Printer Friendly

Deux spectres? Doubles et illusions dans llgetsu monogatari.

Le portrait de Jennie

(Kenji Mizoguchi, 1953)

Le spectre de la lumiere blanche substitue a une unite apparente ses differentes composantes dispersees

Jean-Louis Leutrat, Vie des fantomes (1)

Les contes de la lune vague apres la pluie presente une particularite dans l'apparition successive de deux fantomes (deux femmes), la oo la plupart des films du genre n'en comptent qu'un. Ce dedoublement constitue la structure meme du film : couples de protagonistes partageant de nombreuses similitudes, histoires paralleles, actions repetees, ou encore construction en miroir de certaines sequences. La tonalite du film elle-meme est double : realite historique et effets de fantastique s'entrecroisent sans cesse pour mieux rendre indiscernable la frontiere qui les separe, laissant au spectateur la sensation d'un monde au sein duquel leur cohabitation est plus frequente qu'on ne pourrait le croire. C'est de la confrontation des deux facettes de cette meme realite que surgit sans cesse le sens.

Deux histoires

Le film est construit selon deux histoires similaires : chacune des peripeties de Tobei et de son epouse entre en resonance avec les evenements qui jalonnent la vie de Genjuro et de Miyagi. Le couple forme par Tobei et Ohama sert de revelateur a celui, plus discret, du potier et de sa femme. Des les premieres images, ce procede de miroir est immediatement etabli. L'ambition des deux hommes les pousse a partir pour la ville tandis que les deux femmes, dont la maturite contraste avec l'insouciance de leurs epoux, souhaitent rester au village. Mais les reactions des deux personnages feminins sont bien differentes : alors que la discrete Miyagi s'inquiete en silence, Ohama crie et se moque des aspirations demesurees de son epoux. La mise en parallele des deux femmes permet de formuler les craintes de Miyagi a travers les protestations d'Ohama. De la meme maniere, les espoirs illusoires de Tobei questionnent l'ambition de Genjuro, moins inoffensive qu'elle ne semble l'etre. Une inquietude latente s'immisce alors dans le recit.

Des la scene prenant place au marche, la situation va basculer pour les deux protagonistes masculins, tous les deux victimes de << hantises >>. La scene est realiste : aucun trucage ne trouble la vraisemblance de la foule qui s'amasse autour de l'etal du potier. Pourtant, Dame Wakasa, pour sa premiere apparition dans le film, possede deja plusieurs attributs fantomatiques. Elle dissimule son visage sous de nombreux voiles qui paraissent flotter lentement autour d'elle --tel un suaire qui aurait gagne en sensualite et en transparence --alors que sa voix, comme detachee de son corps, emerge du hors-champ pour s'adresser a Genjuro. Lorsqu'il se retourne, trouble, il decouvre le visage blanc de Wakasa, maquillee comme un personnage du theatre No, penchee au dessus de lui, deja dans cette position de domination que l'on retrouvera a de nombreuses reprises durant leur relation. Elle quitte le plan par la gauche, disparaissant comme elle etait apparue, dans un calme et un silence qui contrastent avec le monde grouillant toujours autour du groupe. Genjuro reste fige un instant, le regard dans le vide. Le spectateur lit sur le visage du potier un envoutement beaucoup plus fort qu'une simple attirance pour une belle femme, Genjuro est reellement hante par l'image de la mysterieuse Dame Wakasa. C'est alors que Tobei est victime de sa propre apparition. La foule qui vient d'absorber Wakasa s'ecarte soudain pour laisser passer un samourai et son armee. Fascine par le guerrier, Tobei s'immobilise, la bouche ouverte, dans une attitude qui rappelle celle de Genjuro quelques secondes plus tot. Ohama, qui comprend le danger qui les guette, s'accroche aux bras de son epoux et le supplie en vain de ne pas l'abandonner. A nouveau, le parallele est fait entre les deux couples et la fascination de Genjuro prend une nouvelle dimension inquietante, mais Miyagi n'est pas la pour l'empecher de suivre sa propre apparition. Comme un insecte attire par la lumiere, Tobei poursuit le samourai et disparait, presageant ainsi du sort de son ami.

Plus tard, la mort de Miyagi, releguee hors-champ, est elle aussi devoilee par un dedoublement de l'histoire. Le coup porte a la femme de Genjuro, evenement pourtant fondamental dans le recit, loin d'etre manifeste, est seulement entrapercu. Miyagi se releve meme apres une premiere chute. Un fondu au noir laisse alors le spectateur dans le doute concernant le sort de l'epouse du potier. Mais, comme pour confirmer cette premiere attaque a la lance, Mizoguchi en propose une seconde et repete l'action dans la scene qui suit : le meurtre d'un soldat par Tobei. Cette fois le coup est franc, direct, violent. Le corps s'effondre et ne se relevera pas. Et cette mort resonne avec l'agonie de Miyagi que le spectateur ne verra pas mais dont il aura de fait une douloureuse intuition.

Parfois, deux scenes similaires entrent en confrontation et se construisent selon cette symetrie particuliere qui unit parfois les contraires. C'est le cas des deux etreintes qui unissent Wakasa et Genjuro d'une part et Ohama et Tobei d'autre part. Lorsque le potier epouse son envoutante femme-fantome, celle-ci l'enlace vigoureusement et les deux corps s'effondrent lourdement sur le sol du manoir. Tout le desir jusqu'ici refrene de Wakasa (morte sans avoir connu l'amour) s'exprime dans cette etreinte fougueuse et une vie de plaisirs commence pour Genjuro. Mais cette passion ne va pas sans la mort, celle de Wakasa, qui a deja eu lieu et qui se propage et contamine peu a peu le potier, voue a la rejoindre de l'autre cote. La chute qui marque le debut de leur histoire materialise alors litteralement cette << descente aux enfers >>. A l'inverse, l'effondrement de Tobei et d'Ohama fait basculer les deux amants du cote de la vie : Tobei, le faux samourai qui ne tardera pas a etre demasque, et Ohama, contrainte a se prostituer pour survivre, se croisent par hasard. Ils se fuient, se tournent autour, s'evitent. Leurs regards ont du mal a se croiser. Quand soudain, emportes par le meme mouvement passionne qui a uni Wakasa et Genjuro, les amants parviennent enfin a se rencontrer, dans une etreinte si puissante qu'elle les jette a terre. Pres d'eux, une barque rappelle leur depart vers la ville et annonce peut-etre leur retour dans le village. Alors que Genjuro quittait la vie simple et heureuse qu'il partageait avec Miyagi en tombant dans les bras de Wakasa, la chute d'Ohama et de son epoux les ramene dans leur quotidien paisible, maintenant debarrasse des illusions devastatrices de Tobei.

Deux mondes

Guerre et travail, une certaine realite

Bien que possedant une tonalite fantastique forte, le film de Mizoguchi s'appuie sur une realite historique qui trouve toute sa place dans le recit. Le Japon du XVIeme siecle, ses paysans travaillant les champs, ses techniques d'artisanat, ses campagnes ravagees par des guerres feodales, apparaissent comme un fil conducteur du recit. Guerre et travail sont d'ailleurs respectivement incarnes par les deux personnages masculins : Tobei le << samourai >> et Genjuro le potier. Des sequences d'un grand realisme montrent les soldats surgissant soudain dans les ruelles du village, les pillages des modestes foyers, les habitants effrayes qui fuient precipitamment pour se cacher dans la foret avoisinante ; mais aussi les rues surpeuplees de la ville, les marchands ambulants, les boutiques de tissus. Le travail de Genjuro est au coeur de nombreuses scenes du film. Mizoguchi s'attarde longuement sur le faconnage lent et rigoureux des poteries. Les mains de Genjuro modelent doucement l'argile qui tourne au rythme regulier du balancier manoeuvre consciencieusement par Miyagi. Les mouvements se completent dans un meme plan, la complicite du couple se lit dans ce travail en harmonie. La repetition de cette scene dans l'epilogue du film suggere la presence fantomatique de l'epouse du potier. Le meme cadre large montre tout le mecanisme du tour du potier mais Miyagi n'occupe plus sa place dans le systeme que le spectateur a pu observer plus tot dans le recit. Genjuro actionne le tour luimeme d'un geste circulaire qu'il doit repeter souvent, interrompant son travail de modelage de la terre, pour jouer maladroitement le role laisse vacant par son epouse. Le balancier que manipulait cette derniere oscille seul, inutilement, entraine par le tour. Ce mouvement anime la moitie droite du plan, celle qui accueillait le corps de l'epouse devouee, et le spectateur l'imagine a nouveau, agenouillee pres du potier, fantome veillant encore sur l'ouvrage de Genjuro.

Apparitions spectrales, surgissements fantastiques

En contrepoint de ces scenes realistes, le film presente deux apparitions de fantomes, etres surnaturels qui font basculer le film dans un registre fantastique, arborant alors tous les attributs propres au genre.

La sequence qui se deroule dans le manoir (hante) est particulierement chargee de cette tonalite surnaturelle. Les ombres des personnages vacillent. Wakasa, a l'image des nombreux voiles qui l'entourent toujours, semble glisser --presence flottante, legere --au dessus du sol. La batisse est delabree, le jardin envahi par les hautes herbes, mais Genjuro ne semble pas remarquer ces signes inquietants lors de son arrivee. Selon un cliche du genre, la porte s'ouvre toute seule devant eux et lorsque le potier penetre dans le manoir celui-ci se transforme sous ses yeux. Genjuro se retourne sur le couloir qu'il vient de parcourir lorsque, par un simple changement de plan, la nuit est tombee dans la cour. Des servantes se materialisent soudain dans les grandes pieces sombres et viennent allumer des lampes une a une. Le temps est incertain.

Plus tard, Wakasa s'emerveille du travail de Genjuro. Servi dans ses propres bols, le potier s'etonne de leur beaute nouvelle, qu'il attribue au pouvoir transformant du milieu sur les choses. Pourtant, les reflets bleutes de la ceramique decrits dans le dialogue restent pour le spectateur du film en noir et blanc un mystere de plus. Les pots de Genjuro possedent-ils cette qualite artistique, cette finesse ou bien n'est-ce qu'un tour du fantome, ou meme simplement de l'imagination du potier trouble par la beaute de Wakasa ? Le regard du fantome sur les poteries est avant tout un regard transformant : la realite vacille dans le manoir, les apparences sont trompeuses.

La dame de compagnie aborde le sujet du mariage et Genjuro accepte cette situation sans le moindre etonnement. Il oublie totalement sa femme et son fils, sa vie passee ; il s'apprete a en vivre une autre aux cotes du fantome. Le mariage a lieu, et avec lui les premieres sensations de peur lorsque s'eleve d'outre-tombe la voix du pere de la mariee --premiere manifestation fantomatique identifiee comme telle dans le film --chantant a travers son masque noir et vide. Une succession de fondus enchaines entraine ensuite le spectateur dans un espace et un temps indistincts dans lesquels se deroule la vie remplie de plaisirs de Genjuro et de sa nouvelle femme : << Nous passons insensiblement, par glissement, d'un moment a l'autre, d'une journee a une autre. Le temps s'est distendu, les reperes chronologiques s'estompent, les lieux se substituent les uns aux autres par dissolution, comme dans l'idee que nous nous faisons de l'univers du reve (1). >>

Cette sequence qui tend ineluctablement vers la mort de Genjuro est interrompue lorsque le potier croise le chemin de l'homme qui trace sur son corps le texte protecteur. Au manoir, Wakasa et sa dame de compagnie decouvrent les ideogrammes sur son torse et le supplient de rester a leurs cotes. La musique devient plus sombre, presque effrayante, et pourtant le fantome semble avoir perdu tout son ascendant sur le potier et en est reduit a implorer sa pitie. Mais Genjuro, comme suite a un premier eveil, se souvient de sa femme et de son fils et desire les rejoindre. Il se saisit d'une epee et l'agite devant les deux femmes qui reculent. Ses gestes desesperes renversent une a une les bougies dans un mouvement inverse a celui des servantes lors de sa decouverte du manoir. Les pieces s'assombrissent : le manoir retourne dans l'obscurite a laquelle il appartient, a la nuit propice aux reves. C'est en plein jour que le potier se reveille, au milieu de ruines.

Mais a peine a-t-il echappe a l'emprise de Wakasa que Genjuro assiste a une nouvelle apparition. Rentre chez lui, c'est une maison a l'abandon que le potier retrouve, mais il ne le remarque pas. Encore une fois, l'histoire se repete : les ruines de son propre foyer ont remplace celles du manoir et c'est donc presque naturellement qu'un autre fantome prend la place de Wakasa. Dans un long travelling circulaire, la camera accompagne Genjuro qui fait une premiere fois le tour de la piece vide puis revient sur ses pas. << Il reprend sa ronde, et comme a la suite d'un rite magique, issu de sa pratique oo du tour naissaient les formes, sa femme est la, elle hante le logis autour du feu (1) >> Les pouvoirs de faconnage du cinema et du potier semblent s'etre associes pour permettre la materialisation du fantome de Miyagi. La scene tant esperee du retour de Genjuro chez lui, accueilli par sa femme et son fils, a bien lieu. Mais c'est dans le passe que le potier se refugie, celui d'une autre sequence de repas a laquelle nous avons assiste plus tot dans le film, et qui se reproduit ici. Seul le passe ou bien le songe de ce passe perdu peut offrir a Genjuro l'accueil dont il revait et une nouvelle scene de reveil fait disparaitre l'image de Miyagi.

Ce second fantome est bien different du premier et ce sont leurs modes d'apparition et de disparition respectifs qui revelent ces antinomies. Wakasa surgit du neant. Elle entraine Genjuro dans un mysterieux manoir maudit, hante par le spectre d'une histoire familiale tragique. Pour gouter aux plaisirs dont elle a ete privee par une mort injuste et prematuree, Wakasa cherche desesperement a attirer le potier en dehors du monde, en dehors de la vie meme. Lorsque Genjuro comprend ses desseins, le fantome disparait et emporte avec lui les lieux qu'il hantait. Miyagi, elle, est attachee au foyer securisant qu'elle partageait vivante avec son epoux. Son apparition n'est pas subie par Genjuro qui semble au contraire en etre l'instigateur. La presence de Miyagi, si fortement desiree par son epoux, s'inscrit donc dans le prolongement de sa vie a ses cotes. Ainsi, elle veille encore sur lui et sur leur fils pendant l'epilogue apaise du film. Alors que Wakasa, dont la vie est releguee en dehors du film, appartient tout entiere au monde de l'illusion, Miyagi est un fantome qui entretient des liens etroits avec le reel. Retrouvant la place qu'elle avait de son vivant au sein de sa famille, la femme du potier perpetue les valeurs d'authenticite et de simplicite qu'elle enseignait deja a Genjuro et Genichi. Elle ne disparait donc pas mais reste a leurs cotes pour les guider vers le chemin d'une vie heureuse consacree au travail.

Frontieres floues

La scene de traversee du lac joue un role de liaison entre les tonalites realiste et fantastique du film. Apres le chargement des poteries sur l'embarcation --preoccupation concrete --un fondu au noir marque le debut du trajet en barque. La surface de l'eau renvoie la clarte de la lune alors que le ciel est noir et profond. La barque apparait progressivement depuis le fond de l'image. Elle approche, semblant se materialiser sous les yeux du spectateur, presque translucide, fantomale, glissant dans cette limite brumeuse entre le ciel et l'eau (1). Une voix s'eleve, d'abord difficilement identifiable, elle parait emerger de ce decor fantasmagorique. La voix s'arrete soudain lorsque Ohama, qui chantait en ramant, apercoit une barque vide qui s'approche doucement. << Un fantome ! >> s'ecrie Miyagi ; c'est la premiere fois que le mot est prononce et il annonce les fantomes a venir : celui de Wakasa mais aussi celui de Miyagi elle-meme. Le fantome dans la barque est en realite un pecheur mourant qui expire devant eux, anticipant egalement la suite du recit.

A l'image de la foret et du pont traverses par Hutter dans le Nosferatu de Murnau, le lac, dans le film de Mizoguchi, fait office de point de passage, de transition entre deux mondes. Les personnages quittent le village et ses preoccupations materielles, sa realite concrete, pour un ailleurs plus incertain. Plus qu'un passage vers un autre lieu qui serait celui de la ville, la sequence du lac est avant tout construite comme une marque temporelle dans le film qui s'articule autour de cet axe central. La succession de << faux fantomes >> (la barque evanescente, les chants d'outre-tombe, le pecheur agonisant) a ouvert la voie aux veritables fantomes. Le recit bascule dans le fantastique selon un principe de contamination. Le regard du spectateur e st maintenant trouble par l'ambiance onirique des brumes du lac et pret a voir chaque lieu comme surnaturel, chaque personnage comme un spectre potentiel. Les limites entre realite et surgissements fantastiques sont brouillees : les ruines du manoir Kutsuki comme celles qui attendent Genjuro chez lui sont a la fois la trace des guerres qui devastent le pays et le lieu propice a l'apparition des fantomes. Sequences guerrieres, scenes de marche d'une part et manifestations fantomatiques d'autre part, se croisent et s'entremelent selon un glissement permanent.

Une scene est particulierement representative de ce trouble present dans toute la seconde partie du film. Sur le chemin pour livrer les poteries, Genjuro s'arrete devant un marchand de kimonos et laisse son esprit divaguer un instant. Une musique etrange s'eleve et l'ombre de Miyagi se dessine. Cette femme toujours au travail a les bras charges, mais elle pose un instant ses affaires et caresse doucement les belles etoffes puis disparait. Une voix feminine arrache Genjuro a ses reveries et lorsqu'il se retourne, il decouvre Wakasa qui est venu le chercher. C'est encore par le dedoublement que la sequence introduit un questionnement nouveau. D'une apparition a une autre, le fantome de Wakasa possede une realite que Miyagi n'a plus, reduite a l'imagination de son epoux. Cependant, aucun artifice n'accompagne la vision de Genjuro (transparence, flou, superposition, etc.) et cette courte vision de sa femme demontre la force de creation de l'imaginaire du potier. Toute la signification des scenes en compagnie du fantome s'en trouve ebranlee. Genjuro aurait-il projete cette femme, si belle, et qui pose sur ses poteries le regard d'un connaisseur sur une oeuvre d'art ? L'univers du reve n'est jamais loin dans le manoir de

Wakasa, espace au deroulement temporel incertain, et c'est bien en se reveillant que Genjuro se libere de l'ascendance du fantome malefique. Plus tard, il se reveillera a nouveau et le fantome de sa femme aura disparu mais le fantastique ne s'arretera pas a cet eveil : la voix de Miyagi, passee a travers la breche ouverte par son propre cri --<< un fantome! >> --continue de flotter dans cet entredeux mysterieux au-dessus de la tombe fleurie par son fils.

(1) Paris, ed. Cahiers du cinema, coll. << Essais >>, 1995, p.35.

(1) Jean-Pierre Jackson, Les Contes de la lune vague apres la pluie --Kenji Mizoguchi, Paris, Nathan, coll. << Synopsis >>, 1998, p.77.

(1) Marie Darrieussecq, << Le fantome de la Dame du lac, a propos de Contes de la lune vague apres la pluie >>, Cahiers du cinema no.525, juin 1998, p.65.

(1) A propos du musee des peintures de fantomes exposees au temple Zenshoan a Yanaka, Japon : << Si quelques peintures representent des acteurs de kabuki dans des roles de spectres issus du repertoire, certaines figures sont moins aisees a identifier. Nous tournant le dos, le fantome derobe par exemple son visage a notre vue ou se tient derriere des voiles. D'autres apparitions, formees par la brume d'un lac ou les flocons d'une tempete de neige, ne relevent meme plus d'une apparence humaine. On distingue parfois vaguement une tete, un cou et un torse mais le reste du corps se perd dans l'indistinct. >> Stephane du Mesnildot, Fantomes du cinema japonais, Ed. Rouge Profond, coll. << Raccords >>, p. 15.
COPYRIGHT 2012 Association Cinema Art Nouveau
No portion of this article can be reproduced without the express written permission from the copyright holder.
Copyright 2012 Gale, Cengage Learning. All rights reserved.

Article Details
Printer friendly Cite/link Email Feedback
Author:Buyer, Veronique
Publication:L'Art du Cinema
Date:Sep 22, 2012
Words:3595
Previous Article:Eurydice retrouvee.
Next Article:Les Innocents.

Terms of use | Privacy policy | Copyright © 2019 Farlex, Inc. | Feedback | For webmasters