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Alain Laframboise par dela le medium photographique.

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L'objet, justement, n'etait reductible a aucune discipline particuliere et, les rendant toutes enigmatiques, aidait a mettre en questions leurs postulats memes (1) ...

L'image photographique est toujours plus qu'une image : elle est le lieu d'un ecart, d'une estafilade sublime entre le sensible et l'intelligible, entre la copie et la realite, entre le souvenir et l'esperance (2).

Chaque objet trouve une histoire. Telle pourrait etre l'amorce de ce texte consacre a la retrospective d'Alain Laframboise au Musee d'art contemporain des Laurentides (3). Il suffirait de montrer que Ton touche bien sur des objets, que leur nature meme d'objets est de ne jamais pouvoir etre touches que partiellement, ou par une certaine main, en un certain sens, avec une certaine force. Et par la, nous dirions que la phenomenologie avait raison, que l'objet est d'une certaine maniere inaccessible dans sa globalite, car sa representation est mouvante, son en-soi est pour nous hermetique. Nous pourrions egalement ajouter qu'avec la psychanalyse, l'objet est devenu flou. Puisque tout objet de notre esprit est travaille par l'inconscient, il n'est donc plus saisissable. De plus, Baudrillard nous a montre que les objets n'epuisent pas leur sens dans leur materialite et leur fonction pratique. Mais en fait, ce n'est pas l'objet qui nous importe, mais plutot le faiseur d'objets. Avec son appareil photographique, ses boites architecturees, ses sculptures d'assemblage et plus recemment sa camera video, Alain Laframboise revisite nos histoires d'objets. Sur les pas de Merleau-Ponty, l'artiste joue d'une evidence sensible, celle de notre etre au monde. Partant du postulat que l'art est une manifestation exemplaire en raison du rapport particulier qu'il entretient avec l'apparaitre des phenomenes, Alain Laframboise interroge le lien originaire qui nous unit au monde par les images.

Dans la premiere salle du musee, la correlation image-medium-corps fait l'enjeu d'une puissante investigation poetique. Entre l'image, le medium--le support materiel et technique au moyen duquel une image se materialise--et le corps, lieu d'existence de l'etre, Alain Laframboise presente une dialectique de ces notions dans une apprehension visuelle des corps morts. Entre photographies d'oeuvres d'art et photographies d'etres dans le monde, l'artiste joue sur l'ambiguite d'une proximite liee a la distance et a la separation. Une premiere photographie d'une barque inondee ouvre la serie Nicolaas (1995), alors que le dernier tirage expose un miroir. Reflets de l'eau, reflets du miroir, tous deux dotes d'un pouvoir de reflexion, viennent encadrer des portraits, des paysages, des details du tableau de Rembrandt, La lecon d'anatomie du docteur Tulp, telle une paire de guillemets au pouvoir heuristique. Le miroir, centre des reflexions sur l'identite, sur la representation de soi, de l'etre au monde, metaphorise le rapport de tout individu a la representation, comme fascination narcissique, stade du miroir lacanien ou encore pouvoir d'illusion de I' image. Mais si le miroir comme l'appareil photo instaurent une situation d'echange entre le regardant et le regarde, le cadavre bouscule cet ordre etabli. Le corps mort annule l'alterite pendant que l'image du cadavre apporte au spectateur la possibilite d'entrevoir, de se representer la mort. La dimension esthetisante des images du corps mort donne ici une place a ces images interdites et l'association entre vie et trepas se cristallise dans un memento mori visuel aux couleurs chaudes. Ici, la photographie devient une melanographie ou l'art de constituer des formes avec du noir et l'image, comme le rappelle Hans Belting, est une experience de la mort, elle presente ce qui n'est pas en elle, mais peut y apparaitre (4).

Un inframonde des images

Comprendre le lien originaire qui unit l'etre au monde, c'est aborder la question centrale des images du corps, mais aussi celle du corps des images. Car une oeuvre artistique est d'abord celle d'un corps, d'une force se deployant dans un environnement materiel. A travers la correlation image-medium-corps, que l'on peut egalement apprehender par la representation du corps ouvert dans les boites d'assemblage de La lecon d'anatomie III et IV, Alain Laframboise met en avant la relation double du cadavre a l'image; les deux sont prives de vie et seul le cadavre se mue en une image ephemere. Cette recherche sur la tripartition image-medium-corps est traversee par une autre image, bien particuliere, celle de l'image par excellence du corps, l'ombre. Avec Circumscrit ou encore Ritratto, de la serie Picture (1995), l'ombre en tant que medium naturel du corps est capturee par la photographie. Saisissant portrait d'une quasi-absence du corps, la photographie arrime cette image fugitive, liee en permanence au corps, et nous ramene aux pouvoirs du corps des images et aux croyances animistes. Dans une esthetique de la demi-teinte que l'on rencontre dans les photographies de Serie noire (1992), l'ombre aborde les relations de l'espace et du temps. Ce sont des situations de clair obscur qui jouent sur la valeur de la profondeur. Comme le souligne Junchiro Tanizaki dans son Eloge de l'ombre, le monde qui se revele dans l'ombre est un monde hors du temps, suspendu et eternel (5). L'ombre a souvent ete employee comme la metaphore de l'inconscient, alors que la lumiere etait celle de la conscience. Usant de son appareil photographique comme un pale allumeur de reverberes, Alain Laframboise denonce cette illusion de l'identite. Il etablit une traversee des ombres qui apparait davantage comme une refutation metaphorique de cette irreductible fiction qui definit le sujet. Toutes ces histoires d'objet ne parlent-elles que de melancolie ? " L'ombre de l'objet est tombee sur le moi ", disait Freud (6). Par cette phrase enigmatique, mais sublime, il soulignait l'impossibilite pour le sujet de se departir de l'objet disparu.

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Les images, lieu de production d'humanite

Au contraire des iconographes actuels qui cherchent dans les livres la cle de l'enigme, la formule magique qui interpreterait l'image dans sa totalite sans jamais ne regarder aucune image, Alain Laframboise n'a cesse d'explorer, de fouiller les images et l'inconscient des images. Contre cette idee que l'image n'est pas donnee a voir ou a regarder, mais a lire, il a edifie une pratique photographique riche et foisonnante dans laquelle il est preferable de faire valoir la contingence, de privilegier le devenir a l'histoire, ou encore, d'affirmer la puissance des milieux et des ambiances. Alain Laframboise s'est rallie a ces observateurs qui pensent que la vision ne peut etre comprise comme une rationalite froide et mesuree qui developperait ses pouvoirs depuis l'esprit. En se refusant a expliquer un monde deja donne, il s'inscrit dans la pensee postmoderne et tente plutot de decrire un monde toujours a faire, dafts des processus et des mouvements de mise en relation, de differenciation ou d'actualisation. Dans ce travail de deconstruction, l'artiste depasse la vision tautologique du monde, il deconditionne son regard pour apprehender l'analyse des structures sedimentees qui forment la representation.

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Concu comme un musee portatif, la boite a figures Sans titre (Bombe), de 1985, renvoie aux artistes du mouvement Dada, lesquels ont utilise toutes sortes d'objets de recuperation pour realiser leurs assemblages. Alain Laframboise fabrique des sculptures en assemblant differents objets, choisis pour leurs qualites formelles et pour leur signification symbolique. Mais bien au-dela de cette combinaison de supports et de figures, c'est un art erudit, savant, un art combinatoire usant de metaphores figuratives oo se produit une coincidence des images. Les boites a figures sont marquees par des enchevetrements de references, de silhouettes de personnages du monde des beaux-arts. Cette petite societe picturale et sculpturale renvoie a la concordance des images qui se produit dans l'esprit du spectateur, compose de toutes les histoires des images qu'il a vues au cours de sa vie. Dans cette sculpture d'assemblage, l'artiste manipule les citations visuelles, il elabore le libre jeu d'un art combinatoire avec les materiaux du souvenir. Le lieu des images que questionne Alain Laframboise semble aussi celui qu'il a frequente durant de nombreuses annees, l'amphitheatre de la faculte. La boite a figures avec sa fenetre epiphanique ouverte sur le monde evoque cette camera obscura qu'est l'amphitheatre oo le regard se transforme en une experience propre a chaque individu. Et cette experience peut bien avoir un caractere dangereux, comme l'evoque le mecanisme horloger de Sans titre (Bombe) en suggerant une explosion minutee, comme la transformation ontologique de l'etre que produisent indeniablement nos usages d'images. N'est-ce pas, aujourd'hui, par la seule mediation de l'image que nous faisons l'experience de l'Histoire ? Les images ont une importance qui depasse les limites de leur existence singuliere. Pour le professeur que fut Alain Laframboise, le role de passeur d'un patrimoine iconique met en avant la question de la transmission des images. Dans sa pratique artistique, il s'est engage dans des processus dynamiques oo les images sont transformees, oubliees, redecouvertes pour etre reinterpretees autrement. Autour d'un processus qui met en lumiere la memoire culturelle, l'artiste elabore une fine reflexion sur le devenir des images. Ainsi, echange et glissement entre divers mediums sont une pratique recurrente chez Alain Laframboise. Les vedute, dispositifs elabores a partir d'anciennes images, mettent en evidence le caractere de bricolage experimental du travail d'Alain Laframboise. Bricolage d'images, ici de diapositives, des images aujourd'hui mortes devenues materiau scenographique servant a exposer un paysage urbain charge de connotations historiques. La ruine, objet figuratif, fragment d'architecture, construit ici un cadre de la narration et introduit une dimension temporelle (7). Mais ces objets figuratifs renvoient aussi a d'autres assemblages savants des artistes de la Renaissance, telles les architectures des entrees solennelles (8). Couches de sedimentation de la memoire, les vedute d'Alain Laframboise mettent en place un dispositif de transmission pour des images mortes, elles agencent ainsi une valeur poetique du souvenir. Les diapositives fossilisees par la transformation du document en oeuvre d'art racontent bien la poesie de la presence au monde qu'est la memoire, cette capacite de la trace a se charger de memoire.

Dans cette reformulation historique des objets qui caracterise le travail d'Alain Laframboise se tisse une trame oo l'enjeu est bien de capter un present de formes. Peinture d'histoire, de la serie Figures, presente la rencontre de petites sculptures et statuettes dans une obscurite savamment organisee. Ce rassemblement de personnages aboutit a un condense d'images; le Radeau de la Meduse, de Gericault, La Liberte guidant le peuple, de Delacroix, toutes les Suzanne au bain de l'art occidental, viennent se superposer a cette installation-citation. Cette photographie met en evidence les processus figuratifs lies a la memoire des situations passees et impliquees dans les activites de l'imagination. Elle cristallise les enchainements qui fonctionnent a partir de la representation mentale des objets, de leur transformation, et des rapports spatio-temporels de l'esprit, tel le figurai de Jean-Francois Lyotard, ce regime semiotique dans lequel ce qui est montre n'est pas le produit fini d'un processus de mise en forme, mais l'espace ouvert au processus en oeuvre (9). C'est donc ici la pratique visuelle du montage qui est donnee a voir, l'experience d'une memoire encodee oo se joue une tension singuliere entre document et histoire.

Au fil des annees, Alain Laframboise elabore une approche spatialisee de la representation. Dans la serie de photographies Visions domestiques I, les petites figurines savamment disposees ne sont pas simplement des objets photographies. Le dispositif a reussi a renverser la hierarchie du photographe regardant son objet pour poser, de maniere unique, le regard de l'objet et lui conferer une dignite historique. Alain Laframboise accorde de l' << espace >> au regard d'un objet dans la composition. L'artiste a exploite la these d'un espace qui n'est pas le milieu dans lequel se disposent les choses. Ce n'est pas une representation qui serait le resultat du cliche, mais une representation-processus dans laquelle l'image est pensee comme une puissance. La demarche proposee etant qu'au lieu de se saisir de l'image, il faut plutot se laisser saisir par elle. Avec Visions domestiques I, l'artiste agence ses dispositifs photographiques de maniere a ce que les objets acquierent un pouvoir plastique et produisent des espaces dont ils dependent. Alain Laframboise a explore la maniere par laquelle une reproduction bidimensionnelle se charge de representer un objet tridimensionnel. Comme s'il s'agissait de mettre au centre du dispositif visuel les marques claires de cette reduction d'un volume a une surface. C'est par un effort sculptural s'appuyant sur une volumetrisation que le photographe pallie ce que l'on pourrait considerer comme une insuffisance du medium. Ce petit jeu entre peinture, sculpture et photographie se joue egalement dans les oeuvres de la serie Visions domestiques III. Ces photographies exposent les puissances chromatiques des verts, des rouges, des jaunes et des bruns dans une atmosphere marquee par une ambiguite entre teintes chaudes et froides. L'artiste s'amuse aux sculptures coloriees et a la mise en scene de natures mortes solitaires. Ces arrangements photographiques nous font franchir le pas de la proximite optique a l'intimite tactile, la texture qui produit l'image par contact.

La fabrication des images, les representations mentales, la figurabilite, tous ces processus figuratifs lies a la memoire des situations passees et impliquees dans les activites de l'imagination font partie de cette anthropologie visuelle dont Alain Laframboise a tisse son patrimoine iconique. Plus recemment, en collaboration avec Louis Cummins, l'artiste a investi les images en mouvement par l'intermediaire de la video. Dans Chemin, le dispositif convoque le spectateur a la presentation repetitive d'une serie de poupees formant une boucle fermee. Sur une plateforme circulaire apparait d'abord une poupee, puis deux et trois et, a chaque giration, une nouvelle poupee trouve une place sur cette scene, oo elles sont installees en file indienne. Cette temporalite repetitive renvoie au pouvoir d'attraction des jouets d'optique du XIXe siecle, comme le phenakistiscope, produit a cette periode charniere du pre-cinema et des images en mouvement. Dans un murmure de petites notes repetitives qui finissent par occuper tout l'espace, une acceleration de la vitesse de deroulement des images entraine le tournoiement endiable des poupees, telle une ronde sans fin au mouvement perpetuel engendree par la giration rapide du disque qui induit un flux inalterable des images oo ces dernieres s'emballent. Par le procede du compositing, la superposition des images, l'artiste porte une attention particuliere aux images mentales, a l'imagination et a la memoire. Dans le triptyque musical que presente la video Rumeurs, les boites a musique sans age qu'on remonte et qui tournent et tournent encore en remontant le temps, en le demontant, en l'annihilant sont bien les images souvenirs de chacun, lente melodie oubliee que l'on retrouve lorsque l'on fait jouer la boite a musique et qui fait surgir des images dans notre esprit.

Les photographies d'Alain Laframboise travaillent l'experience intime de la perception. Tout ce que nous sommes capables de penser provient a des degres de sublimation divers de notre insertion corporelle dans un monde qui nous affecte sensiblement et dont nous n'avons jamais fini de faire le tour. C'est l'enjeu des photographies de l'artiste de decrire cette humaine condition et les modalites originelles d'affectation de notre etre par le monde. Autant dire que le travail d'Alain Laframboise est une reevaluation du travail de l'espace qui debute par une tentative de rehabilitation du corps et de la perception, mais, surtout, c'est la poursuite ininterrompue et raffinee d'une anthropologie comparee du regard et des relations des humains aux images.

Legende: Alain Laframboise (019).

Legende: Alain Laframboise, Ritratto.

Legende: Alain Laframboise. Chemin 1.

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(1) Jean Baudrillard, Mots de passe, Paris, Pauvert, 2000, p. 13.

(2) Agamben, Giorgio, Profanations, Paris, Rivages, 2005, p. 26.

(3) Alain Laframboise : Le sens du quotidien, au Musee d'art contemporain des Laurentides de Saint-Jerome, du 9 fevrier au 23 mars 2014, commissaire et auteur du catalogue, Karl-Gilbert Murray, editeur MACL, 2014, 64 p.

(4) Hans Belting a consacre un ouvrage a ces questions de relation du corps a l'image, oo il proposait a la discipline de l'histoire de l'art de renouveler ses methodes et son savoir dans une anthropologie des images. Pour une anthropologie des images, Paris, Gallimard, 2004.

(5) Junichiro Tanizaki, Eloge de l'ombre, Paris, Verdier, 2011, p. 42.

(6) Sigmund Freud, " Deuil et Melancolie ", Metapsychologie, Paris, Gallimard, Folio Essais, 1986, p. 157.

(7) Pierre Francastel s'est eloigne de l'idee d'une figuration construite par rapport a une norme, en demontrant que l'objet visuel de la Renaissance est constitue d'objets et de lieux figuratifs. La notion d'objet figuratif designe des objets materiels porteurs de significations, mais detournes de leurs usages d'origine sans que leur apparence soit modifiee. La figure et le lieu. L'ordre visuel du Quattrocento, Paris, Denoel, 1980.

(8) Ces grands bricolages proches des decors de theatre, des installations ephemeres de machines et d'architectures comportaient souvent un arc de triomphe et marquaient l'entree triomphale d'un souverain dans une cite. Ces systemes de representation de l'evenement, de l'image du pouvoir royal, etaient souvent accompagnes de corteges solennels avec chars et denotaient le caractere collectif de ces manifestations artistiques. Alain Laframboise a ete un membre actif du Groupe de recherche sur les entrees solennelles (GRES) a l'Universite Concordia. A propos des entrees solennelles, voir Helene Visentin, " Des tableaux vivants a la machine d'architecture dans les entrees royales lyonnaises (XVIe-XVIIe siecles) ", Dix septieme siecle, 2001, vol 3, no. 212, p. 419-428. www.cairn.info/revuedix-septieme-siecle-2001-3-page-419.htm.

(9) Jean-Francois Lyotard definit cette notion de figurai dans son ouvrage Discours, figure, Paris, Klincksiek, 2002.
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Author:Chantoury-Lacombe, Florence
Publication:ETC Media
Date:Oct 15, 2014
Words:3311
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