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Revue de presse quotidienne internationale africaine (RPQI/Afrique).

Dakar - La presse africaine parue ce lundi consacre ses principaux titres a la visite du president ivoirien, Alassane Ouattara, au Congo, aux interventions de la Banque mondiale au Niger, a la xenophobie en Afrique du Sud et aux efforts du Kenya de lutter contre la corruption.

La presse ivoirienne s'interesse ainsi a la visite du president ivoirien au Congo et la cacophonie qui regne actuellement au sein du PDCI en perspective de la tenue de son 12eme congres outre la victoire du Onze national face a son homologue gambien.

Le quotidien +Fraternite Matin+ ecrit que "le President ivoirien et son homologue congolais ont jete les bases de relations plus dynamiques et plus fortes'', soulignant qu'en se rendant au Congo, le Chef de l'Etat, reconnaissant, avait tenu a "rendre hommage" et "exprimer sa gratitude a son homologue Sassou Nguesso pour avoir contribue au denouement de la crise qu'a connue la Cote d'Ivoire.

Au cours de la visite officielle du President Ouattara au Congo, la premiere d'un Chef d'Etat ivoirien, ajoute le journal, les deux parties "ont decide de reactiver les travaux de la Grande Commission mixte de cooperation, lancee le 19 janvier 1975 a Yamoussoukro, sous les auspices des Presidents Felix HouphouE1/2t-Boigny et Marien Ngouabi".

+Le Nouveau Reveil+ souligne, pour sa part, que le president Sassou Nguesso a annonce l'ouverture d'une ambassade congolaise a Abidjan et une visite officielle en Cote d'Ivoire en vue d'accelerer le renforcement des relations d'amitie et de cooperation bilaterale.

A propos de la cacophonie qui regne actuellement au sein du Parti democratique de Cote d'Ivoire (PDCI) avec un relent de guerre de succession a la tete de la formation politique, Le Nouveau Reveil ouvre ses colonnes au vice-president du parti doyen de Cote d'Ivoire, Boa Thiemele Amoakon Edjampan, qui sans detour affirme que "ce n'est pas le secretaire general qui organise le congres" et que "la succession de Bedie (president du PDCI) n'est pas ouverte".

Sur le plan sportif, la presse ivoirienne unanime salue la performance des Elephants qui sont alles s'imposer samedi dernier, a Bakau face aux Scorpions de la Gambie (3-0), lors de la quatrieme journee des eliminatoires, zone Afrique, du Mondial 2014 de football. La Cote d'Ivoire a accru ses chances de se qualifier au Mondial, soutiennent les quotidiens, notant que le Onze ivoirien a fait l'essentiel et sans grand effort en ecrasant "le petit poucet de leur poule".

Les quotidiens nigeriens reviennent sur les derniers attentats survenus dans le nord du pays et sur les interventions de la Banque mondiale au Niger.

Dans un editorial intitule "Niger-Tchad, front commun", le journal +L'Enqueteur+ ecrit que les assaillants qui ont provoque la desolation a Arlit et a Agadez le 23 mai dernier sont bel et bien venus, pour l'essentiel, du sud libyen comme publiquement avance par le magistrat supreme nigerien.

Plus precisement, explique l'editorialiste, une dizaine de jours avant leurs forfaits, les jihadistes du Mujao et les Signataires par le sang de Mokhtar Bel Mokhtar s'etaient retrouves a Derna, ancienne capitale de la province de Cyrenaique, a l'Est de Benghazi, pour identifier les cibles a atteindre tant au Niger qu'au Tchad, deux pays ayant fortement contribue a leur debandade au Mali.

Et de relever que le Niger et le Tchad ont plus que jamais besoin d'unir leurs forces pour combattre avec le maximum d'efficience, les memes dangers visant a les destabiliser.

De son cote, le quotidien +Le Sahel+ rapporte que le Niger et la Banque Mondiale ont signe recemment trois conventions portant sur une enveloppe globale de 125 millions de dollars destinee au financement de projets de developpement socio-economique et de renforcement des competences.

Selon le journal, les interventions de la Banque mondiale au Niger atteignent aujourd'hui pres de 800 millions dollars, contre 300 millions en 2010, et atteindront le plafond du milliard de dollars d'ici 2015.

Les chroniqueurs sud-africains mettent en garde contre la xenophobie qui a pris des proportions alarmantes au sein de la societe sud-africaine, faisant etat du sit-in observe vendredi dernier devant le parlement a Cap-Town, pour denoncer la violence et l'assassinat du jeune somalien Abdi Mahmoud Nasr.

Ils etaient pres de 200 Somaliens a reclamer justice et a demander la protection des autorites sud-africaines. Ils ont defile vendredi dernier au Cap-Town apres le meurtre d'un des leurs la semaine derniere, Abdi Mahmoud Nasr, qui avait une boutique dans un township de Port Elizabeth, ecrit +The New Age+.

Selon la police, precise le journal, l'homme a ete poignarde. Mais pour les associations de defense des immigres, l'homme a ete lynche et est mort lapide. D'autres commercants somaliens ont vu leurs boutiques pillees et ont du partir sous escorte policiere.

Pour +The Mail & Guardian+, a Cape Town, des centaines d'immigres africains ont brave leur peur et ont defile jusqu'au Parlement pour protester contre cette violence et contre l'incapacite du gouvernement a les proteger.

Le Centre pour les droits de l'Homme a l'Universite de Pretoria tire la sonnette d'alarme : "les Sud-Africains sont de plus en plus insensibles face a cette violence xenophobe qui se banalise".

+The Sowetan+, de son cote, tient a preciser que le president somalien Hassan Cheikh Mohamoud a demande a son homologue sud-africain, Jacob Zuma d'intervenir pour proteger les ressortissants somaliens, faisant savoir que la ministre sud-africaine des Affaires etrangeres, Maite Nkoana-Mashabane a de nouveau condamne les recentes agressions d'etrangers africains dans le pays oE la xenophobie est latente.

Au Nigeria, la polemique autour d'activites des partis politiques, assimilees a des campagnes electorales avant terme, fait la Une de plusieurs quotidiens, tels que +The Guardian+, +This Day+, +Leadership+ et +Daily Trust+.

Ces quotidiens rapportent que la Commission electorale nationale independante du Nigeria (INEC) a mis en garde les partis politiques et les politiciens qui ont, peu a peu entame des campagnes pour les elections generales de 2015, les exhortant a respecter les clauses de la Loi electorale et a cesser de telles campagnes qui sont contraires a la Constitution et au maintien de la democratie.

La Commission pourrait penaliser les partis ayant lance ces campagnes qui nuisent a la democratie et a la bonne gouvernance, tout en priant instamment les forces de securite d'arreter les contrevenants, ajoutent ces journaux.

Concernant les prochaines elections, +This Day+ croit savoir notamment que la presidence de la Republique est preoccupee par la proposition du Comite de revision de la Constitution du Senat visant a instaurer un mandat unique de six ans pour le president, le vice-president, les gouverneurs et leurs adjoints, et se mobilise pour soutenir son rejet.

De hauts responsables du gouvernement et des proches collaborateurs du president craignent que la proposition, que le Senat cherche a ce qu'elle prenne effet immediatement apres l'approbation par les Chambres des Representants et les deux tiers des Assemblees des 36 Etats, empecherait le president de briguer un second mandat, indique le journal.

Revenant sur la crise enregistree recemment au sein du Forum des Gouverneurs du Nigeria, +Leadership+ rapporte une declaration du gouverneur de l'Etat de Bayelsa (sud), Seriake Dickson, qui a notamment exprime son optimisme quant a la resolution de cette crise "bientot", faisant etat d'efforts de part et d'autre pour aplanir les differends concernant les candidatures et les prochaines elections du Forum.

Au Kenya, les efforts du pays de lutter contre la corruption sous toutes ses formes, en procedant a l'assainissement du climat des affaires, a la transparence dans les nominations aux postes sensibles et a la poursuite des hauts fonctionnaires corrompus devant la justice retiennent l'attention de la presse locale, kenyane qui se felicite du rapport qui vient d'etre publie a ce sujet par la Commission d'Ethique de lutte contre la corruption.

Le rapport de la Commission anti-corruption offre une lueur d'espoir dans la lutte contre la corruption au Kenya du fait qu'il pourrait entraEner des poursuites judiciaires contre de hauts fonctionnaires de l'Etat, releve le quotidien Daily Nation, notant que la corruption constitue bel et bien une veritable gangrene dans la societe et un grand manque a gagner pour l'economie kenyane qui se chiffre a des milliards de dollars, comme l'attestent des enquetes d'organisations internationales.

Ce que la commission anti-corruption doit faire maintenant est de presenter la liste des mis en cause a la Direction des poursuites publiques afin que ces prevaricateurs passent aux aveux devant le tribunal et repondent de leurs crimes economiques, retient la publication.

De leur cote, les journaux The Star et People ecrivent que si effectivement le rapport de la Commission d'Ethique arrive a faire tomber de grands noms, alors les Kenyans peuvent esperer que la guerre contre la corruption peut etre gagnee et que la nouvelle Administration, conduite par la coalition Jubilee au pouvoir, gagnera l'estime et le respect des differents partenaires au developpement, qui ont a plusieurs reprises tirer la sonnette d'alarme et exhorte le gouvernement kenyan a faire des efforts dans la lutte contre ce fleau.

Ils avancent que pendant longtemps, de hauts fonctionnaires ont utilise leurs positions pour s'enrichir parce qu'il n'y avait pas de sanctions claires pour decourager la corruption, alors que les poursuites judiciaires sont rares, notant que la Presidence et le gouvernement doivent aussi etre encourages a faire de l'integrite une condition necessaire pour les nominations a des postes publics si la guerre anti-corruption veut etre gagnee.

Il ne suffit pas d'etablir des rapports mettant en cause des responsables corrompus, mais il faut aussi et surtout que ceux qui detournent des fonds publics soient traduits en justice et c'est de cette facon que l'executif enverra un message sans equivoque que la corruption ne sera plus un mode de vie dans les institutions publiques kenyanes, relevent les quotidiens.

Au Senegal, le journal +Walfadjri+ rapporte que le produit phare de l'agriculture senegalaise, la mangue, a enregistre une nette contre-performance lors de la precedente campagne agricole.

Seules 8.000 tonnes exportees sur 125.000 produites, titre le journal, qui evoque les effets devastateurs de la mouche des fruits qui affecte la qualite et la concurrence deloyale de la filiere ghaneenne.

Pour sa part, le quotidien +le Soleil+ s'interesse a l'impact des effets du rechauffement climatique sur les pecheries au large du Senegal, qui connaissent un grand amenuisement depuis plusieurs annees, menacant la securite alimentaire du pays et l'une des principales sources de devises du pays.

Selon Daniel Pauly, professeur a l'universite de British Columbia du Canada, interroge par le journal, le changement climatique et ses effets sur les ressources halieutiques sont une source potentielle d'instabilite sociale, economique et politique pour le Senegal et d'autres pays de la sous-region ouest africaine.

Selon l'expert, la peche au Senegal joue un role primordial sur le plan socio-economique en creant pres de 600.000 emplois directs et indirects, soit 17 pc de la population active, et en assurant 70 pc des apports en proteines d'origines animales. D'apres le journal, il s'agit desormais dans certaines regions du Senegal de reflechir a la reconversion des pecheurs en raison de l'etat des pecheries devenues sans rendements pour la peche artisanale.

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Publication:Agence Maghreb Arabe Presse (MAP)
Geographic Code:6ZAIR
Date:Jun 10, 2013
Words:1825
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