sont au courant-du mode de contagion de la maladie, et de la faE*on de s'en protE[umlaut]ger. Mais cette maladie est encore associE[umlaut]e Ea l'E[umlaut]tranger. Ayman, 22 ans, a choisi l'abstinence-: " Comme le veut la tradition, je ne ferai pas de relations non orales avant le mariage. C'est le meilleur moyen de se protE[umlaut]ger. De toute faE*on, c'est une maladie d'E[umlaut]trangers, nous ne pouvons pas la contracter avec une fille jordanienne vierge. DorE[umlaut]navant, mE[logical not]me les Jordaniens qui reviennent de l'E[umlaut]tranger doivent faire le test", affirme-t-il. Parmi les autres personnes interrogE[umlaut]es, certaines disent utiliser le prE[umlaut]servatif, surtout pour que la fille ne tombe pas enceinte, ce qui provoquerait un scandale. Mais, pas lors de rapports anaux, ce qui comporte aussi des risques-: " En 1990, quand j'avais onze ans, nous avons reE*u une brochure explicative dans mon E[umlaut]cole de l'UNRWA. Ainsi, j'achE te des prE[umlaut]servatifs, mE[logical not]me si je ne pense pas que ce soit garanti Ea cent pour cent. Mais, je n'en parle jamais", nous confie Dia', 27 ans. Quant aux classes dE[umlaut]favorisE[umlaut]es, certains ont quittE[umlaut] l'E[umlaut]cole trE s tE[sup.3]t. ME[logical not]me s'ils en ont entendu parler, ils ne possE dent pas d'information prE[umlaut]cise-: " Quand j'ai des relations sexuelles- avec des E[umlaut]trangE res, elles demandent un prE[umlaut]servatif, mais pas tout le temps. Avec des arabes, on n'en utilise pas, c'est trop cher et c'est honteux ('eyb) d'aller en acheter. Mais, je pense qu'en restant actif et qu'en E[umlaut]jaculant Ea l'extE[umlaut]rieur, on ne risque rien. De toute faE*on, c'est dans les mains de Dieu", nous raconte Ahmed, 33 ans, menuisier, qui pourtant sait trE s bien que ces relations sont prohibE[umlaut]es par la religion et les traditions de son pays. Ce manque d'information exacte et la difficultE[umlaut] de surveiller la population A1/2-Ea risque-e rendent la sensibilisation difficile, selon le Dr Ali Ass'ad, secrE[umlaut]taire gE[umlaut]nE[umlaut]ral du MinistE re de la SantE[umlaut]. MalgrE[umlaut] les campagnes et les efforts du gouvernement, la rE[umlaut]alitE[umlaut] ne reste pas claire pour tous. Par exemple, les gens pensent que les symptE[sup.3]mes sont forcE[umlaut]ment apparents chez une personne affectE[umlaut]e. Adnan, 38 ans, enseignant d'anglais avoue au Jourdain: " Je pense qu'on peut dire si quelqu'un est affectE[umlaut], cela se voit, et il serait mis en quarantaine". Il prE[umlaut]cise n'avoir jamais vu les E[umlaut]lE ves du village oE il enseigne recevoir des informations sur le sida et son mode de contagion. Il s'est lui-mE[logical not]me informE[umlaut] en regardant les sites Internet et la tE[umlaut]lE[umlaut]vision.-" Quant Ea la religion, je pense qu'elle peut admettre l'utilisation du prE[umlaut]servatif dans un couple mariE[umlaut], s'il y a un risque, mE[logical not]me s'il est interdit d'empE[logical not]cher la procrE[umlaut]ation", ajoute-il.Ce sujet reste en effet difficile Ea aborder d'un aspect sociologique et religieux, car il touche Ea la vie sexuelle. Ainsi, les personnes interrogE[umlaut]es se basent plutE[sup.3]t sur des rumeurs-: " J'ai reE*u de la documentation Ea l'UniversitE[umlaut] en 2001, mais j'en avais entendu parler avant", nous raconte Reem, 27 ans, professeur. Et de poursuivre: " Maintenant, il y a des campagnes Ea la tE[umlaut]lE[umlaut]vision. Pourtant, en parler, c'est un peu tabou, car cela veut dire parler du sex. Si on dE[umlaut]sire plus de prE[umlaut]cision, on peut en parler avec un ami ou un membre de la famille mE[umlaut]decin. Mais, je sais que le prE[umlaut]servatif est utilisE[umlaut], malgrE[umlaut] la religion, pour limiter la fE[umlaut]conditE[umlaut]". En Jordanie, il y a plusieurs centres qui offrent des consultations, des tests et des soins anonymement. Ils distribuent aussi des prE[umlaut]servatifs et des seringues. Malheureusement, ils ne sont pas encore trE s connus, et leurs numE[umlaut]ros de tE[umlaut]lE[umlaut]phone ne sont pas faciles Ea obtenir: " Il faudrait faire une campagne continue, dans tous les mE[umlaut]dias, mE[logical not]me si un spot tE[umlaut]lE[umlaut]visE[umlaut] coE[c]te cher. Seulement 14% des personnes qui viennent au centre utilise des prE[umlaut]servatifs", pense le Dr Raja'i al-Azzeh du centre d'Amman. Et de conclure: " De plus, il y a un manque de coordination entre les diffE[umlaut]rents centres d'Irbid, de Zarqa, de Madaba, d'Aqaba et celui d'Amman. Cela tient du fait que tout le personnel ne travaille pas Ea plein temps. Certains docteurs ou personnels soignants ont encore peur de traiter des patients. Il s'agit de clarifier certaines idE[umlaut]es et de se concentrer sur la prE[umlaut]vention".A*Centre de consultation volontaire et de test sanguin-: Jebel al-Hussein, tE[umlaut]l. 567 3436-/ 569 7933 de 8h Ea 16h.SOCIETE- TABOU Le sida, maladie encore taboue en Jordanie

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Publication:The Star (Amman, Jordan)
Date:Jan 9, 2007
Words:1162
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