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Une analyse comparative des conditions et niveaux de vie des menages dans l'espace CEMAC *.

Abstract

J.E. MATA: "A Comparative Analysis of the Conditions and Standards of Living of Households in the CAEMC." [<< Une analyse comparative des conditions et niveaux de vie des menages dans l'espace CEMAC. >>] The present article presents a comparative analysis of the evolution of conditions of living between Cameroon, Gabon and Congo, three countries in Central Africa countries which are all members of the Central Africa Economic and Monetary Community (CAEMC).

It aims to show whether the gap in the standards of living between the three countries has deepened over time or been reduced as well as to demonstrate whether the integration mechanisms put forward by the CAEMC have led to the levelling of standards of living between these countries. Three main sets of reasons (historical, socioeconomic and socio-political) were used in the selection of these three countries.

The methodology used is a comparative methodology based on an econometric analysis. This analysis was first static, then dynamic, the latter being inspired by Houthakker and Taylor's model. Alongside this methodology, we introduced the influence of a sub regional variable (average consumption in the sub region) on a national variable (average consumption in each country).

The results obtained reflect the difficulty of measuring the conditions and standards of living due to the multitude of variables affecting them and to their rapidly changing character, itself linked not only to customs but also to the culture and the geographical milieu. The results are imprecise. Generally speaking, Gabon appears to enjoy a higher standard of living, while the relationship between Cameroon and Congo remains very uncertain.

Resumes

J. E. MATA : <<Une analyse comparative des conditions et niveaux de vie des menages dans l'espace CEMAC.>> Cet article propose une analyse comparative de l'evolution des conditions de vie entre le Cameroun, le Congo et le Gabon, trois pays d'Afrique Centrale qui font tous partie de la Communaute Economique et Monetaire des Etats de l'Afrique Centrale (CEMAC).

Il cherche a voir si l'ecart des niveaux de vie entre les trois pays, dans le temps, s'est accentue ou s'est reduit. Ceci, pour voir si les mecanismes de l'integration propulses par la CEMAC ont permis le nivellement des niveaux de vie entre ces pays. Trois ensembles de raisons (historiques, socioeconomiques et sociopolitiques) ont permis de selectionner les trois pays.

La methodologie utilisee est une methodologie comparative, basee sur une analyse econometrique. Cette analyse a d'abord ete statique, puis dynamique. La dynamisation s'est inspiree du modele de Houthakker et Taylor. Dans la methodologie, a ete introduit l'influence d'une variable sous regionale (la moyenne de la consommation dans la sous region) sur une variable nationale (la moyenne de la consommation dans chaque pays).

Les resultats obtenus refletent la difficulte meme d'apprehender les conditions et niveaux de vie du fait de la multitude des variables y afferents et de leur caractere tres changeant et lie autant aux moeurs, a la culture qu'au milieu geographique. Les resultats trouves sont tres imprecis. Globalement, le Gabon aurait un niveau de vie plus eleve, alors que la hierarchie entre le Cameroun et le Congo reste tres incertaine.

Introduction

Le but ultime de toute politique socio-economique demeure le maintien et l'amelioration du niveau de vie des populations concemees (Essama-Nssah 2000 : 11). Dans ce cadre, cet article entreprend une etude comparative des conditions et niveaux de vie des menages de trois pays de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon). Cette etude est d'autant plus imperative que les problemes de conditions de vie revetent une importance particuliere ces dernieres decennies. La construction de la CEMAC a entre autres objectifs et, a terme, le plus important, le rapprochement des conditions et niveaux de vie des menages.

La construction de la CEMAC qui a commence par le volet institutionnel definit certains criteres socioeconomiques de convergence qui ont une incidence directe sur les conditions de vie des menages (annexe 1). Le respect de ces criteres constitue une bonne base pour l'amelioration des conditions de vie. Aussi, a la veille de la <<complete>> realisation de cette union, il est utile de voir quelle est la situation des menages de ces pays les uns par rapport aux autres.

La problematique que nous posons est la suivante : l'ecart des conditions et niveaux de vie entre les trois pays s'est-il accentue ou s'est-il reduit? Pour repondre a cette question nous emettons les hypotheses suivantes : les conditions et niveaux de vie dependent d'un certain nombre de variables telles que la consommation, le revenu disponible, le taux de chomage, les prix.... Ainsi, a partir des analyses econometriques, nous developpons des techniques de comparaison.

Un certain nombre d'arguments nous ont conduit a retenir trois pays--le Cameroun, le Congo et le Gabon :

* sur le plan historique, la CEMAC est le resultat de la transformation de l'Union Douaniere Equatoriale en Union Douaniere et Economique (UDE) de l'Afrique Centrale et de celle-ci a la CEMAC. Or, le Cameroun ne faisait pas parti de I'UDE (Mata 1995 : 2). I1 peut etre interessant de comparer un pays qui a rejoint le <<processus integratif>> en pleine marche avec les pays qu'on peut qualifier de <<fondateurs>>;

* sur le plan socioeconomique, ces trois pays sont tous producteurs de petrole et forment la <<tete de lance>> de l'economie sous regionale. Les donnees socioeconomiques (annexe 2) montrent que les trois pays constituent la <<locomotive economique>> de la zone. En 2002, le Cameroun a lui seul representait 52% du produit interieur brut de la sous region, alors que le Congo et le Gabon ensemble representaient 32%. La quasi totalite des autres indicateurs confirment la suprematie des trois pays. I1 s'avere donc interessant de comparer les conditions de vie des menages de ces trois pays qui, ensemble, representent plus de 84% du PIB sous regionale;

* sur le plan sociopolitique, le Cameroun et le Gabon sont deux pays relativement stables, alors que le Congo connait des troubles a repetition. De meme, c'est recemment que le Congo a liberalise son economie contrairement au Cameroun et au Gabon. I1 s'avere utile de faire cette comparaison afin de voir si les menages du Congo malgre les effets de guerre et de <<l'arrivee tardive>> dans l'economie de marche ont des conditions equivalentes a celles des deux autres pays; enfin, c'est pour ces trois pays que nous avons pu obtenir les donnees statistiques necessaires a notre etude.

Notre recherche, concerne l'etude des conditions et niveaux de vie donc, dans un certain sens, du bien-etre (1) Sur le plan theorique, ces problemes sont contenus dans la theorie du consommateur dont le point focal est l'optimisation de la fonction d'utilite. Cependant, le probleme de notre recherche, bien que lie a l'optimisation de la fonction d'utilite, se situe au-dela de celle-ci. La question subsidiaire que nous nous posons est celle de savoir, une fois cette optimisation effectuee, quelle place occupe les menages de chaque pays par rapport aux autres quant a la possession par eux des biens de consommation et des services. A notre connaissance, une telle etude, utilisant la methodologie que nous proposons cidessous, demeure inexistante dans la sous region. I1 est donc necessaire de le faire si l'on veut jauger des resultats futurs de l'integration sous regionale.

La suite du travail se presente comme suit : dans un premier temps, nous presenterons les indicateurs des conditions et niveaux de vie; ensuite, nous developperons notre methodologie avant de presenter les resultats empiriques et la conclusion generale.

Indicateurs des conditions et niveaux de vie retenus

Les indicateurs des conditions et niveaux de vie sont multiples (Mata 2002). Le choix ici est dicte par l'existence ou non des donnees statistiques sur la periode etudiee. Au niveau de l'analyse econometrique, les etudes du niveau de vie tournent autour de la consommation stricto sensu. Dans ce contexte, nous l'utiliserons comme mesure du niveau de vie.

En effet, plus qu'en toute autre periode, la couverture des besoins physiologiques, voire de standing, est le premier objectif de tout individu. Le pouvoir d'achat et par la suite le niveau de vie, y sont principalement lies. De plus, la consommation en general est la fin de l'activite economique au double sens du terme, terminaison et finalite. C'est donc un lieu ou se revelent les distinctions sociales, les fragmentations et les derives et ou, par consequent, il est possible de detecter l'ossature ainsi que les changements d'une societe. De plus, la consommation est differente de la depense. Elle comprend l'autoconsommation, les avantages en nature, les loyers fictifs, mais, n'inclut pas la valeur ajoutee domestique. Elle represente ainsi la valeur des biens et services utilises pour la satisfaction directe des besoins humains individuels. C'est a ce titre que nous l'avons privilegie et l'utilisons comme indicateur du niveau de vie.

La consommation des menages ne peut se realiser sans leur revenu. Nous retiendrons naturellement celui-ci. I1 faut cependant noter que le revenu est lie a plusieurs caracteristiques du menage. Aussi, a l'influence du revenu se mele l'influence de toutes les variables auxquelles il est lie, que cette influence s'exerce ou non dans le meme sens. Le revenu traduit ainsi une somme d'influences en dehors de la sienne propre. A ceci, s'ajoutent les phenomenes de saturation qui constituent aussi une limite aux effets du revenu sur la consommation. En analyse longitudinale, ceci se traduit par une absence de reponse de la consommation a la hausse du revenu et, en coupe transversale, par une absence de relations entre disparites de revenus et de consommation. Malgre tout ceci, le revenu reste un bon indicateur des conditions et niveaux de vie.

On y ajoutera egalement la possession des biens durables. Ces demiers, du fait de leur caractere perenne ont une influence particuliere sur la consommation. Nous devrions egalement tenir compte du taux de chomage. Son effet est double : d'abord de maniere directe sur la consommation des personnes concernees, ensuite de maniere indirecte sur le reste de la population par la <<psychose>> qu'il cree ainsi que par l'incertitude et la volatilite des emplois occupes. Dans ces trois pays, son effet est encore amplifie par la quasi inexistence de couverture sociale. Le chomage d'un agent penalise des lors toute une lignee d'individus <<satellites>> a ce demier. Aussi, le chomage incite-t-il les menages a epargner, d'ou un effet negatif sur la consommation.

Les prix influencent aussi les decisions de consommation des menages. Concernant l'influence des prix, la theorie economique evoque deux effets de signes opposes sur des horizons temporels differents. L'effet de fuite devant la monnaie qui influence positivement la consommation et l'effet de reconstitution d'encaisse reelle qui devrait avoir une influence negative.

Methodologie

Notre methodologie demeure purement econometrique. Nous etudierons le comportement de consommation des trois pays sur la base de deux approches. La premiere concerne l'analyse classique keynesienne qui veut que la consommation soit une fonction du revenu. D'abord, nous etablirons a partir d'un modele statique, un lien econometrique entre la consommation totale et alimentaire et le revenu. L'idee est la suivante : la consommation alimentaire des menages est liee a leur revenu; plus leur revenu est eleve, plus grande devrait etre leur consommation. Outre les besoins alimentaires, ils ont egalement des besoins d'equipement en biens durables. C'est pourquoi ensuite, nous completerons le modele precedent par deux autres specifications ou, d'une part, la possession de biens durables sera une fonction du revenu et d'autre part, nous considererons la consommation comme dependant du revenu et de la possession de certains biens durables. Nous terminerons, enfin, par une analyse des differences de comportement de consommation des trois pays.

La seconde approche tiendra compte des habitudes anterieures de consommation. Dans ce contexte, nous utiliserons le modele dynamique de Houthakker et Taylor qui veut que la consommation des menages depende du revenu et des comportements anterieurs (S) (Houthakker et Taylor 1970; Darmon 1983: 282).

L'influence statique du revenu et des biens durables

Les trois specifications retenues sont les suivantes :

[C.sub.t] = [[alpha].sub.1] + [[beta].sub.1] [Y.sub.t] + [[epsilon].sub.t] (1)

[D.sub.t] = [[alpha].sub.2] + [[beta].sub.2] [Y.sub.t] + [[epsilon].sub.t] (2)

[C.sub.t] = [[alpha].sub.] + [[beta].sub.3] [Y.sub.t] + [[beta].sub.4] [D.sub.t] + [[epsilon].sub.t] (3)

[C.sub.t] = Consommation totale (ou par produit) au cours de la periode t;

[D.sub.t] = Proportion de menages ayant un bien durable au cours de la periode t;

[Y.sub.t] = Revenu disponible par menage au cours de la periode t;

[[alpha].sub.1] [[alpha].sub.2] et [[alpha].sub.3] sont des constantes;

[[beta].sub.1], [[beta].sub.2], [[beta].sub.3] et [[beta].sub.4] sont des parametres structuraux ;

[[epsilon].sub.t] erreurs aleatoires independantes.

Ainsi posees, ces trois equations permettront de comparer :

* les propensions marginales a consommer et/ou elasticites de certains biens entre les trois pays;

* la variation en fonction du revenu de la proportion de menages possedant certains biens durables; et

* l'influence respectivement du revenu et du pourcentage des menages possedant certains biens durables sur la consommation.

Si un menage dispose de bonnes conditions de vie, la proportion de son revenu consacree a la consommation sera faible. (2) De meme, il semble logique qu'un menage au niveau de vie eleve possede un certain nombre de biens durables. De ce point de vue, moins eleve devrait etre la proportion du revenu consacree a l'achat de ces biens. Plus une region est developpee (conditions de vie meilleures), moins grande devrait etre l'influence du revenu ou de sa variation sur la consommation et sur la possession des biens durables. Cette affirmation est liee au fait que la consommation tend a etre saturee au-dela d'un certain niveau de revenu. Une hausse du revenu n'entraine plus une augmentation significative de la consommation, ce qui implique que les coefficients [[beta].sub.1], et [[beta].sub.2] tout en etant positifs seraient plus faibles dans un pays ayant de bonnes conditions de vie.

L'equation 3 peut s'interpreter de la maniere suivante. Outre le fait que la propension a consommer devrait etre faible pour un pays ayant les conditions de vie meilleures, mais le lien entre la consommation et la possession de certains biens durables devrait l'etre egalement. En effet, les menages dans une region developpee, sont censes avoir un equipement en biens durables significatif de telle sorte que leur acquisition n'est plus une preoccupation majeure. A long terme leur influence sur la consommation est negligeable. Toutefois, on devrait s'attendre a une relation positive car plus les menages possedent de biens durables, plus la part du revenu reservee a l'achat de ces biens est remplacee en partie par l'achat des biens alimentaires.

L'equation 3 peut paraitre ambigue. Elle se justifie pour des menages ayant un revenu moyen bas, qui doivent epargner <<longtemps>> pour acquerir ces biens, ce qui peut reduire, de maniere significative leur consommation. On peut craindre une correlation entre les variables D et Y, dans la mesure ou dans l'equation 2, D est fonction de Y. Mais, comme l'affirment Fanton et Mouillart (1983) parlant des modeles de consommation qui sont <<confrontes au dilemme qui oppose une specification theorique rigoureuse quitte a se satisfaire d'estimations statistiquement mediocres d'une part, a une qualite de representation satisfaisante au prix d'un certain laxisme theorique d'autre part, ces modeles optent generalement pour la seconde solution>> (Fanton et Mouillart 1983 : 56). Nous ferons fi de cette reflexion.

A ce niveau, nous realiserons un double test. Le test de Student sur les coefficients entre les pays des equations 1 et 2. I1 nous permettra de voir si les coefficients [[beta].sub.1] et [[beta].sub.2] sont significativement differents entre pays. Ces resultats seront confirmes ou infirmes par un deuxieme test sur les memes coefficients. Nous utiliserons alors la regression sur les differences des donnees entre les pays (equations 4 et 5) (3)

[C.sup.*] = [C.sub.pt] - [C.sub.p't] = [[alpha].sub.4] + [[beta].sub.5] ([Y.sub.pt] - [Y.sub.p't]) + [[epsilon].sub.t] (4)

[D.sup.*] = [D.sub.pt] - [D.sub.p't] = [[alpha].sub.5] + [[beta].sub.6] ([Y.sub.pt] - [Y.sub.p't]) + [[epsilon].sub.t] (5)

(les indices p et p' representent le premier et le deuxieme pays).

En faisant la regression sur la difference entre les donnees, on aboutit a des statistiques-t dont, si les valeurs trouvees sont significativement differentes de zero, les coefficients entre pays seront significativement differents. La difference entre les diverses consommations peut donc etre consideree comme due a la difference des revenus.

En outre, nous estimons que la forme d'equation hyperbolique represente bien la fonction de consommation alimentaire. Elle montre que plus le revenu est eleve, plus la consommation alimentaire tend vers une limite, sans l'atteindre. I1 y aurait donc saturation. Nous terminerons donc ce premier niveau d'analyse econometrique, par l'utilisation de la fonction hyperbolique. Ceci nous permettra de voir le niveau de saturation des trois pays.

Nous postulons que:

[C.sub.pt] = [[alpha].sub.6] + [[beta].sub.7] 1/Y (6)

La valeur de [[alpha].sub.6] nous permettra d'analyser le degre de saturation. Si [[beta].sub.7] est negatif, le coefficient [[alpha].sub.6] sera davantage eleve que les conditions de vie dans la region seront meilleures. (4)

La prise en compte des habitudes anterieures: Le modele de Houthaker et Taylor

Notre formulation partira de la forme structurelle de Houthakker et Taylor duns laquelle nous adjoindrons le taux de chomage. (5) Si on note TCH, le taux de chomage, et eu remplacant la depense totale ([X.sub.t]) par le revenu disponible ([Y.sub.t]), on aura:

[C.sub.t] = [[alpha].sub.1] + [[alpha].sub.2][S.sup.o.sub.t] + [alpha].sub.3][Y.sub.t] + [[alpha].sub.4]TC[H.sub.t] + [[alpha].sub.5][P.sub.t] + [[epsilon].sub.t] (7)

Eu posant:

[[DELTA][S.sup.o.sub.t] = [[S.sup.o.sub.t] - [S.sup.o.sub.t-1] = [C.sub.t-1] - [[beta].sub.0][S.sup.0.sub.t-1'] (7')

On trouve l'equation d'estimation suivante (Bloch et al 1987: 168) (6)

[EXPRESSION MATHEMATIQUE NON REPRODUCTIBLE EN ASCII.] (8)

C'est cette derniere equation qui sera testee. Elle presente quelques avantages supplementaires par rapport aux equations precedentes:

* elle permet de voir quelle est l'influence de la consommation, du revenu, du taux de chomage et des prix immediatement anterieurs sur la consommation presente;

* elle permet egalement l'obtention des parametres structuraux [[alpha].sub.1], [[alpha].sub.2], [[alpha].sub.3], [[alpha].sub.4], [[alpha].sub.5] et [[beta].sub.0]. (7) Leur signification est d'une grande importance pour le comportement des consommateurs. En effet, on admet que les fonctions de consommation semi-agregees ont les memes caracteristiques que les lois de demande a l'echelle microeconomique;

* elle indique l'effet de la variation du revenu, du chomage et des prix sur la consommation.

Le calcul des coefficients structurels se fera d'une part avec la formulation sans le chomage et les prix pour voir l'effet specifique du revenu et de la consommation anterieure et, d'autre part avec la formulation globale incluant le chomage et les prix.

La signification des parametres est la suivante: le parametre [b.sub.o] est un taux de depreciation des stocks (biens durables) ou un taux d'oubli des habitudes acquises (biens non durables). Plus il est bas, moins les stocks se deprecient ou moins les menages oublient les habitudes acquises. Lorsqu'il est nul, cela signifie qu'il n'y a pas de depreciation de stocks ou qu'il y a un report total des habitudes de consommations anterieures. A l'inverse, s'il est different de zero, il y a depreciation de stocks ou oubli des habitudes. L'importance de la depreciation et de l'oubli dependra de la valeur de [[beta].sub.o]. Cette demiere devrait etre plus faible pour les menages ayant de bonnes conditions de vie. II est vraisemblable que dans une region aux conditions de vie meilleures, la depreciation aussi bien que l'oubli ne devrait pas etre importants. Ils devraient etre plus faibles que dans une region ou les conditions de vie sont moins bonnes a cause d'une meilleure organisation de conservation des produits et de l'adoption de certaines normes et habitudes standards et de <<bon gout>>.

Le parametre [[alpha].sub.2] traduit un effet de stock (biens durables) ou d'habitudes (biens non durables). Pour les biens durables, [[alpha].sub.2] devrait etre negatif (ou faible) si le stock initial est eleve (bonnes conditions de vie), pour les autres biens [[alpha].sub.2] devrait etre positifet plus eleve pour les menages ayant de bonnes conditions de vie. Nous postulons que les habitudes acquises dans une region developpee sont plus perennes que dans une region <<moins nantie>>. Autrement dit, les menages ont ici, des habitudes qu'ils conservent de periode en periode.

Le parametre [a.sub.3] correspond a la propension marginale a consommer de courte periode. On demontre que la propension marginale de longue periode est egale a [A.sub.3]/(1-[A.sub.1]) soit en considerant les parametres de l'equation structurelle: [[alpha].sub.3][[beta].sub.o]/([[beta].sub.o]--[[alpha].sub.2]). La propension marginale de court terme devrait etre plus elevee en region sous-equipee pour les biens fongibles, alors que pour les biens durables il seta moins eleve.

Le coefficient [a.sub.4] indique la sensibilite a court terme de la consommation par rapport a la variation du chomage. A long terme, cette sensibilite est de [A.sub.5]/(1-[A.sub.1]) soit en utilisant les parametres structuraux : [[alpha].sub.4][[beta].sub.0]/([[beta].sub.0]-[[alpha].sub.2]). La sensibilite a court terme de la consommation par rapport au chomage devrait etre moins elevee dans une region ou les conditions de vie sont meilleures.

Le coefficient [[alpha].sub.5] represente la sensibilite a court terme de la consommation par rapport aux prix. Il devrait etre negatifet moins eleve en valeur absolue dans une zone nantie.

Les parametres structuraux ainsi que ceux obtenus par l'estimation permettront de faire des comparaisons entre les trois pays sur le degre de depreciation des stocks initiaux ou de taux d'oubli, sur les effets de stocks et d'habitudes et sur les propensions marginales de courtes et de longues periodes.

Influence des variables sous-regionales

Enfin, dans un troisieme temps, nous mesurons l'influence sur la consommation nationale des elements exterieurs au pays. En particulier, nous cherchons a analyser l'effet d'une variation de la consommation sous-regionale sur la consommation nationale.

Soient [C.sub.n] et [C.sub.r] respectivement les consommations nationales et sous-regionales, nous postulons que :

[C.sub.nt] = [alpha] [C.sub.rt] + [beta] [Y.sub.nt] + [[epsilon.].sub.t] (9)

ou [Y.sub.nt] est le revenu national et [[epsilon].sub.t] le terme d'erreur.

Le pays n'etant pas une entite economiquement close, nous estimons que les variables exterieures et notamment sous-regionales influencent egalement la consommation nationale. En particulier la consommation sous-regionale peut influencer celle des pays membres.

Si les conditions de vie sont identiques entre le pays et la sous region, l'evolution de la consommation nationale devrait etre proche de celle de l'ensemble de la sous region donc, a devrait etre proche de 1. Par contre, si le niveau national est different de celui de la sous region, a devrait etre significativement different de 1. Le test de Student permettra de verifier ces hypotheses.

Un coefficient superieur a 1 indique, toute chose etant egale comme par ailleurs, qu'une augmentation de la consommation sous-regionale entraine une augmentation plus elevee de la consommation nationale. La consommation nationale peut etre consideree comme inferieure a celle de la sous region; le pays cherchant a rattraper son retard. On postule ici que les conditions de vie devraient etre en moyenne meilleures dans la sous region. De meme, un coefficient inferieur a 1 montre qu'une hausse sous-regionale n'entraine qu'une faible augmentation au niveau national. Les conditions de vie sont alors supposees meilleures dans le pays que dans la sous region. Enfin, un coefficient negatif signifie que les deux consommations evoluent en sens inverse. La consommation sous-regionale nejoue pas de role catalyseur a la consommation nationale.

Resultats empiriques

La methodologie econometrique presentee ci-dessus a ete mise a mal du fait de l'absence de certaines donnees statistiques. Nous avons, pour l'essentiel utilise les donnees de la Banque Mondiale (cd rom 2003). Il nous a ete impossible d'avoir les donnees sur la consommation alimentaire et le chomage. Dans une grande partie nous avons ete contraint de revoir notre methodologie de depart dans laquelle la consommation alimentaire occupait une place de choix. De meme, la serie tres courte des donnees sur les biens durables a largement limite notre capacite d'interpretation. Nous avons ainsi ete oblige d'eliminer la variable vehicule dans la serie d'equations 3. Par manque de donnees sur les trois pays, le revenu disponible a ete remplace par le produit national brut. Le produit national et la consommation ont ete exprimes par habitant et en terme constant 1995. La serie d'equations 9 a eu un traitement different. N'ayant pas les consommations en terme constant pour tous les pays de la CEMAC, nous avons ete oblige d'utiliser la consommation et le produit interieur brut a prix courant. L'absence des donnees sur le chomage pour certains pays a fait que la serie d'equations 9 ne tienne pas compte de cette variable.

Les periodes de regression varient d'une equation a l'autre suivant la disponibilite des donnees mais restent les memes pour les trois pays. La forme logarithmique a ete privilegiee dans la plupart des equations du fait qu'elle donnait les meilleurs resultats, mais surtout qu'elle permet directement d'avoir des elasticites qui facilitent l'interpretation des resultats. Dans certains cas nous avons utilise la methode de Cochran Orcult pour corriger l'autocorrelation. (8) Les resultats empiriques sont presentes en annexe en bloc de series d'equations decrites dans la methodologie.

La serie d'equations 1 (annexe 3) montre que l'elasticite du produit national brut par rapport a la consommation totale est plus elevee pour le Cameroun, suivie du Congo et enfin du Gabon. L'argumentation developpee ci-dessus indique que les conditions de vie sont meilleures lorsque l'elasticite est faible dans lecas des biens alimentaires et lorsqu'elle est plus elevee dans lecas des biens durables et/ou de luxe. Notre ignorance sur la decomposition de ces consommations entre les biens alimentaires et de luxe ne nous permet pas de tirer de conclusions significatives. Tout au moins, si on considere que dans l'ensemble de la consommation totale les biens de luxe et les biens durables ont la proportion la plus faible par rapport au biens alimentaires, on peut penser que les conditions de vie des menages seraient meilleures au Gabon, puis au Congo et enfin au Cameroun. Le test de Student realise sur les coefficients montre qu'ils sont significativement differents d'un pays a l'autre.

La serie d'equations 4 (annexe 5) montre que les ecarts de consommation entre les pays, toute chose etant egale comine par ailleurs, est du aux ecarts du produit national brut. On remarque qu'une variation du PNB de 1% entrainerait une variation de 0,48 % et 0,31% entre respectivement le Cameroun et le Congo, le Cameroun et le Gabon alors que cette variation ne serait que de 0,28 % entre le Congo et le Gabon. La relation econometrique est positive. Or, la difference entre les donnees camerounaises et congolaises ou gabonaises est negative sur l'essentiel des observations. Ce qui implique que plus la difference du PNB/tete est grande, plus l'ecart entre la consommation en faveur du Gabon et du Congo est importante. Il en est de meme entre le Congo et le Gabon. Le coefficient positif indiquerait un ecart en faveur du Gabon. Autrement dit, une augmentation de la difference entre le PNB des deux pays conduit a un ecart de consommation en faveur du Gabon.

Dans la serie d'equations 3 (annexe 4) nous postulions que des coefficients faibles equivalaient a des conditions de vie meilleures. Les resultats empiriques ne donnent aucune tendance significative en faveur de l'un ou de l'autre des trois pays et, de meme, un grand nombre de coefficients ne sont pas significatifs. Ce qui ne nous permet pas de faire une classification significative des conditions de vie des trois pays a partir de cette serie d'equations. Si on peut considerer que le <<bien television>> est un bien de luxe superieur a la radio (pour ces trois pays), le Cameroun pourrait alors devance le Gabon puis le Congo.

Les resultats de la serie d'equations 1 et 2 (annexe 3) semblent confirmer les conclusions prises ci-dessus et particulierement la serie 1. Pour les trois pays, nous considerons les trois biens (postes de radio, postes de television, vehicules) comme des biens de luxe. Or, nous avons note ci-dessus que pour les biens de luxe, les elasticites sont plus elevees dans un pays ou les conditions de vie sont meilleures. Les resultats de l'annexe 3 (serie d'equations 2) demontrent qu'aucun pays ne prend vraiment la suprematie sur les trois biens consideres. Tantot c'est le Gabon qui a l'elasticite la plus elevee (0,15 et 3,47 respectivement pour les postes de radio et les vehicules), tantot c'est le Cameroun (0,74 pour les postes de television). Excepte le fait que la variable poste de radio n'est pas significative pour le Congo et le Gabon ainsi que le poste de television pour le Gabon, ce qui limite largement notre capacite d'interpretation. On peut cependant affirmer que les coefficients ici sont en majorite plus eleves au Gabon qu'au Cameroun et au Congo. Les conditions de vie seraient ainsi donc meilleures au Gabon, puis au Cameroun et enfin au Congo.

La serie d'equations 5 (annexe 6) montre que la difference de poste radio n'est pas due a la difference du produit national brut respectivement entre le Cameroun et le Congo et, le Cameroun et le Gabon. Il en est de meme pour le poste de television entre le Cameroun et le Congo et, le Cameroun et le Gabon. Ceci ne nous permet pas de tirer quelques conclusions significatives sur la hierarchie entre les trois pays. Les coefficients sont positifs, excepte pour la television entre le Cameroun et le Congo et, le Congo et le Gabon. Or, les differences des biens durables respectivement entre les donnees du Cameroun et du Congo, du Cameroun et du Gabon et du Congo et du Gabon sont, dans l'ensemble, negatives. Autrement dit, une augmentation de la difference (toujours positive) du PNB par tete entraine une augmentation de l'ecart en faveur du Congo et du Gabon face au Cameroun et du Gabon face au Congo. Les conditions de vie pourraient etre considerees comme meilleures au Gabon puis au Congo et enfin au Cameroun.

La serie d'equations 6 (annexe 7) indique que ce serait le Gabon qui aurait les meilleures conditions de vie suivi du Cameroun et du Congo. En effet, la valeur des trois constantes est respectivement de 4249,8; 953,2 et 794,05; dans notre methodologie, nous postulions que plus la constante est eleve, meilleures devraient etre les conditions de vie. Cette interpretation est temperee par le fait que nous ne savons pas exactement la decomposition de ces consommations entre les differents biens. L'interpretation en effet varie suivant les biens (voir note 4).

Les resultats de la serie d'equations 8 (annexe 8) montrent que la consommation immediatement anterieure explique significativement la consommation totale pour les trois pays, ce qui semble etre un signe de bonne condition de vie en general. En effet, cela veut dire que la population a acquis certaines habitudes de consommation, habitudes qu'ils reproduisent d'une periode a l'autre et, ceci ne peut se perpetuer que si les moyens financiers detenus par la population le permettent. Ce premier resultat ne permet pas de faire la classification entre les trois pays. Cependant, on remarque toute fois que la variation du produit national par habitant n'influence pas la consommation totale pour le Gabon autant dans l'equation avec indice de prix que sans indice de prix. On peut ainsi penser que les conditions de vie sont meilleures dans ce pays compare aux deux autres. Ceci signifie que quelque soit la variation du produit national brut par habitant, la consommation n'est pas influencee alors que pour les deux autres pays il y a une influence tres significative. La non significativite de la variation du produit national brut sur la consommation peut s'interpreter de la maniere suivante : la consommation etant proche de la saturation, une augmentation supplementaire de richesse n'influence plus la consommation, ou tres peu. Ce qui pourrait etre le cas du Gabon. Ence qui concerne l'indice des prix, les coefficients ne sont pas significatifs si on excepte sa variation pour le Cameroun. On constate ici que le signe est positif et donc contraire a ce que prevoyait notre methodologie ; si on excepte quelques situations (Congo pour la variation de l'indice des prix (DIPC), Cameroun pour l'indice de prix (IPC)) qui, du reste, ne sont pas significatifs. Ces resultats nous interdisent toutes interpretations utiles.

En ce qui concerne les equations sur les postes de radio et de television, seule la consommation immediatement anterieure de ces biens est significative pour l'ensemble des trois pays. Le produit national par habitant et sa variation autant que l'indice des prix et sa variation ne sont pas significatifs pour la quasi totalite des pays. Ceci ne nous permet pas de tirer des conclusions significatives.

Dans l'annexe 9 ont ete calcules les parametres structuraux de l'equation 7 et 7'.

En ce qui concerne le coefficient [[beta].sub.0], on sait que plus il est faible, plus les conditions de vie sont meilleures. On constate ici qu'aucun pays ne prend de suprematie. D'ou, la difficulte de conclure a partir de ce coefficient. Toute fois, il est demontre que la disparite sur les biens non alimentaires exprime mieux les niveaux de vie entre les zones geographiques differentes (Kergoat Potet 1982 : 11). Si on tient compte de ce resultat, on peut penser que le Congo pourrait avoir la meilleure position puisque pour les deux biens durables, il est deuxieme.

Il a ete retenu que pour les biens durables, plus [[alpha].sub.2] et [[alpha].sub.3] sont faibles, plus les conditions de vie sont meilleures alors que pour les biens fongibles c'est le contraire. De meme, lorsque [[alpha].sub.5] est faible les conditions de vie devraient etre meilleures. A la lecture de l'annexe 9, il est, une fois de plus difficile de tirer de conclusions significatives car aucun pays ne prend vraiment le dessus sur les autres.

Les resultats de la serie d'equations 9 (annexe 10) montrent que les consommations nationales sont correlees a la consommation sous regionale et que cette relation est significative. Les tests realises sur ces coefficients montrent qu'ils sont significativement inferieurs a 1. Ainsi, si la consommation sous regionale augmente de 1%, les consommations nationales augmenteront respectivement de 0,267 %, 0,269 % et 0,849 % pour le Cameroun, le Congo et le Gabon. Ceci signifierait que les conditions de vie dans les trois pays seraient meilleures que la moyenne sous regionale. Le coefficient du Gabon est plus eleve alors que ceux du Congo et du Cameroun sont equivalents. Ceci indiquerait que les conditions de vie sont meilleures au Gabon alors qu'elles seraient identiques entre le Congo et le Cameroun. Enfin, cette relation nous apprend que les differentes consommations nationales sont correlees positivement a la consommation sous regionale. Cette correlation qui ne constitue pas necessairement une causalite prouve tout au moins que les differentes consommations nationales evoluent dans le meme sens que la consommation sous regionale. Aussi, malgre les disparites dans les revenus et les patrimoines, on peut donc dire que la sociologie, la psychologie et les habitudes des menages nationaux, loin s'en faut, ne sont pas opposees a celle de l'ensemble de la sous region.

Conclusion

Cet article avait pour but l'etude comparative de l'evolution des conditions et niveaux de vie dans trois pays de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon). A terme, il nous faut formuler une reponse a la principale question enoncee dans l'introduction a savoir le sens et l'importance de l'evolution des ecarts des indicateurs des conditions et niveaux de vie. Pour repondre a cette question nous avons utilise une approche econometrique.

Les resultats n'ont pas clairement etabli la hierarchie entre les trois pays. Il a fallu de temps a autre force sur les donnees pour tirer quelques conclusions, assez fragiles d'ailleurs, conduisant a une meilleure position du Gabon par rapport au Cameroun et au Congo. Ce fiou est certainement du au nombre tres eleve des indicateurs, a leur qualite et a leur fiabilite ainsi qu'a leur disponibilite.

Nous avons de maniere volontariste privilegie certaines variables ainsi que la regression par la methode des moindres carres ordinaires. Cette demarche n'est surement pas la seule, ni la meilleure pour mesurer ces effets. La methode sur les donnees de panel et bien d'autres auraient peut etre mieux represente les phenomenes. Mais, il s'agit ici d'un premier pas (tout au moins a notre connaissance) dans ce sens dans les pays de la CEMAC. Des articles ulterieurs permet-tront d'utiliser ces methodes pour eclairer, completer, ameliorer et affiner les resultats actuels.

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* CEMAC : Communaute Economique et Monetaire des Etats de l'Afrique Centrale, constituee du Congo Brazzaville, du Gabon, du Cameroun, de la Republique centrafricaine, du Tchad et de Sao-Tome et Principe.

(1.) Pour une definition de ces termes, voir Mata (2002).

(2.) Ce pourcentage devrait etre plus eleve dans le cas des biens de luxe.

(3.) On pourrait tout autant utiliser le test de Chow.

(4.) Ceci est fonction des biens. Pour certains, une baisse du niveau de saturation est un signe d'amelioration des conditions de vie (alcool, matiere grasse,...).

(5.) L'equation structurelle de Houthakker et Taylor est la suivante: [C.sub.t = [[alpha].sub.1] + [[alpha].sub.2][S.sup.0.sub.t] + [[alpha].sub.3][X.sub.t] + [[alpha].sub.4][P.sub.t] + [epsilon], avec: [C.sub.t] = consommation pendant la periode t; [S.sup.0.sub.t] = variable d'etat au debut de la periode t; [X.sub.t] = depenses reelles totales au cours de la periode t; [P.sub.t] = prix relatif au cours de la periode t; [[alpha].sub.1], [[alpha].sub.2], [[alpha].sub.3], [[alpha].sub.4] parametres structuraux; [[epsilon].sub.t] = erreurs aleatoires.

(6.) Cette forme aurait pu etre amelioree en tenant compte des taux d'interet et d'echange des principaux partenaires des trois pays. Cette eventualite a ete ecartee. Nous avons ete confronte a plusieurs difficultes dont la multiplicite des partenaires et l'absence a notre niveau des donnees statistiques.

(7.) Les formules de passages des coefficients estimes aux coefficients structurels sont les suivantes (Bloch et ai 1987: 168): [[alpha].sub.1] = [A.sub.0] [A.sub.6]/ [A.sub.7] = [A.sub.0] [A.sub.4]/ [A.sub.5]; [[alpha].sub.2] = [A.sub.1]-1+[A.sub.5]/ [A.sub.4] = [A.sub.1]-1+[A.sub.7]/ [A.sub.6]; [A.sub.2] = [[alpha].sub.3]; [A.sub.4] = [[alpha].sub.4]; [A.sub.6] = [[alpha].sub.5]; [b.sub.0] = [A.sub.5]/ [A.sub.4] = [A.sub.7]/ [A.sub.6]

(8) Dans la plupart des cas nous avons utilise un processus autoregressif du premier ordre ([e.sub.t] = [re.sub.t-] +nt) sauf pour I'equation du Gabon de la serie 2 pour laquelle a ete utilise un processus autoregressif de deuxieme ordre.

Joseph Emmanuel Mata

Faculte des Sciences Economiques

Universite Marien Ngouabi

Brazzaville, Congo
Annexes

ANNEXE 1 Criteres socioeconomiques de convergence

Denomination de la variable Critere

Niveau de I'endettement < 70 % du PIB

Taux de couverture exterieur de la monnaie 20

Taux d'inflation 3

Non accumulation de la dette

Evolution de la inasse salariale proportionnelle a celle des recettes
budiaetaire

ANNEXE 2 Donnees socioeconomiques des paays de la CEMAC en 2002

Pays Poids du PIB/ Taux de RN/tete
 PIB/pays tete croissance IDH ($) (1)

Cameroun 0,52 741 4,1 0,499 560
Congo 0,11 788 4,6 0,502 700
Gabon 0,21 3585 -0,3 ,0653 3553
RCA 0,06 323 -1 0,363 260
Tchad 0,09 229 9,7 -- --
Guinee Equ. 0,02 993 20,1 -- --
CEMAC 1 68,212 4,2 -- --

Pays Esperance Taux de Dette en
 Inflation de vie scolarisation % du PIB

Cameroun 2,9 48,4 48 90,4
Congo 2 48,2 48 195,3
Gabon 0,1 52,9 83 53,6
RCA 2,5 42,1 24 91,7
Tchad 5,2 -- -- 56,5
Guinee Equ. 6 -- -- 11,3
CEMAC 3 -- -- 68,5

Note: 1. Revenu national par tete

Source : CEAC-AC 2003 ; administration nationale, FMI, BEAC (cite dans
Incitants et blocage a Finvestissement des pays de l'espace CEMAC.
Monkam (2005)).

ANNEXE 3 Serie d'equations 1 et 2

 PNB[H.sub.t] prix
Variables endogenes Pays Constante 95

Consommation totale 1,96 0,67
par habitant -prix Cameroun -442 (9,74)

Constant 1995 Congo 3,17 0,47
1960-1998 -447 (4,44)
(en logaritme)
 Gabon 7,1 0,09
 -57 (0,67)
Poste radio pour Cameroun 4,17 0,14
10000 hbts -257 (0,56)
1970-1999 Congo 5,3 0,021
(en logarithme) -288 (0,1)
 Gabon 3,42 0,15
 -131 (0,50)
Poste de television pour Cameroun -14,2 0,74
10000 hbts 0 (1,73)
1970-1999 Congo -0,41 -0,25
(en logarithme) 0 (-1,4)
 Gabon 595,7 0,19
 -3 (0,39)
Vehicule pour Cameroun 6,26 -0,6
10000 hbts -811 (-5,02)
1970-1990 Congo 3,6 -0,0094
(en logarithme) -855 (-1,49)
 Gabon -25,1 3,47

Variables endogenes r (1) [R.sup.2] D. W.

Consommation totale 0,52 91 184
par habitant -prix (3,6)

Constant 1995 0,64 77 195
1960-1998 (5,2)
(en logaritme)
 0,86 92 249
 (18,84)
Poste radio pour 0,85 96 161
10000 hbts (19,4)
1970-1999 0,96 93 172
(en logarithme) (13,63)
 1,15 75 221
 (8,3)
Poste de television pour 0,77 74 253
10000 hbts (12)
1970-1999 1,02 97 199
(en logarithme) (27,7)
 0,99 91 16
 (13,6)
Vehicule pour -136 83 9
10000 hbts --
1970-1990 -- 31 113
(en logarithme)
 -0,09(-2,6) 99 3
 -0,1(-2) (2)

Variables endogenes [F.sub.st]

Consommation totale 1714
par habitant -prix

Constant 1995 604
1960-1998
(en logaritme)
 21006

Poste radio pour 22138
10000 hbts
1970-1999 1262
(en logarithme)
 3165

Poste de television pour llll
10000 hbts
1970-1999 44444
(en logarithme)
 10221

Vehicule pour 2516
10000 hbts
1970-1990 222
(en logarithme)
 2551

Note: (1.) Facteur de correction de Fautocorrection.
(2.) Les premieres valeurs representent les donnees de ar
(1) et les deuxiemes celles de ar(2).

ANNEXE 4 Serie d'equations 3

 PNB[H.sub.t]
Variables Pays Constante prix 95 Radio
endogenes
 Cameroun -5,89 0,96 1,42
 (-2,1) (6,66) (3,01)
Consommation
totale par hbt a Congo 262 0,59 -0,09
prix constant 95 (4,83) (6,59) (-0,67)
1960-19999(en
logarithme) Gabon 6 0,24 0,03
 (3,26) (1,11) (0,13)

Variables Pays Te1e. r [R.sup.2]
endogenes
 Cameroun -0,36 97
 (-3,5)
Consommation
totale par hbt a Congo 0,18 75
prix constant 95 (2,13)
1960-19999(en
logarithme) Gabon -0,06 0,6 62
 (-0,5) (3,48)

Variables Pays D. W. [F.sub.t]
endogenes
 Cameroun 229 6776

Consommation
totale par hbt a Congo 144 1972
prix constant 95
1960-19999(en
logarithme) Gabon 214 779

ANNEXE 5 Serie d'equations 4

 Difference de
Variables endogenes Pays Constante PNB[H.sub.t]

 Cameroun - 0,08 0,48
Difference de Congo (1,17) (2,84)
consommation totale Cameroun - -0,96 0,31
par hbt Gabon (-3,56) (2,29)
(en log) Congo - -1,09 0,28
 Gabon (-4,16) (1,92)

Variables endogenes Pays r [R.sup.2] D.W.

 Cameroun - 0,69 55 202
Difference de Congo (6)
consommation totale Cameroun - 0,76 82 242
par hbt Gabon (9,98)
(en log) Congo - 0,78 84 25
 Gabon (11,57)

Variables endogenes Pays [F.sub.st]

 Cameroun - 22
Difference de Congo
consommation totale Cameroun - 79
par hbt Gabon
(en log) Congo - 9508
 Gabon

Note: 1. Les variables sont exprimees en termes de difference entre les
donnees du premier pays et ceux du deuxieme pays.

ANNEXE 6 Serie d'equations 5

 Difference
 de
Variables endogenes Pays Constante PNB[h.sub.t]

 Cameroun - 0,31 0,04
 Congo (3,5) (0,2)
Difference en bien Cameroun - 0,16 0,19
durable Gabon (0,76) (1,62)
(poste * radio)
(en log) Congo - Gabon -0,4 0,003
 (-1) (0,03)
 Cameroun - 1,09 -0,27
 Congo (4,8) (-0,9)
Difference en bien Cameroun- -1,02 0,17
durable (poste Gabon (-3,04) (0,88)
television)
(en log) Congo - Gabon -4,66 -0,68
 (-0,3) (-2,3)
 Cameroun - -0,55 0,13
Difference en bien Congo (-26,1) (1,9)
durable (vdhicule) Cameroun - -1,61 0,25
(en log) Gabon (-6,46) (1,9)
 Congo - Gabon -0,44 0,07
 (-11,6) (3,2)

Variables endogenes r [R.sup.2] D.W. [F.sub.st]

 0,66 73 163 2626
 (7,15)
Difference en bien 0,77 94 145 14956
durable (13,99)
(poste * radio)
(en log) 0,91 82 168 4369
 (8,86)
 0,77 64 248 723
 (2,63)
Difference en bien -1,98 21 169 209
durable (poste (-139)
television)
(en log) 0,97 54 149 1257
 (4,1)
 -- 41 23 348
Difference en bien
durable (vdhicule) -0,12 62 275 245
(en log) (-0,33)
 -- 67 246 1018

Note: 1. Les variables sont exprimees en termes de difference entre
les donnees du premier pays et ceux du deuxieme pays

ANNEXE 7 SCrie d'equations 6

Variables endogenes Pays Constante 1PNB[H.sub.t] r

 Cameroun 953,2 -246066 0,57
Consommation totale (17,4) (-7,74) (4,07)
par hbt en
Prix constat 95 Congo 794,05 -177779 0,64
1960-1998 (11,8) (-3,7) (5,21)

 Gabon 4249,8 -6721810 -0,19
 (23,1) (-10,51) (-1,03)

Variables endogenes Pays [R.sup.2] D.W. [F.sub.st]

 Cameroun 98 167 1309
Consommation totale
par hbt en
Prix constat 95 Congo 73 196 4936
1960-1998

 Gabon 74 57 1104

ANNEXE 8 Serie d'equations 8

Variables
endogenes Pays Const. CT[H.sub.t-1]

Consommation Cameroun 10,251 0,45
Totale par (2,3) (2,46)
Habitant Congo 117,3 0,44
(cth) a (1,85) (2,18)
Prix constant 95 Gabon 318,3 0,67
 (1,78) (6,44)
1960-1999 Cameroun 97,27 0,5
 (2,63) (3,32)
 Congo 98,99 0,58
 (1,99) (4,46)
 Gabon 222,7 0,73
 (1,58) (10,17)

Poste Radio Cameroun 11,12 0,76
Pour 10000 (1,28) (6,61)
Habitants.
 Congo 127 0,04
1986- 1999 (4,66) (0,47)
 3,694 86
 Gabon (2,67) -1,096
 Cameroon 11,64 0,94
 (1,3) (19,6)
 Congo -3,5 0,97
 (-0,34) (13,12)
 Gabon -25,32 1,27
 (-0,4) (6,53)

Poste television Cameroun 9,52 0,59
Pour 10000 (0,48) (1,82)
Habitants Congo 11,3 0,31
 (5,4) (2,42)
1986- 1999 Gabon 4,76 0,88
 (0,45) (9,22)
 Cameroun 3,9 0,57
 (0,3) (2,5)
 Congo 1,1 1,04
 (1,1) (17,57)
 Gabon -24,35 1,56
 (-0,91) (9,46)

Variables
endogenes Pays DPNB[H.sub.t] PNB[H.sub.t-1]

Consommation Cameroun 0,58 0,32
Totale par (4,3) (2,8)
Habitant Congo 0,31 0,23
(cth) a (2,63) (2,79)
Prix constant 95 Gabon 0,013 0,12
 (0,18) (2,63)
1960-1999 Cameroun 0,64 0,28
 (5,9) (3,19)
 Congo 0,31 0,17
 (3,21) (3,26)
 Gabon 0,021 0,12
 (0,33) (3,04)

Poste Radio Cameroun 0,02 0,007
Pour 10000 (0,66) (0,64)
Habitants.
 Congo 0,008 -0,02
1986- 1999 (0,54) (-1,89)
 1 -3
 Gabon -77 0
 Cameroon 0,021 0,002
 (0,7) (0,14)
 Congo -2 1
 (-0,11) (1,21)
 Gabon 0,01 -0,001
 (0,31) (-0,1)

Poste television Cameroun 0,15 0,02
Pour 10000 (1,49) (0,66)
Habitants Congo 0,003 -0,009
 (1,3) (-6,22)
1986- 1999 Gabon 0,0002 -0,001
 (0,17) (-0,6)
 Cameroun 0,11 0,02
 (2,71) (1,1)
 Congo -0,002 -0,001
 (-1,48) (-1)
 Gabon 0,003 0,003
 (0,35) (0,63)

Variables
endogenes Pays DIP[C.sub.1] IP[C.sub.t-1]

Consommation Cameroun 1,13 -0,27
Totale par (7,78) (-1,06)
Habitant Congo -0,72 0,31
(cth) a (-0,33) (0,87)
Prix constant 95 Gabon 2,63 0,92
 (0,33) (0,51)
1960-1999 Cameroun -- --
 Congo -- --
 Gabon -- --

Poste Radio Cameroun -0,08 0,29
Pour 10000 (-0,24) (1,69)
Habitants.
 Congo 0,06 0,03
1986- 1999 (0,66) (0,22)
 -3 -6
 Gabon 0 0
 Cameroon -- --
 Congo -- --
 Gabon -- --

Poste television Cameroun -0,07 -0,08
Pour 10000 (-0,44) (-0,58)
Habitants Congo 0,02 0,03
 (1,11) (1,97)
1986- 1999 Gabon 0,03 0,07
 (0,24) (0,75)
 Cameroun -- --
 Congo -- --
 Gabon -- --

Variables
endogenes Pays [R.sup.2] D.W Fst

Consommation Cameroun 89 171 4091
Totale par
Habitant Congo 77 192 1728
(cth) a
Prix constant 95 Gabon 87 255 377

1960-1999 Cameroun 90 174 1075

 Congo 79 217 4484

 Gabon 90 26 101

Poste Radio Cameroun 97 166 1062
Pour 10000
Habitants.
 Congo 90 234 898
1986- 1999
 97 274 1157
 Gabon
 Cameroon 96 165 1655

 Congo 93 203 804

 Gabon 71 217 165

Poste television Cameroun 89 231 785
Pour 10000
Habitants Congo 98 283 1087

1986- 1999 Gabon 96 212 724

 Cameroun 87 221 1611

 Congo 96 22 1811

 Gabon 83 214 347

ANNEXE 9 Resultats des coefficients structurels de Pequation 7 et 7'
sans le taux de chomage

 Consommation totale

 Cameroun Congo Gabon

[[alpha].sub.1] -42904 -27219 90992
[[alpha].sub.2] -79 -99 2
[[alpha].sub.3] 58 31 13
[[alpha].sub.4] 113 -72 26
[[beta].sub.0] -24 -43 35

 Poste de Radio

 Cameroun Congo Gabon

[[alpha].sub.1] -306 254 1847
[[alpha].sub.2] -387 -46 6
[[alpha].sub.3] 2 6 1
[[alpha].sub.4] -8 6 -3
[[beta].sub.0] 36 5 2

 Poste de Television

 Cameroun Congo Gabon

[[alpha].sub.1] 833 753 204
[[alpha].sub.2] -155 81 -221
[[alpha].sub.3] 59 31 88
[[alpha].sub.4] 7 2 3
[[beta].sub.0] 114 15 233

ANNEXE 10 Serie d'equations 9

Variables endogenes Pays Const. [C.sub.rt] PI[B.sub.t]

Consommation totale Cameroun -5,05 0,267 0,71
 (-10,55) (2,98) (8,63)

A prix courant Congo -2,88 0,269 0,519
1965-1999 (-3) (2,01) (3,49)

(en logarithme) Gabon -6,1 0,849 0,38
 (-18,9) (14,2) (7,63)

Variables endogenes [R.sup.2] D.W Fst

Consommation totale 99 138 68446

A prix courant 98 122 3168
1965-1999

(en logarithme) 99 213 14525
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Title Annotation:DIALOGUE; Central Africa Economic and Monetary Community
Author:Mata, Joseph Emmanuel
Publication:Canadian Journal of Regional Science
Geographic Code:6CAME
Date:Sep 22, 2005
Words:9037
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