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Quand eleves et parents deviennent stars au Festival du theatre du LFC.

La journee scolaire s'est achevee il y a longtemps. Pourtant, le Lycee Francais du Caire (LFC) n'a pas encore ferme. Dimanche 8 avril a 19h00, eleves et parents s'y sont rendus. C'etait pour assister a une piece de theatre que presentaient les membres de l'atelier de theatre en langue arabe du LFC, anime par M. Mohamad El Zanaty.

Par Ghada Choucri En effet, il ne s'agissait pas d'une piece comme d'autres. Ce sont quatre scenes differentes presentees sur les planches du theatre. Les roles etaient excellemment interpretes par les eleves qui ne ressemblaient plus vraiment a des eleves. On dirait des professionnels qui ont l'habitude de se produire devant un public. Ils se sentaient tellement bien dans leurs peaux ! Ce sont eux qui ont choisi les themes des quatre scenes et ont participe a la redaction des scripts improvises. Les themes varient entre les enfants de la rue, la vente d'organes humains, les elections et les dernieres incidents du printemps arabe.

Repetitions rigolotes A la fin du spectacle, ils avaient encore de l'energie pour s'exprimer aux lecteurs du Progres Egyptien. Youssef Ghanem, 11 ans, explique qu'il avait joue plusieurs roles, qui etaient tous pareils, sauf celui des enfants de la rue. [beaucoup moins que]C'etait un travail un peu dur, notamment au debut, oE j'avais l'habitude d'aller chez ma grand-mere, chaque vendredi, le jour de l'atelier, mais ca a bien marche par la suite[beaucoup plus grand que], dit-il. Il se souvient que leurs repetitions etaient parfois marquees par des situations rigolotes. C'etait sa premiere apparition sur scene, mais son interet de decouvrir ce domaine l'avait pousse a perseverer.

Ahmad Hani jouait, quant a lui, plusieurs roles. Selon lui, les differents roles qu'il a joues ne sont que les differentes faces d'une seule personne. Il avait choisi le theme des elections. Et avait meme ecrit ses propos, alors que les autres avaient improvise les leurs. Pour le choix de la langue arabe, il indique que c'est plus facile pour lui de s'exprimer en arabe. Et affirme que le theatre en arabe lui permet d'improviser plus qu'en d'autres langues. Il juge l'experience tres fructueuse, malgre les longues repetitions.

Ibrahim Hamam, pour sa part, interprete le tigre, un medecin qui vend des organes humains, et autres.

Les repetitions lui ont permis d'ameliorer les caracteres. Ses problemes se resumaient au fait que parfois c'etait difficile de suivre a la fois les etudes et les ateliers. Il devait parfois, pendant les repetitions, jouer ses roles et les roles de ses collegues absents.

Marwa, participait pour la deuxieme fois a l'atelier. Elle se souvient des reactions des spectateurs l'annee derniere qui etaient tres positives. Une spectatrice l'avait meme encouragee a poursuivre la voie. Elle n'avait pas participe a un atelier de theatre en francais, cependant elle estime que l'atelier en arabe leur permet de s'exprimer librement. [beaucoup moins que]Ce sont des paroles qu'on sent vraiment[beaucoup plus grand que], lance-t-elle. En outre, ils ne se limitent pas au recit, ou au script, bien au contraire, les acteurs travaillent ensemble sur le recit, ou l'improvisation se taille la part du lion, ajoute-t-elle.

Ahmad Saber, a quant a lui, rejoint l'atelier un peu tard. Il a du faire le tour des rues de la capitale, a la recherche d'une source d'inspiration et est sorti au bout du compte avec un caractere unique. Il ne lui a pas fallu grand temps pour le faire, souligne-t-il.

Erine el Cherbini, pour sa part, tenait un role hors scene. Elle assistait avec le public au spectacle, et a la fin de chaque scene, elle intervenait en critiquant le sujet dont parle cette scene. C'etait l'idee de M. Zanaty le formateur de l'atelier. Son role etait donc extremement serieux et demandait aussi un peu plus d'audace, puisqu'elle faisait face directement au public, toute seule, et devait en meme temps attirer leur attention.

[beaucoup moins que]C'est un role plutot critique[beaucoup plus grand que], dit-elle. Avant sa premiere intervention, elle paniquait, parce qu'elle ne savait pas comment s'y prendre avec le public, mais au fur et a mesure des scenes, la peur a totalement disparu, explique-t-elle.

Radwa Awad, jouait des roles tellement differents ! Elle a rejoint l'atelier tard, ce qui lui a demande plus d'efforts pour rattraper ce qu'elle a rate. Elle aimait beaucoup l'interpretation, et a prefere rejoindre un atelier en arabe.

L'espoir existe encore Nadia Ghanem, elle, participait pour la premiere fois a une experience theatrale. Son role etait symbolique et n'avait pas besoin de paroles. Elle tenait juste une bougie.

[beaucoup moins que]Cette bougie represente l'espoir, malgre tous les inconvenients sociaux[beaucoup plus grand que], souligne-t-elle.

Yasmine Kassabgy, travaillait hors scene elle aussi. Elle est assistante du realisateur. Elle a prefere se lancer dans l'experience de la realisation plutot qu'a l'interpretation et a assiste avec des idees au decor et au choix des paroles.

Quant a l'improvisation, elle n'a trouve aucun probleme, tout au long des repetitions, son travail s'est cristallise facilement. [beaucoup moins que]Les scenes dependent d'improvisations, sauf la scene du tigre, on avait adapte une histoire ecrite, mais qu'on avait beaucoup changee[beaucoup plus grand que], dit-elle.

Melissa, s'est, elle, occupee de la musique. Elle a joue du violon au debut des scenes, puis a la fin elle a joue un morceau un peu plus triste, pour que cela colle a la fin sombre des scenes.

Elle pensait au debut jouer du piano, mais a fini par choisir le violon au bout du compte afin de pouvoir bouger a travers l'audience.

Enfin, Carine Mansour, de son cote n'avait pas de role a interpreter sur scene, vu qu'elle etait chargee du maquillage des acteurs.

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Publication:Le Progres Egyptien (Cairo, Egypt)
Date:Apr 11, 2012
Words:951
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