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Hollande demande a Washington de cesser immediatement l'espionnage sur l'UE.

Francois Hollande a affirme hier lundi a propos des soupcons d'espionnage americain visant l'UE que la France ne pouvait "pas accepter ce type de comportement" et il a demande que "cela cesse immediatement".

"Nous ne pouvons pas accepter ce type de comportement entre partenaires et allies", a declare M. Hollande en marge d'une visite a Lorient. "Nous demandons que cela cesse immediatement", a-t-il ajoute, jugeant egalement que "les elements sont deja suffisamment reunis pour que nous demandions des explications". "Nous demandons confirmation ou infirmation. Nous ne pouvons pas prejuger", a dit le chef de l'Etat.

"On ne peut avoir de negociations ou de transactions sur tous domaines qu'une fois obtenues ces garanties, pour la France mais ca vaut pour toute l'Union europeenne, tous les partenaires des Etats-Unis", a-t-il ajoute, dans une allusion a la negociation en cours d'une zone de libre-echange transatlantique.

"Nous savons bien qu'il y a des systemes qui doivent controler, notamment pour la lutte contre le terrorisme mais je ne pense pas que ce soit dans nos ambassades ou dans l'Union europeenne que ce risque existe". Francois Hollande a precise avoir demande a Laurent Fabius, chef de la diplomatie francaise, "de se mettre immediatement en contact avec son homologue (americain, NDLR) John Kerry pour avoir toutes les explications et toutes les informations". "De la meme maniere il y aura une rencontre entre le ministre des Affaires etrangeres et l'ambassadeur des Etats-Unis pour faire valoir et faire savoir que nous ne pouvons pas accepter ce type de comportements entre partenaires et allies".

Les Europeens ont exige des explications sur le programme d'espionnage americain, qui aurait vise les institutions de l'UE et des millions de citoyens europeens, alors que, dernier episode en date, le quotidien britannique The Guardian a affirme dimanche que la France, l'Italie et la Grece figuraient parmi les 38 "cibles" surveillees par l'Agence nationale de securite (NSA) americaine.

Face au deluge de documents communiques via l'ancien consultant americain de la NSA, Edward Snowden, au coeur d'un imbroglio mondial digne des meilleurs romans d'espionnage, Bruxelles a averti meme de possibles consequences sur la negociation d'une zone de libre-echange transatlantique.

"Entre partenaires, on n'espionne pas!", a lance dimanche au Luxembourg la commissaire europeenne a la Justice, Viviane Reding.

"On ne peut pas negocier sur un grand marche transatlantique s'il y a le moindre doute que nos partenaires ciblent des ecoutes vers les bureaux des negociateurs europeens", a-t-elle estime, en reclamant que les Etats-Unis "dissipent ces doutes tres rapidement".

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Publication:Le Progres Egyptien (Cairo, Egypt)
Date:Jul 2, 2013
Words:422
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