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Le marche du [beaucoup moins que]keif[beaucoup plus grand que] n'est plus en catimini.

Des mutations drastiques ont secoue la societe egyptienne depuis la chute du neo-pharaon, en fevrier 2011. Les vagues de changement n'ont cependant pas arrete de deferler. Depuis lors, les soubresauts societaux n'ont rien epargne. Et comme dit le proverbe [beaucoup moins que]le malheur des uns fait le bonheur des autres[beaucoup plus grand que], la situation du trafic de drogues en Egypte l'illustre bel et bien. Un vide securitaire lamentable et des autorites encore sous le choc du soulevement populaire, ont donne carte blanche aux cartels des stupefiants. Les evenements politiques saccades ont alors pave la voie a la floraison, qui n'est plus en catimini, du marche du [beaucoup moins que]keif[beaucoup plus grand que] (drogues).

Voulant s'approcher de cette sphere auparavant cloitree sur elle-meme, Le Progres Egyptien a contacte le Fonds de Lutte contre la Toxicomanie et de Traitement des Toxicomanes (FLCT).

[beaucoup moins que]Le fleau des drogues a bien evidemment frappe l'Egypte, un resultat qui s'explique non loin des changements que connaEt parallelement la communaute internationale. Nous avons mis en place un plan pour reperer les plus importants et recents indices relatifs a ce probleme devenu aussi local[beaucoup plus grand que], a fait savoir le directeur du FLCT, M. Amr Ousmane.

La toxicomanie prolifere En effet, le FLCT deploie de gros efforts pour enrayer ce nunchaku. Se basant sur des statistiques et des etudes conduites par son personnel de concert avec le ministere de la Sante publique (MINSAP) et du Departement general de la lutte contre les drogues au ministere de l'Interieur (MININT), le Fonds tente de donner a l'Etat ainsi qu'aux chercheurs une image precise sur tout ce qui se rapporte a la toxicomanie dans la societe egyptienne. Les troubles de personnalite et le mimetisme de mauvais copains, le desir de s'aventurer et d'eprouver de fortes emotions, l'oisivete, les problemes domestiques forment les principaux motifs d'un toxicomane.

Vivre dans la desillusion Les prejuges et les fausses idees contribuent aussi a predisposer les jeunes a la toxicomanie. En se droguant, croient des jeunes, ils seraient capables de travailler pour de longues heures (le cote argent joue un role primordial a cet effet, ils veulent bosser longuement pour encaisser plus). Les chiffres sont effrayants. 29,45% des jeunes ne trouvent aucun empechement a vivre l'experience sans pour autant s'y enliser a tel point de devenir accroc. 37,8% croient que se droguer pour une fois ne constitue aucun danger et 33% ne craignent rien d'avoir des copains toxicomanes (d'apres les statistiques du FLCT). Le "tramadol" (appartenant a un groupe de medicaments appeles analgesiques opioides, et l'acetaminophene) vient en tete des stupefiants, le plus en usage dans la societe egyptienne. Le pavot, le suit. Puis viennent le haschisch, la morphine et ses derives, ou encore les calmants, et les dopants qui sont aussi des noms brillants dans ce monde. La gravite de la situation implique un alarme etatique pour sauver des generations entieres d'une fatalite morbide. Les chiffres avances par le MINSAP dans la periode de l'apres revolution montrent que le probleme est loin d'etre resolu par des cures classiques. Le taux de toxicomanie dans la capitale a grimpe de 7%. Pendant les 5 dernieres annees, l'usage des stupefiants et des drogues a enregistre un bond remarquable. Dans la tranche d'age de plus de 15 ans, la consommation, pour une seule fois, des drogues a culmine de 6,4% a 30%.

Numero vert Le FLCT recoit au quotidien d'innombrables coups de fil de secours. Les informations disponibles, depuis janvier a juillet 2012, font etat de 13 660 appels dont 11 618 sont toxicomanes. 85% des secours proviennent des proches du drogue. 12% sont des appels de suivi de la part du patient ou de son medecin et seulement 3% des consultations ou demandes de conseils. Le numero vert designe par le Fonds (#16023) recoit toutes sortes d'appels. Par cette ligne disponible 24h sur 24, le FLCT rend un service d'urgence a la societe qui paraEt en besoin d'un sursaut national pour vaincre le fleau. La toxicomanie est une maladie, un desequilibre, un manque de quelque chose, une erreur, un ratage... il faut le reconnaEtre. Elle existe dans toutes les societes mais la societe egyptienne semble particulierement en souffrir.

Relation famille-accroc La famille d'un toxicomane est souvent liee a son probleme. Mais ce lien peut etre de natures tres diverses. Parfois la famille est agressive, destructrice. La drogue ne fait qu'achever la corrosion de l'individu entamee par la famille. Certaines familles n'apprennent rien a leurs enfants. Ils tombent alors dans les pieges de la vie: mauvais mariage, travail degradant ou drogue... Beaucoup de familles cumulent ces deux travers. Un gaillard sans aucune experience apprise de ses parents est facilement recuperable par la toxicomanie. Et quand surgissent des problemes, les progeniteurs n'ont comme seule replique que de faire traEner le pauvre jeune homme dans la boue. La reaction typique des parents dans ce genre de familles est de rouspeter et de houspiller. "Mais enfin, on ne comprend plus rien. On lui a donne tout ce dont il avait besoin !", racontent-elles au lieu de fouiller la oE il faut la solution adequate.

La prevention Plusieurs autres raisons sont irreprochables aux familles d'accrocs, dont la societe. Il existe des familles qui decouvrent avoir un toxicomane a la maison mais personne ne peut leur faire des reproches. Car elles se sont occupees de leur enfant, elles ont repondu present a tout moment oE les problemes ont commence... Elles ne comprennent plus rien une fois qu'elles decouvrent le malheur de leur progeniture... L'enigme est trop grande pour elles, trop compliquee. La societe est trop dure. Un oisillon sorti de leur petit nid n'est pas garanti de survivre. Les experts ne voient alors pour eviter ces situations que la prevention. Il faut agrandir la taille du nid des le debut de l'enfance. Il faut prendre contact avec d'autres familles, apprendre a confier les enfants a d'autres personnes, se cultiver, s'elargir l'esprit, ouvrir les sujets de dialogue avec les enfants. Or, ce n'est en rien une garantie de succes mais, du moins, cela diminue le nombre d'oisillons au renard.

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Publication:Le Progres Egyptien (Cairo, Egypt)
Date:Sep 16, 2012
Words:1027
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