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La cartographie au service de l'economie.

La cartographie permet de mieux orienter les subventions et les mises en culture pour eviter le gaspillage et la penurie dans le domaine agricole, mais aussi en matiere d'investissement et d'amenagement du territoire. C'est ce qui ressort de l'entretien accorde par le directeur des etudes au Bureau national des etudes de developpement rural (BNEDER), Khaled Benmohamed, a Horizons en marge du 2e colloque sur l'information geographique organise par Ubifrance a Alger.

Quelles sont les missions du BNEDER ? Le BNEDER realise des etudes de developpement rural et agricole. Nous repondons aux sollicitations des clients a travers des consultations et des soumissions aux appels d'offres ou par des contrats programmes comme celui que nous avons avec le ministere de l'Agriculture pour agir a son compte en realisant des etudes, des enquetes et des expertises dans differents domaines lies au secteur et au monde rural.

Peut-on avoir un bilan sur l'ensemble de vos activites ? Nous avons des contrats programmes avec une trentaine de marches d'application. Chaque marche d'application est une etude. Actuellement, un taux de 45% concerne la partie agricole et 65% pour le developpement rural avec la Direction generale des forets.

Quelles sont les cartes realisees dans le domaine de l'agriculture et que ressort-il de ces dernieres sachant qu'il existe 1,2 million d'exploitations et 25.000 concessions agricoles ? Il existe deux types de cartographies : l'exploratoire qui permet de connaitre les grands et les petits agregats autour du monde de l'agriculture et d'occupation du sol. L'autre, plus precise, est relative a la propriete. Pour ce qui est de la premiere, nous avons toutes les informations necessaires pour faire une lecture en termes d'occupation du sol aussi bien agricole, forestiere que pastorale. Nous avons realise une cartographie pour le compte du ministere de l'Agriculture et pour le Haut Commissariat au developpement de la steppe dans le cadre d'une etude d'identification des zones aptes a l'agriculture dans la steppe. Nous avons une cartographie avec imagerie satellitale de toutes les zones de la steppe, soit environ 23 millions d'hectares (ha). Pour le compte de l'Institut national des sols, de l'irrigation et du drainage, nous avons cartographie la carte d'occupation du sol du nord du pays avec 20 millions d'ha au 50 millieme (1/50.000). Nous savons pratiquement avec exactitude quel est le potentiel agricole au nord. Le ministere dispose d'une cartographie du nord au 50 millieme et au sud au 25 millieme (1/25.000). S'agissant de la carte des exploitations agricoles, elle existe au niveau du cadastre qui n'a pas encore finalise tout le cadastre rural. Donc, il y a beaucoup de parties qui ne sont pas encore couvertes. On gagnerait au ministere a realiser une cartographie. Il faudrait que cela s'inscrive dans la duree. Ce n'est pas une operation facile car elle necessite beaucoup de finances, une organisation sans faille et un effectif nombreux sur le terrain. Nous avons 1.541 communes, si nous les repartissons sur les 650 bureaux d'etudes, cela fera 3 communes de plusieurs hectares par bureau. Pour realiser un systeme d'information geographique du monde rural a l'echelle de la parcelle, la duree est de 3 a 4 ans si on commence sur le terrain rapidement.

Vous realisez aussi des cartes sur l'industrie- Effectivement, ce travail a ete realise il y a de cela trois ans pour le compte du ministere de l'Industrie et de la promotion de l'Investissement de l'epoque. On voulait avoir une lecture du dessin de l'investissement en Algerie avec un certain nombre de thematiques, notamment la repartition des branches d'activite au niveau national par regions, celle du chiffre d'affaires, celle de la valeur ajoutee et celle des emplois. C'est une prestation qui est finalisee en partie puisqu'elle a donne au ministere la possibilite d'entrevoir une amelioration en termes de references pour passer a un niveau superieur.

Que gagne-t-on economiquement en ayant ces cartographies ? Sur le plan economique, on connaitrait le potentiel, ce qui permet une orientation des soutiens, les mises en culture, pour eviter le gaspillage et les penuries et les yoyos dans les prix. Parfois les agriculteurs vendent a perte. Par ricochet, nous protegeons leurs revenus par des previsions. Ce travail permet de mieux cibler les subventions et de mieux connaitre les bassins de production. C'est un travail qui est en train d'etre fait par la direction des statistiques au ministere. Des reunions sont organisees tous les trois mois a cet effet. Il y a aussi des contrats de performance de developpement rural pour les conservateurs des forets. Tout cela constitue un systeme d'evaluation. Nous avons besoin de partenaires pour gagner du temps. Nous parcourons 450.000 kilometres/an avec 5.000 hommes/jour en mission de terrain. Si des techniques nouvelles nous permettraient d'alleger le dispositif de terrain, on gagnerait de l'argent et en efficacite. A titre indicatif, nous avons une quinzaine d'etudes pour elaborer des plans d'amenagement a lancer rapidement. Le BNEDER est une EPIC de 230 employes, nous avons besoin d'un reseau de sous-traitance pour couvrir l'ensemble du territoire national.

F. M.

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Publication:Horizons (Algiers, Algeria)
Date:Nov 8, 2014
Words:841
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