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La femme et ses representations dans les poemes preromantiques roumains.

La femme a represente, depuis longtemps, une source d'inspiration pour les poetes, car c'etait-elle qui symbolisait la beaute, l'intelligence, la sensibilite, la dignite, la patience--hypostases reelles que les poetes du XIXe siecle ont chantees dans leurs vers. On sait bien que ce sont des qualites qui se rattachent a l'eternel feminin, car l'on pourrait penser, tout simplement, au genre grammatical de ces noms qui << cachent >> leurs sens.

Les premieres decennies du XIXe siecle ont contribue a une reorganisation des structures traditionnelles de la litterature roumaine, dans le contexte ou les ecrivains de toutes les provinces commencaient a ecrire selon des modeles occidentaux. Grace aux influences des litteratures deja consacrees (les litteratures francaise, italienne ou anglaise par exemple), on a assiste a une reevaluation de la culture roumaine, en meme temps qu'a une diversification du public lecteur. La litterature romantique occidentale s'adressait a un public nombreux, divers, ouvert aux aspirations et aux intentions de la culture de cette epoque-la. Les influences ont fait naitre le phenomene que Mircea Anghelescu appelait << moda literara [...] favorabila romantismului (la mode litteraire [...] qui etait favorable au romantisme ...) >>. (1)

Dans le contexte des influences du romantisme europeen, la litterature roumaine a change sa formule ancienne, traditionnelle, consideree comme depassee et les ecrivains preromantiques ont cree un nouvel imaginaire poetique. Les themes de predilection etaient la nature, l'amour, la mort, le folklore, l'histoire. Pourtant, le cote sensible des poetes etait bien visible dans la poesie de l'amour et le sentiment amoureux s'associait avec la thematique de la nature.

Dans les poemes qui proposaient le theme de l'amour, les sentiments concernaient directement la femme. Ses representations et ses images etaient nombreuses et diversifiees. Les poetes chantaient l'amour pour l'eternel feminin et le sentiment erotique etait considere comme un etat de crise aigue << racontee >> dans un discours sensible.

Les poetes preromantiques (tels que les poetes de la famille Vacaresti) proposaient un discours appuye sur les images poetiques de la femme vue comme sujet du theme amoureux. Ces poetes-la ont su versifier, (2) d'une maniere tres simple, la purete, l'innocence, la beaute et la joie.

Ienachita Vacarescu << chantait >> dans ses poemes la femme, en lui attribuant des images abstraites: maladie sans remede, douleur qui detruit, soupirs profonds. L'amour etait le symbole d'une fleur ou d'un oiseau (tourterelle des bois): << Dis, dis ma cherie,/Quelle est ta maladie/ Montre quelle est ta peine,/La torture de tes veines >> (3) ou << Pauvre, petite tourterelle, / Seule tu restes en lune de miel/ Car le jeune epoux est mort/ Ton chagrin en est trop fort >>. (4)

Une autre image de la femme des poemes appartenant a Ienachita Vacarescu etait l'incarnation de la muse inspiratrice, qui donnait au poete la puissance creatrice. L'invocation de la muse est remarquable: << Donne, muse, ta puissance a mes idees/ Apprends-moi: comment penser, comment parler ... >> (5) Le trouble interieur a, chez, Ienachita Vacarescu, une facette de genre feminin: ame sincere, croyance amere, douce priere, douce guerre.

La poesie erotique de ce poete a ete consideree comme triviale a l'epoque, surtout a cause du lexique utilise. Mais loin d'etre vulgaires, les vers contiennent des metaphores proches de la poesie galante du XVIIIe siecle, comme dans Le pauvre rossignol, poeme ou la beaute et la sensibilite de la femme se rattachent a la metaphore de la fleur: << Dans un jardin,/ Pres d'un brin/ Je vis une fleur:/ C'est ma petite sceur >>. (6)

Ienachita Vacarescu a chante, dans ses vers, l'experience amoureuse personnelle; il a consacre des vers a Zoita Moruzzi, femme mariee pour laquelle le poete avait des sentiments sinceres. Il lui a dedie une epitaphe portant le titre Zoe, je me meurs !: << Je vais passer ma vie encore, car je t'adore/ Je dois etre bien sage/ De peindre ta belle image/ Rayon ensoleille d'un beau visage >>. (7) Pourtant, le poeme en question n'a pas ature l'attention du public lecteur de l'epoque.

Alecu Vacarescu a fait l'eloge de la beaute feminine et des sentiments les plus sinceres. Le poeme Oglinda cand ti-ar arata (Quand le miroir te montrerait) developpe le motif du miroir; la jeune fille ne peut pas voir sa vraie beaute car le miroir, personnifie, ne veut pas refleter son image: << Quand le miroir te montrerait/ Toute entiere ta beaute/ Tu voudrais l'image fidele/ Mais surprise: tu es mortelle ! >> (8)

Parfois, la femme imaginee par Alecu Vacarescu apparait comme un fantome; seulement son regard est humanise. << Je ne peux pas te toucher/ Cher fantasme--je veux rever ! >> (9) Les yeux de la femme sont furieux, ils brulent et tuent: << Le rayon de tes yeux/ Me brule ... >> (10)

Il y a des vers ou le poete chante la beaute est la sensibilite de la femme qui touche le cote sensible du poete: << Quand je dis beaute/ J'entends ame touchee/ De bons sentiments/ De faux mouvements >>. (11)

Alecu Vacarescu a dedie des vers a sa bien-aimee, Rucsandra: << L'ame pure et fidele/ [ ...] T'es la maitresse de mon cceur pur./ Toi, t'es la seule/ Des dons communs/ Jusqu'a ma fin >>. (12)

La femme des poemes d'Alecu Vacarescu n'est pas consciente de son sort et de sa fortune; elle joue le role de muse de l'artiste, qui doit lui expliquer la signification de tous ses gestes; au contraire, l'artiste doit (en quelque sorte) eduquer la femme, surtout son attitude et son serieux: << Toi, qui veux apprendre tout .../ Crois seulement a mes yeux:/ Je ne fais aucune faute. >>13 La beaute naturelle du visage humain est admiree, meme si les significations en sont multiples et variees: << On voit mille visages;/ Cadres et icones/ Peignant les murs/ De leur beaute >>. (14)

L'image de la femme est, d'habitude, liee a l'amour et aux sentiments sinceres. L'amour (represente par des dieux--Aphrodite ou Cupidon) concerne tous les jeunes amoureux et l'epitaphe de Voltaire traduit par Alecu Vacarescu reste signifiant: << Qui que tu sois, voici ton maitre;/ Il l'est, l'etait, il doit l'etre >>. (15) Tout en prenant Voltaire pour modele, Alecu Vacarescu a dedie huit strophes a la coquetterie de la femme, y compris les vers suivants: << Je ne sais quoi dire,/ Quoi que je fasse, est pire/ Ma pensee commet des fautes/ Car mon amour me trompe./ Mais tu es fantome, deesse,/ Qui ne tient pas la promesse >>. (16)

Le poete gronde sa bien-aimee pour sa conduite libertine, mais la maniere dont il s'adresse n'est pas dure: << Si tu penses a te sauver/ Car je peux te pardonner/ Tu verras que c'est l'inverse:/ Moi, j'oublie toute ma promesse. >> Le poete s'adresse a la femme comme a une deesse de l'ame: << Zephire doux/ Deesse de l'ame/ Tu me brules/ Comme une flamme >>. (17)

Nicolae Vacarescu traite le theme de l'amour comme sentiment qui provoque de l'anxiete et qui trouble l'ame amoureux. La femme semble etre une deesse et le poete semble chercher son repos spirituel dans le poeme A trai far' a iubi (Vivre sans aimer): << Vivre sans aimer/ N'est pas vie de fee/ Vivre sans sentir/ N'est pas vie tranquille/ Vivre sans desir,/ N'est pas vie facile >> ou << Sans toi, l'Eden est mort, est glace,/Pres de toi, l'Enfer est en face ! >> (18)

Dans les poemes de Nicolae Vacarescu on reconnait facilement le modele d'Anacreon. En s'attachant au theme de l'amour sous ses deux formes (l'amour dechirant et l'amour charmant), le poete hesite entre l'idee de Paradis et d'Enfer, d'ete et d'hiver, de vie et de mort: << Sans toi, le Paradis est de glace./ Aupres de toi, l'Enfer est vivace;/ En hiver, avec toi, tout est fleuri/ En ete, tu me manques.tout est jauni >>. (19)

Iancu Vacarescu a chante l'amour sincere pour sa femme Ecaterina a laquelle il a dedie le quatrain suivant: << A toi, petite etoile/ Qui porte le fil de ma vie/ Je donne la flamme/ De mon amour >>. (20) Le baiser de sa bienaimee est quelque chose de sublime et le poete lui ressent la douceur tout comme l'abeille goute le miel: << Ta bouche est comme une fleur/ Ou l'abeille trouve la douceur >>. (21) Dans certains vers, les sentiments du jeune amoureux semblent etre sinceres, tandis que l'amoureuse semble etre une femme a laquelle on ne peut pas se confier; par consequent, Vacarescu recommande aux hommes de faire attention aux femmes, car autrement ils peuvent etre trahis par leurs maitresses, surnommees par le poete << les disgraces amoureuses >>.

D'autres poesies ecrites par Iancu Vacarescu sont des idylles pastorales, avec des personnages mythologiques; dans ce contexte, la femme prend l'image de la fee: << Les fees ont tort/ Quand l'esprit est mort >>. (22) Sa poesie de facture erotique a la tendance de depasser les canons de l'ecriture ancienne. Les poemes O zi si o noapte la Vacaresti (Un jour et une nuit a Vacaresti) ou Primavara iubirii (Le printemps de l'amour) peuvent etre consideres comme une synthese des formules classiques; le dieu Cupidon introduit le lecteur dans une nature nocturne, conventionnelle, qui comprend des details preromantiques, tels que les ruines de la ville. Dans ce contexte, la femme aimee est consideree comme rossignol, enfant, muse ou deesse.

Parfois, la bien-aimee prend l'image d'une jeune fille innocente, d'une purete a part, comme dans le poeme L 'expression du visage d'une jeune fille: << Ton regard--c'est de la guerre/ Mais ton souris--c'est de la paix >>. (23)

Iancu Vacarescu a su exprimer la joie de l'amour, l'exaltation des sentiments, les sensations ressenties au premier baiser. Lorsque les boucles blondes de la jeune femme touchent le jeune homme, il devient fier comme un roi: << Tes boucles d'or m'ont touche le front/ Et je me sens le plus grand roi du monde >>. (24)

Les poetes de la famille Vacaresti ont surpris la femme dans des hypostases symboliques sous les influences visibles des preromantiques et des romantiques occidentaux. Les images de la femme sont nombreuses et variees, fait qui prouve que la femme jouait un role essentiel dans la societe et dans la famille.

Un autre poete roumain qui a domine le contexte litteraire de la premiere moitie du XIXe siecle a ete Gheorghe Asachi; il proposait a l'epoque un modele << erotique >> de la femme consideree comme << La fee qui passe sur les sentiers/ En eclairant le soleil au coucher >> (A mapensee) (25) Ce modele etait represente, en fait, par son amour perdu, Laura, (une imitation de Petrarque, selon le sous-titre). Les femmes--sujets de ses poemes--portaient des noms divers. Asachi a dedie des poemes aux femmes qui lui ont marque la vie d'une certaine facon: Bianca Milesi, muse italienne, symbole d'un amour perdu a laquelle il s'adresse de maniere elegante--<< Madame, vous, qui aimiez les places/ Pleines de vie et de grace >>, (26) Hermione (sa fille), Eufrosine, Ana, Daphne, madame Blanchard. Son discours amoureux est remarquable, puisque dans de nombreux vers le poete utilise l'appellation << madame >>. Ainsi, << l'intendante glorieuse >> a, dans les poemes d'Asachi, des qualites abstraites: elle est forte, inaccessible, appelee parfois, << Ma dame >>, << grace >>, << de de glace, d'acier ou de pierre diamantee >> (dans le poeme La passion). (27)

Le poeme Traian si Dochia (Trajan et Dochia) propose l'heroi'ne de legende de l'ethnogenese roumaine, Dochia, qui s'avere etre une femme simple, meme si on suppose que son origine est noble (elle etait la fille de Decebale). Asachi a su mettre en valeur la legende et Dochia, poursuivie par Trajan, apparait comme une fee qui, avec ses brebis, << se transforme en pierre >>. (28)

Gheorghe Asachi a su traiter aussi, dans ses poemes, le type de la femme moderne, coquette, << la femme modiste >>--dans le poeme Femeia la moda (La femme a la mode). Elle est << delicate, jolie, titree >>, influencee (negativement) par le monde occidental et par toutes les nouveautes que la modernite proposait. La jeune femme a, elle-aussi, des habitudes nouvelles. Lorsqu'elle doit aller au bal, elle ne veut plus monter dans << une pauvre petite charrette >>, mais au contraire, elle veut << une grande charrette moderne >>. Elle est tres irritee et << fait la moue >> pour que son reve se transforme en realite et, au moment ou elle accepte finalement de quitter le domaine de son mari en charrette, elle prend une vraie << usine >> de choses: << des boites, une toilette, un pot de fleurs, des sacs, des pots de confiture, des boites a deux chapelles >>.

D'habitude, la jeune femme ne sort jamais sans etre accompagnee par une pie ou par un chiot et elle refuse les repas de la cuisine provinciale: elle remplace le maitre cuisinier gitan par un autre maitre de la France; elle ne veut plus manger ce qu'elle mangeait autrefois: << des viandes, du lait caille, du fromage, du pain d'epices ou des raisins secs >>, mais elle prefere << des cotelettes, des plats faits selon la recette de Node (le maitre), du faisan roti, du poisson au lait: << ... Elle est montee dans la charrette/Tout pres d'elle une toilette/ Et son chiot favori ... >>. (29) En outre, la femme a la mode fait deraciner l'ancien verger de son jardin et fait commander des buissons d'Angleterre.

Les ecrits de Vasile Carlova (un autre poete de la premiere moitie du XIXe siecle) se caracterisent par une forte sensibilite; l'image de la femme evoquee est reduite, car elle n'est qu'une simple bergere. Eugen Simion notait que le theme de la douceur (30) etait synonyme a celui d'une idylle pastorale, c'est-a-dire de l'amour doux et innocent du berger et de la bergere. Le poete chante, dans le poeme Pastorul intristat (Le berger attriste) l'amour pour << la douce bergere/Au visage doux ... >> (31) En outre, le poeme Seara (Le soir) a, comme decor, la nature qui protege l'amour sincere du berger pour la simple bergere, amour designe dans des formules poetiques. Ainsi, Vasile Carlova propose-t-il des poemes sensibles, avec des formules nouvelles au niveau de la langue, de la versification et de quelques elements de nature formelle, qui montrent deja l'influence du romantisme mais, en meme temps, qui rappellent les vers de Costache Conachi et de Ienachita Vacarescu par leur sujet et par leur maniere d'ecriture.

Costache Conachi avait une vocation particuliere pour le portrait versifie de la femme qui, dans ses poemes, n'est pas imaginaire, mais au contraire, son identite est clairement definie. La femme s'appelle Zulnia et le poete la considere comme l'image pure de l'amour; elle est l'intendante, la femme mure (comme dans le poeme Scrisoare catre Zulnia (Lettre adressee a Zulnia): << Centaines fois, ma chere Zulnia/ Je t'ai prouve mon grand amour >>, << Zulnia--t'es plus belle que l'aube du jour ... >> (32) Conachi considere la femme comme une realite divine, mais le terme utilise est particulierement difficile, avec une sonorite dure, en utilisant l'appellation << grande divinite >>: << Notre sainte, grande divinite s'est envolee [...]/ J'ai vu aux nuages/ Une fille, habillee toute de feuillages ... >> (33) (Vis de iubire Reve d'amour).

Cezar Bolliac voit la femme transformee a travers le temps: a partir de la petite innocente pauvre des poemes Carnavalul (Le carnaval--<< Elle met son corsage et sa robe--elle essaie/Un ruban.le pauvre enfant! >> (34)) et Zburatorul (Le Sylphe amoureux) jusqu'a la jeune mariee ou la vieille femme du poeme Sila (<< Voila deux femmes qui chantent./ L'une--vieille comme l'hiver blanchi/ Et l'autre, blonde, sa petite amie ... >>. (35) Dans sa maniere d'ecrire, C. Bolliac s'est inspire des poemes lamartiniens.

Les poemes de l'ecrivain roumain Ion Heliade-Radulescu proposent une << variete >> de femmes. Dans la vie domestique, les femmes sont differemment surnommees: << une grossiere >>, << pigeon >>. La femme porte des noms de la sphere religieuse--Eve, la femme du << Livre de la Genese >>, << Mater, Sacre Terre >>, ou elle est appelee tout comme la mere de Jesus Christ, Marie (dans le poeme A Marie). Dans Antolida sau Omul si forfele (L'Anatolide ou L'homme et les forces), la divine Eve signifie << la vie >>;

elle a << la poitrine d'albatre >> et son front transpire des << perles transparentes >>: << Eve, qui pourrait decrire ta beaute divine/ Ta candeur et tes graces ... >>36 Heliade-Radulescu tend a glorifier la femme, comme dans le poeme Femeia serafim (La femme seraphin), ou la jeune femme signifie << le bonheur du monde >>. La tendance de considerer la femme comme une sainte provient de la poesie medievale et l'ecrivain offre au symbole feminin une image spiritualisee, puisqu'elle provoque non seulement une extase spirituelle, mais le delire de la creation: << Dans la frenesie de votre creation/Avec tout ce que je comprends, je sens Dieu. >>. (37)

Le grand amour du poete etait Elvire, selon tous les indices du poeme A Elvire: << Avec tes boucles d'orees/ Approche, ma chere Elvire ... (38) Les vers attirent l'attention du lecteur par l'intermediaire du portrait de sa diaphane bien-aimee. Les poemes d'amour de Heliade-Radulescu s'enrichissent avec le nom de la belle petite Zamfira du poeme qui fait rappeler la femme coquette d'autrefois. (39)

Heliade-Radulescu a consacre des vers aux femmes qu'il a connues ou dont l'identite est volontairement cachee: A Marie, A Elvire, A Helene ou A Mme A, A Madame ***, A une epouse.

Dans les representations de l'amour, Grigore Alexandrescu a exprime directement ses sentiments pour sa bien-aimee. Le poete voit la femme dans ses hypostases multiples et sa philosophie est resumee par le vers: << la femme est un ange, la vie est un soupir >> (Aisance). (40) Sa poesie erotique est representee par l'image de la femme nommee tout simplement Eliza ou Nina, dans des poemes ayant comme titre les noms de ces femmes. Parfois, la femme prend la forme de quelque chose de divin: << son sourire divin >>, son souffle << embaume >> l'air, << nymphe solaire >>. La femme appelee Nina est decrite comme l'incarnation de la rusee: << Laisse ta timidite,/Et l'incroyance d'une rusee,/Enfin, Nina, je me sens vivant ... >> (Nina). Des fois, elle est << fille de l'Harmonie >>, << un jeune soleil >> (Elise) et le poete ne decrit que ses ressemblances avec la beaute de la nature: << Un cadeau sans nom/ [ ...] Douceur, jeunesse,/ Elegance d'une lyre/Un lys est son cccur ... >> (.Beaute). (41)

En conclusion on pourrait affirmer que l'individualite feminine a attire l'attention des poetes preromantiques et romantiques. Leurs vers abondent en images poetiques sous forme de representations symboliques et d'hypostases nombreuses et variees, fait qui prouve que la femme a represente toujours une source d'inspiration pour les poetes de cette epoque-la.

REFERENCES

(1.) Anghelescu, Mircea (1982), Scriitori si curente (Ecrivains et mouvements litteraires). Bucuresti: Piata Scinteii, 69.

(2.) Faute d'une traduction officielle des vers exemplifies dans cet article, nous proposons nos variantes de traduction et/ ou d'interpretation.

(3.) apud G. Calinescu (1985), Istoria literaturii romane de la origini pana in prezent (L'Histoire de la litterature roumaine des origines jusqu'a present). IIe edition. Bucuresti: Minerva, 67.

(4.) Al. Piru, and Ioan Serb (1976), Poezia romana clasica. De la Dosoftei la Octavian Goga (La poesie roumaine classique de Dosoftei a Octavian Goga). Tome I. Bucuresti: Minerva, 45.

(5.) Poetii Vacaresti (1961), Scrieri alese (Pages choisies). Bucuresti: Editura pentru Literatura, 3.

(6.) Ibidem, 6.

(7.) Piru, Al. (1967), Poefii Vacaresti (Les poetes Vacaresti). Bucuresti: Editura Tineretului, 32.

(8.) Al. Piru, Ioan Serb, Ioan, ceuvre citee, 140.

(9.) apud Eugen Simion, (2008), Dimineafa poefilor (Le matin des poetes). Iasi: Polirom, 32.

(10.) Al. Piru, Ioan Serb, ceuvre citee, 142.

(11.) apud Eugen Simion, ceuvre citee, 35.

(12.) Al. Piru, ceuvre citee, 17.

(13.) Ibidem, 25.

(14.) Ibidem, 33.

(15.) http://www. voltaire-integral. com/Html/10/07MEL1. htm

(16.) Al. Piru, ceuvre citee, 57.

(17.) Ibidem, 62.

(18.) Al. Piru, Ioan Serb, ceuvre citee, 198-199.

(19.) Al. Piru, cuvre citee, 55.

(20.) Ibidem, 94.

(21.) Ibidem, 106.

(22.) Al. Piru, Ioan Serb, cuvre citee, 284.

(23.) Ibidem, 107.

(24.) Piru, Al., cuvre citee, 114.

(25.) Ghe. Asachi, (1973), Opere (Quvres). Tome I. Bucuresti: Minerva, 94.

(26.) Ibidem, 99.

(27.) Ibidem, 97.

(28.) Al. Piru, Ioan Serb, cuvre citee, 221.

(29.) Ghe. Asachi, cuvre citee, 73-74.

(30.) Eugen Simion, cuvre citee, 75.

(31.) Al. Piru, Ioan Serb, cuvre citee, 406.

(32.) Ibidem, 174-175.

(33.) Ibidem, 167.

(34.) C. Bolliac (1959), Pagini alese (Pages choisies). Bucuresti: Editura de Stat pentru Literatura si Arta, 14.

(35.) Al. Piru, Ioan Serb, cuvre citee, 478-488.

(36.) I. Heliade-Radulescu, (1967), Opere (Quvres). Tome I, Bucuresti: Editura pentru Literatura, 278.

(37.) apud Eugen Simion, cuvre citee, 108.

(38.) I. Heliade-Radulescu, cuvre citee, 79.

(39.) Ibidem, 150.

(40.) Gr. Alexandrescu (1957), Opere (QEuvresJ. Tome I. Bucuresti: Editura de Stat pentru Literatura si Arta, 153.

(41.) Gr. Alexandrescu (1985), Poezii. Proza [Poesies. Prose]. Bucuresti: Minerva, 37.

TEXTES DE REFERENCE

Alexandrescu, Gr. (1957), Opere (Quvres). Tome I. Bucuresti: Editura de Stat pentru Literatura si Arta.

--(1985), Poezii. Proza (Poesies. Prose). Bucuresti: Minerva.

Asachi, Ghe. (1973), Opere (Quvres). Tome I. Bucuresti: Minerva.

Bolliac, C. (1959), Pagini alese (Pages choisies). Bucuresti: Editura de Stat pentru Literatura si Arta.

Heliade-Radulescu, I., (1967), Opere (Quvres). Tome I. Bucuresti: Editura pentru Literatura.

BIBLIOGRAPHIE GENERALE

Anghelescu, Mircea (1982), Scriitori si curente (Ecrivains et mouvements litteraires). Bucuresti: Piata Scinteii.

Calinescu, G. (1985), Istoria literaturii romane de la origini pana in prezent (L'Histoire de la litterature roumaine des origines jusqu'a present). Bucuresti: Minerva.

Piru, Al. (1967), Poefii Vacaresti (Lespoetes Vacaresti). Bucuresti: Tineretului.

Piru, Al., and Ioan Serb (1976), Poezia romana clasica. De la Dosoftei la Octavian Goga (La poesie roumaine classique de Dosoftei a Octavian Goga). Bucuresti: Minerva.

Piru, Al. (1961), Poefii Vacaresti, Scrieri alese (Pages choisies). Bucuresti: Editura de Stat pentru Literatura.

Simion, Eugen (2008), Dimineafa poefilor (Le matin des poetes). Iasi: Polirom.

SITOGRAPHIE

http://www.voltaire-integral.com/Html/10/07MEL1.htm

ANA-ELENA COSTANDACHE

Universite Dunarea de Jos, Galati

lily_anghel@yahoo.com

Ana-Elena Costandache Doctorante, maitre-assistant au Departement de Langue et Litterature fancaises, Faculte des Lettres, Universite << Dunarea de Jos >>--Galati. Centres d'interet: l'etude de la litterature francaise ([XVII.sup.e] -[XVIII.sup.e] s. et [XX.sup.e] s.); litterature roumaine du [XIX.sup.e] s. (surtout les interferences culturelles de cette epoque-la); travaux diriges en litterature francaise. Recherches en Gender studies concretisees dans des publications telles que: << Projections symboliques de la femme dans le poeme romantique de l'epoque de 1848 >> et << La femme dans les poemes versifies des poetes Vacaresti >>, etudes parues dans les actes du colloque Representations de la feminite dans l'espace culturel francophone, colloque organise annuellement par la Faculte de Lettres et le Centre de recherche Communication interculturelle et Litterature.
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Author:Costandache, Ana-elena
Publication:Journal of Research in Gender Studies
Article Type:Report
Geographic Code:4EXRO
Date:Jan 1, 2014
Words:3635
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