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Revue de la presse quotidienne internationale africaine (RPQI-Afrique).

Dakar - La tenue des Assemblees annuelles de la Banque africaine de developpement (BAD) a Marrakech, la situation securitaire en Cote d'Ivoire au lendemain des menaces jihadistes, l'affaire de Laurent Gbagbo, les affrontements entre l'armee nigeriane et le groupe Boko Haram, la situation au Mali et la question de l'eau en Afrique du Sud sont les principaux sujets abordes, mercredi, par la presse africaine.

Ainsi, le quotidien +Fraternite Matin+ revient sur la tenue des 48emes assemblees annuelles de la BAD a Marrakech avec la participation de nombreux Chefs d'Etat et de gouvernement africains et rapporte que le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, a participe a un panel sur le role des infrastructures dans l'integration et le developpement en Afrique.

"Duncan vend l'autoroute Abidjan-Lagos et la voie ferree Abidjan-Ouaga-Niamey", releve le quotidien, qui note que le Chef du gouvernement "a fait la demonstration que la Cote d'Ivoire et d'autres pays de la sous-region ouest africaine ont bel et bien compris la necessite de booster leur developpement en federant leurs efforts dans la realisation d'infrastructures d'envergure".

La publication soutient que le Premier ministre a demontre d'une maniere concrete "la viabilite et l'importance des deux projets integrateurs pour la sous-region" tout en affirmant la volonte politique des Chefs d'Etat concernes pour leur concretisation.

Evoquant le meme sujet, +Le Patriote+ s'interesse au retour de la BAD "sur les bords de la lagune Ebrie", soulignant que la question a ete soulevee par le Premier ministre a Marrakech en marge des Assemblees annuelles de l'institution financiere. Pour le journal, "il est inadmissible d'enregistrer la presence de la Banque mondiale, du FMI, de l'Union europeenne et autres, alors que la BAD n'est pas sur le sol ivoirien".

L'absence de la BAD en Cote d'Ivoire "est un camouflet pour le regime Ouattara qu'il fallait reparer, un tort rapidement a redresser, avec un indice de securite" qui incite a se retrouver a Abidjan, qui abrite le siege statutaire de l'institution, ajoute le journal, notant qu'avec "le retour de la BAD, c'est la Cote d'Ivoire qui gagne sur le terrain politique et meme securitaire et qui confortera le president Alassane Ouattara dans ses grands chantiers".

Au sujet de la situation securitaire, +L'Intelligent d'Abidjan+ commente les propos du ministre d'Etat, ministre de l'Interieur et de la Securite, Hamed Bakayoko lors de l'ouverture, mardi, du Salon international de la defense et de la securite, affirmant que "la menace jihadiste et les trafics d'etres humains et d'armes ont besoin d'une reponse appropriee".

Pour le ministre ivoirien, la tenue de ce salon en Cote d'Ivoire "est le signe de la confiance retrouvee en le pays, deux ans seulement apres la fin de la crise postelectorale qui l'a defiguree, et c'est egalement le signe du renouveau economique et securitaire de la Cote d'Ivoire".

Concernant les menaces jihadistes contre les pays voisins du Mali, dont la Cote d'Ivoire, ajoute le journal, le ministre de l'Interieur a rappele "que la situation dans ce pays doit renforcer notre vigilance, car l'experience de ce pays avec celle de la Libye ont montre que des menaces comme des trafics d'etres humains, de drogues, d'armes et d'expansion du terrorisme, sont des probabilites dont il faut tenir compte".

Sur le meme sujet +Le Nouveau Courrier+ et +Soir Info+, font etat de la "menace terroriste en Cote d'Ivoire", rappelant que "la France met en garde ses ressortissants". "La psychose enfle a Abidjan" et '"apres les attentats suicides au Mali et au Niger, le Ministre d'Etat, Ministre de l'interieur et de la securite, Hamed Bakayoko a de grandes craintes" quant a la situation securitaire en Cote d'Ivoire, ajoute-t-on.

Commentant la declaration du Front populaire ivoirien (FPI), demandant l'arret des poursuites judiciaires contre Laurent Gbagbo, +Notre Voie+, qui reprend un communique du Comite central du parti de l'ancien president ivoirien, souligne que pour la direction du parti "la detention de M. Gbagbo est illegitime, arbitraire et sans fondement juridique".

A quelques heures du verdict de l'audience de confirmation des charges par la CPI, le "FPI tremble et se ridiculise", constate +Le Patriote+, alors que +L'Inter+ pense que le FPI tente de mettre de "la pression sur la CPI". "Le FPI se revolte contre l'ONU", rencherit +Le Temps+, alors que +L'Intelligent d'Abidjan+ annonce que "le FPI exige une resolution de l'ONU pour liberer Laurent Gbagbo".

Au Nigeria, les quotidiens +The Nation+ et +Daily Trust+ se font l'echo de la mort d'un associe d'Abubakar Shekau, chef du groupe Boko Haram, dont le cadavre a ete retrouve par les forces speciales nigerianes dans les environs du Lac Tchad, tandis que deux autres insurges presumes du groupe, dont un nigerien, ont ete captures vivants et sont actuellement sous la garde de la Force operationnelle interarmees.

+Daily Trust+ rapporte egalement que le chef de Boko Haram pretend, dans une video, que son groupe a pu repousser l'armee en partie, enregistrant plusieurs victoires depuis le debut de l'offensive militaire, le 15 mai, dans le Nord-Est du Nigeria, tout en deplorant peu de pertes.

Abordant l'etat d'urgence, instaure dans les Etats de Borno, Yobe et Adamawa (nord-est), +This Day+, +Leadership+ ainsi que +The Nation+ rapportent notamment que le parlement a retire au president le pouvoir de controle des finances des trois Etats.

Le president envisageait de saisir les fonds de ces Etats, dans le cadre de l'acte de proclamation de l'etat d'urgence, estiment ces publications.

+Leadership+ rapporte, par ailleurs, que les problemes de securite poussent les medecins a fuir Adamawa, Borno et Yobe.

Revenant sur la crise qui secoue le parti au pouvoir, le Parti democratique populaire (PDP), dans la circonscription du Sud, +Leadership+ ainsi que +The Nation+ et +This Day+ indiquent que le gouverneur du parti dans l'Etat du Rivers (sud), Chibuike Rotimi Amaechi, suspendu pour insubordination, a rallie la coalition des partis d'opposition, dans la perspective des echeances electorales de 2015.

Abordant la participation des troupes senegalaises a l'operation militaire engagee dans le nord du Mali voisin, +Le Soleil+ rapporte que le Senegal va maintenir ses troupes dans ce pays "le temps necessaire". Le journal rapporte, dans ce sens, les propos de M. Augustin Tine, ministre des Forces armees, qui a souligne: "nous sommes intervenus au Mali pour la prevention securitaire, mais aussi pour materialiser un engagement, un devoir de veille et de solidarite. Cet engagement est une volonte du president de la Republique, du gouvernement appuye par la societe civile". Le ministre senegalais a egalement tenu a preciser que "le contingent senegalais restera au Mali le temps necessaire jusqu'a ce que ce pays retrouve sa stabilite".

Le contingent senegalais a ete d'abord pre-positionne a San, a 450 kilometres au Nord de Bamako. C'est par la suite qu'il s'est etabli a Sevare, dans la region de Mopti, puis a Gao oE il s'est implique activement dans la conduite des activites operationnelles, a-t-il fait savoir.

Plusieurs titres senegalais evoquent aussi la liberation de trois femmes parmi le groupe de demineurs retenus en otage par les rebelles du MFDC en Casamance(sud du Senegal).

"Hier, les rebelles du Mfdc se reclamant de Cesar Attoute Badiatte ont envoye un signal de bonne volonte en liberant les trois femmes, appartenant au groupe de demineurs enleves le 3 mai dernier a Kailou, village situe dans l'arrondissement de Nyassia, a une vingtaine de kilometres de Ziguinchor", rapporte le quotidien Walfadjri.

"Un heureux denouement qui laisse cependant un gout d'inacheve avec la poursuite du sejour dans le maquis pour les neuf autres prisonniers. Une autre manche commence alors pour les negociateurs face a un Cesar Attoute Badiatte (chef des rebelles) qui semble vouloir profiter pleinement de sa position de force obtenue grace a l'enlevement et a la detention des douze demineurs", commente le journal.

Le quotidien sud-africain +Business Day+, qui focalise sur la qualite de l'eau, devenue une preoccupation majeure et l'une des questions les plus epineuses a regler, rappelle qu'"au temps de l'apartheid, l'eau appartenait a ceux qui avaient le droit de propriete et le pouvoir. Les fermiers blancs n'hesitaient pas a utiliser les cours d'eau pour leurs exploitations agricoles sans se preoccuper des populations qui vivaient la. Les compagnies minieres ont rejete dans la nature des eaux acides et polluees sans se soucier de l'impact catastrophique sur l'environnement".

"A partir de 1994, le nouveau gouvernement democratique a mis en chantier une reforme complete de la gestion de l'eau et une nouvelle legislation a depuis ete adoptee et mise en application, rappelant qu'avant 1994, a peine 40 pc de la population avait acces a l'eau potable, en 2007 ce pourcentage est passe a 87 pc", observe le journal, regrettant que "si l'amelioration quantitative est remarquable, les problemes sont loin d'etre tous resolus en ce qui concerne la qualite de l'eau".

+Pretoria News+ a fait savoir qu'au centre du pays, notamment dans la province du Gauteng, les autorites sont inquietes de la pollution des nappes d'eau par l'exploitation des mines, precisant que ces eaux acides, polluees par des metaux lourds risquent a tout moment, surtout en cas de fortes pluies de se deverser dans les rivieres et de contaminer l'eau destinee a la consommation et a l'agriculture.

Le meme journal a tenu a preciser que sur les 900 stations d'epuration, plus de la moitie ne fonctionnaient pas aux normes requises. "Le danger est serieux pour la population car l'eau contient des elements pathogenes. En plus, les fermiers qui utilisent cette eau pour arroser leurs champs contaminent leurs productions".

Le syndicat des agriculteurs du Transvl, rapporte +Bleed+, "note avec inquietude que l'eau dont ils se servent est polluee, non seulement a cause d'un mauvais traitement des eaux usees mais aussi par les industries et leur propre methode d'agriculture extensive".

Le meme quotidien souligne que l'amelioration de la qualite de l'eau necessite une surveillance permanente avec du personnel specialise et c'est ce qui manque le plus, rappelant qu'en 1987, un des plus prestigieux centre de recherches sur l'eau a ete ferme, ce qui a affecte les vocations de futurs chercheurs et specialistes de l'eau.

La presse kenyane, quant a elle, s'interesse a la panne electrique generale qui a plonge le Kenya, mardi apres-midi, dans le noir, ses consequences sur le rendement et la competitivite des entreprises et les desagrements causes pour des millions de citoyens, s'interrogeant sur les veritables raisons de ces pannes repetitives et les mesures prises par la Compagnie nationale d'electricite pour y remedier.

Sous le titre "Le Kenya dans le noir apres une panne electrique generale", +Daily Nation+ ecrit que l'incident est du au fait que deux lignes de transport a haute tension ont disjoncte, entrainant une reaction en chaine sur l'ensemble du reseau national.

Une surcharge sur la ligne de transmission entre la centrale geothermique d'Olkaria et le poste de Ndenderu a cause une panne du reseau interconnecte national et du systeme de production, privant plus de 40 millions de Kenyans d'electricite et affectant serieusement les activites des entreprises, des hopitaux et des administrations qui ne pouvaient pas se permettre les services de generateurs, retiennent de leur cote les publications +Standard+, +People+ et +The Star+.

Les journaux sont, ainsi, unanimes a denoncer la frequence des pannes localisees dans le pays, en raison d'un certain nombre de facteurs, notamment les surcharges dues a des branchements sauvages, la vetuste du reseau de distribution ou encore les penuries d'eau durant la saison seche.

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Publication:Agence Maghreb Arabe Presse (MAP)
Geographic Code:6COTE
Date:May 29, 2013
Words:1881
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