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Recrutement et la formation du clerge diocesain de l'archidiocese d'Ottawa 1947-1997 avant et apres Vatican II.

Jacques Gagne, o.m.i. (1)

Universite Saint-Paul

Resume: Cet essai retrace l'evolution des effectifs du clerge diocesain de l'archidiocese d'Ottawa de 1947 a 1997, de leur origine et de la preoccupation de la releve. Il traite aussi de la formation du clerge: les institutions, les maitres et le style de l'education donnee. De l'avant a l'apres du Concile Vatican II etudie sur l'arriere plan de l'evolution globale dans le monde et l'Eglise durant ces cinquante dernieres annees, on note une diminution importante du clerge, mais en revanche une plus grande participation des baptises de foi adulte a la mission de l'Eglise devenue pelerine et plus soucieuse de communion que d'apologetique et d'affirmation de son statut hierarchique. Les institutions et les formateurs de l'archidiocese se regroupent a l'Universite Saint-Paul apres 1964. Les enseignements du Concile penetrent peu a peu la facon de se preparer aux divers ministeres en esprit de coresponsabilite des pretres et des laics, hommes et femmes.

Summary: This essay studies the numbers of the R.C. clergy of the Archdiocese of Ottawa from 1947 to 1997, their origin, their recruitment. It also addresses their education: the institutions, the teaching staff, the philosophy of education. During the two periods, before and after Vatican II, that are examined in light of the overall social and Church evolution of the last fifty years, one notices on the one hand the marked decrease in numbers of the clergy, but on the other the increase of Christian adults more aware of their baptismal call to participate in the Church's mission, as the latter sees herself as pilgrim and concerned more with communion than with apologetics and the hierarchical status of the clerics. Diocesan institutions and teaching staff merge their educational resources with St. Paul University after 1964. The teachings of the Council influence gradually the way ordained ministers are educated side by side with the laity, men and women, in awareness of their coresponsibility in the Church and in the world.

Retracer l'evolution du recrutement et de la formation du clerge diocesain de l'Archidiocese d'Ottawa au cours des derniers cinquante ans est une entreprise qu'on peut envisager de differents points de vue. Ce sujet touche a l'evolution des ministeres qui sont au coeur des debats et combats de l'Eglise d'ici et d'ailleurs aujourd'hui. L'analyse des donnees historiques recueillies s'interroge donc sur le sens des changements tres importants qui sont arrives et continuent de se produire quant aux ministeres dans le diocese: D'ou vient-on et ou va-t-on? Peut-on nommer quelques facteurs tant de l'interieur de l'institution ecclesiale que du contexte social global qui expliquent ces changements?

Pour les organisateurs du colloque <<Une Eglise en marche: l'archidiocese d'Ottawa avant et apres Vatican II (1947-1997)>> soulignant les 150 ans du diocese d'Ottawa en septembre 1997, il a semble qu'<<avant et apres Vatican II>> etait un point de repere significatif pour l'Eglise locale d'Ottawa - comme pour toutes les Eglises d'ailleurs - cherchant a se situer dans le monde de ce temps, c'est-a-dire au coeur d'une societe en mutation profonde affectant la culture, les mentalites, les croyances et la religion. Il y a certes d'autres facteurs que le Concile qui ont joue dans l'evolution du clerge et des ministeres durant ces derniers cinquante ans.

L'Archidiocese d'Ottawa est a la frontiere du Quebec et considere statisquement par les analystes canadiens comme diocese francophone, meme si de plus en plus bilingue et anglophone (2). Jusqu'en 1963, l'Archidiocese de Gatineau-Hull (Quebec) en faisait partie. La relecture de Jean Hamelin (3) sur l'histoire du catholicisme quebecois de 1940 a nos jours (1983) a donc apporte un eclairage important a notre sujet. D'autant que deux eveques d'Ottawa du debut de cette periode, Mgr Alexandre Vachon (1940-1953) et Mgr Joseph-Marie Lemieux, o.p. (1953-1966) etaient d'origine quebecoise. Les trente-cinq dernieres annees du diocese toutefois se passent en contexte ontarien. Il n'existe pas de monographie sur notre sujet. Les sources ecrites sur cette periode d'histoire de l'Archidiocese ne se trouvent que dans les archives de l'Archidiocese. Aussi pour mieux comprendre ces sources nous avons eu recours a la memoire de plusieurs temoins encore vivants que nous avons interviewes. Une entrevue prolongee avec Mgr Rene Denis nous a permis de cadrer les donnees recueillies (4). A l'exception de sept ans passes a l'etranger, l'auteur lui-meme de cet essai oeuvre dans l'Archidiocese depuis 1950.

Pour l'elaboration des statistiques sur le clerge, nous avons pris connaissance de plusieurs repertoires statistiques couvrant la meme periode soit pour le clerge diocesain du Quebec ou pour l'ensemble du Canada par region seulement (5). Ces repertoires ne mentionnent pas explicitement l'Archidiocese d'Ottawa ou ne traitent que du recensement d'une annee. Il est aussi difficile d'accorder les donnees d'un repertoire a l'autre et de les comparer. Les nombres sont le plus souvent absolus. Ces repertoires nous ont permis toutefois de constater differentes facons de presenter des statistiques. Les sources les plus pertinentes pour l'Archidiocese d'Ottawa ont ete trouvees dans les Annuaires de l'Archidiocese, les Rapports quinquennaux et l'Annuario Pontificio (6).

Nous aborderons en premier lieu le recrutement du clerge et il sera question de l'evolution des effectifs du clerge, de leur origine, de <<l'oeuvre des vocations>> evoluant vers <<la pastorale des vocations>>. Nous traiterons ensuite de la formation du clerge: ou sont formes les pretres (les institutions) et qui sont les responsables de cette formation; enfin quel est le style de la formation?

I. Le recrutement du clerge

A. L'evolution des effectifs du clerge depuis 1947

Nous presentons d'abord une vue d'ensemble (Tableau 1), par decade, des donnees sur le nombre des pretres diocesains, tout en tenant compte du nombre des pretres religieux engages dans le diocese. Le Tableau 1 inclut le nombre des pretres diocesains, des ordinations a la pretrise, des diacres permanents, des personnes en formation, le nombre des paroisses. Nous avons ajoute une colonne incomplete sur les agents pastoraux religieux et laics au sujet desquels il n'y pas encore de donnees disponibles. L'etude non publiee que Jacques-L. Wiseman a faite en ce sens en 1996 pour l'Archidiocese de Gatineau-Hull (7) et couvrant la meme periode pourrait s'averer un modele a suivre fort utile pour l'Archidiocese d'Ottawa. Pour le nombre de pretres qui ont quitte, nous avons obtenu le chiffre de la periode la plus critique, 1965-1978.

L'analyse de ces chiffres montre que le nombre des pretres diocesains avant le Concile, entre 1947 et 1957, et au moment de la partition du diocese entre Ottawa et Hull en 1963, et peu apres, est en ascension notable. Comme on le verra, le clerge diocesain est non seulement occupe en paroisse, mais implique dans des maisons d'education: les grand et petit seminaires, St. Pius X High School, le College Marie-Mediatrice a Hull. Les religieuses et religieux, pretres ou non, sont tres nombreux pour les seconder dans les paroisses et les maisons d'enseignement secondaire et universitaire. Le
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 Tableau 1
 Archidiocese d'Ottawa
Pretres diocesains -- Diacres permanents -- Seminaristes -- Autres ag
 ents
de pastorale (1947-1997)
 Pretres (Pretres Ordin. Etudiants Diacres Dia
 cres
Annee dioces. Rel.) de pretres en theol. permanents per
 m. en
 incard. dioces. for
 mation
1947 249 (385) 7 0
 0
1949 43
1957 285 (418) 9 43 0
 0
- avant
partition 320 (570) 11 53 0
 0


1963
- apres 0
 0
partition 201 (364) 6 53


1964
1967 206 (370) 2 27 0
 0
1977 169 (272) 3 2 2
 ?


1978
1987 168 (93) 4 13 11
 ?
1997 155 (83) 5 19 44
 12
[Part 2 of 2]
 Tableau 1
 Archidiocese d'Ottawa
Pretres diocesains -- Diacres permanents -- Seminaristes -- Autres ag
 ents
de pastorale (1947-1997)
 Agents de Paroisses Pretres qui
Annee pastorale ont quitte:
 religieux- 1965-1978
 laics
1947 132


1949
1957 138
- avant 148


partition

1963
- apres 95


partition

1964
1967 103
1977 10 100
1978 38
1987 27 110
1997 21 113
Sources: Annuaires diocesains (1947-1997), Rapports quinquennaux,


1948-1993.

nombre des seminaristes et des ordinations est stable et repond aux besoins des oeuvres. Lors de la partition du diocese, on compte 53 seminaristes. En 1959, au debut de la periode d'avant-Concile, on remarque que 7 pretres diocesains celebrent leur jubile d'argent, mais aucun leur jubile d'or. Mgr Rene Denis estime que, de 1945 a 1960, il y eut en moyenne 6 ordinations par annee. Louis-Edmond Hamelin en 1961 mentionnait deja pour le Quebec que, malgre l'augmentation du clerge, l'age moyen des pretres avait tendance a augmenter, vu le ralentissement dans le rythme des ordinations et a cause de l'allongement de la longevite. Il predisait que ce vieillissement general durerait jusqu'au moment ou la releve qui s'annoncait ait produit assez de jeunes pretres pour influencer de facon significative l'ensemble des effectifs (8). La situation d'Ottawa d'alors ressemblait pour beaucoup a celle du Quebec. On ignore a cette epoque le diaconat permanent. On vit encore en contexte de chretiente: les religieux et religieuses et les pretres en grand nombre assurent l'education religieuse de la generation montante. A la cloture de la grande manifestation du Congres marial d'Ottawa, le 23 juin 1947, Jean Hamelin toutefois voyait deja qu'une chretiente avait <<profile sur l'horizon du temps ses derniers feux>> (9).

C'est durant le Concile, en 1963, que Gatineau-Hull devient un diocese distinct. En consequence, le nombre des pretres incardines d'Ottawa baisse a 201. En 1967, il est de 206. Entre 1967 et 1977, le nombre des pretres diocesains baisse a 169, une diminution de 37 due principalement au depart de plusieurs pretres. De 43 en 1959, le nombre de seminaristes en theologie est de 53 en 1963, et de 27 en 1967. Une baisse dramatique du nombre des seminaristes s'accentue par la suite. On note 6 seminaristes en 1975, et 2 en 1977. Par la suite, en 1987, le nombre de grands seminaristes augmente a 13, puis a 19 en 1997. Ils sont presque exclusivement anglophones entre 1978 et 1997, periode qui ne connut que 12 ordinations de pretres francophones.

Les diacres permanents, suite a la decision du Concile, apparaissent au cours des annees 1970: 1 en 1974, pour atteindre le nombre de 44 en 1997. En 1997, ils sont 12 en formation preparatoire a l'ordination. A partir du Concile, apparaissent aussi tous ces agents pastoraux laics et religieux, hommes et femmes, qu'il est encore difficile de denombrer, des cooperateurs et cooperatrices de plus en plus nombreux engages avec les pretres, soit comme permanents ou a temps partiel, soit mandates ou a titre de benevoles. Mgr Gilles Lavergne, cure dans la ville d'Ottawa, souligne la contribution remarquable des professeurs dans les ecoles catholiques qui assurent la catechese et la preparation des jeunes aux sacrements de l'Eucharistie, de la Reconciliation et de la Confirmation, et qui secondent tres bien les paroisses. La plupart des paroisses ont maintenant leur conseil de pastorale, leurs divers comites de liturgie, de catechese, de jeunesse qui participent ainsi activement a la vie de leur communaute chretienne. Il semble pourtant que tout ce domaine d'implication des laics a la vie pastorale de l'Eglise a Ottawa reste encore a definir et a promouvoir. Les finances y sont sans doute pour quelque chose.
 Tableau 2
 Archidiocese d'Ottawa
Nombre de pretres diocesains par rapport a la population catholique
 1947-1997
Annee Nombre de Nombre Nombre de Nombre de
 Catholiques de Pretres cathol. par pretres
 diocesains pretre dioc. religieux
1947 214 521 249 861.53 (390)
1957 250 000 301 830.56 (463)
1963 (1) 300 000 321 937.57 (468)
1964 (2) 210 455 199 1 057.56 (374)
1967 210 455 204 1 031.64 (356)
1977 261 545 172 1 520.61 (271)
1987 310 000 150 2 066.66 (255)
1997 372 000 166 2 240.96 (234)
Sources: Annuario Pontificio, 1947-1997.
(1) et
(2) indiquent avant et apres la partition du diocese.


Le Tableau 2 nous fait voir que le quotient des pretres diocesains par rapport au nombre de catholiques ne cesse de diminuer: de 861, 53 catholiques par pretre en 1947, il est de 2 240,6 en 1997. Il est vrai qu'un nombre encore important de pretres religieux oeuvrent dans le diocese, mais il est aussi evident que leur nombre est en chute libre et que pour eux comme pour le clerge diocesain le vieillissement ne cesse de s'accentuer. Le Tableau 3 donne un indice de ce vieillissement du clerge diocesain pour les derniers vingt ans, 1977-1997. En 1977, 55,4% des pretres avaient 50 ans et plus, tandis qu'en 1997 ils sont 65,7% dans cette categorie d'age. L'augmentation du nombre de pretres diocesains des dix dernieres annees est peu significative.
 Tableau 3
 Age des pretres incardines de l'Archidiocese d'ottawa
 1977-1997
 Annee - 30 ans 30-39 ans 40-49 ans 50-64 ans 65 et N
 Total
 N N N N plus
 et %
 et % et % et % et % N, %
 5 15 50 42 49
 161
1977 (1) (3.1%) (9%) (31%) (25.4%) (30%) (
 98.5%)
 2 22( 29 43 59
 155
1997 (2) (1.2%) 14.1%) (18.7%) (27.7%) (38%) (
 99.7%)
Sources: (1) C.E.C.C., Stats... 1977, Tableau 3, p. 27.
(2) Annuaire de l'Archidiocese d'Ottawa, 1997-98, p. 54-63.


B. D'ou viennent les pretres diocesains?

En tres grande majorite, les pretres diocesains viennent du diocese d'Ottawa. Jusqu'en 1965, les futurs pretres qui se presentent sont etudiants au College Bourget, au Petit Seminaire d'Ottawa, au Petit Seminaire de Ste-Therese, a l'Universite d'Ottawa, mais surtout au Petit Seminaire d'Ottawa alors que s'acheve cette periode de dix-huit ans. Apres la fermeture du Petit Seminaire, en 1968, ils viendront des universites, du milieu de travail. Les anglophones viendront de St. Patrick College jusqu'a son detachement de l'Universite d'Ottawa vers 1965.

Jusqu'en 1957, les francophones recevaient leur formation theologique au Grand Seminaire d'Ottawa tandis que les anglophones frequentaient le Grand Seminaire de Toronto. Avec l'etablissement du Grand Seminaire d'Ottawa sur la rue Kilborn en 1957, jusqu'a sa fermeture en 1969, anglophones et francophones se retrouveront generalement ensemble durant leur formation theologique.

C. De <<l'oeuvre des vocations>> a <<la pastorale des vocations>>

Le 8 septembre 1941, Mgr Alexandre Vachon, par une lettre pastorale, lance <<L'Oeuvre des vocations>> afin <<d'assurer la continuite du sacerdoce dans le diocese>>. On veut alors inspirer un plus grand amour du sacerdoce. La lettre de l'abbe Montour, dans le premier Bulletin, titre L'appel (10), donne le ton. Il est question de l'appel de Jesus, de l'exemple de Mgr de Laval qui a fonde le Seminaire de Quebec au debut du pays. Douze mille membres de l'oeuvre, surtout des zelatrices, verront a recueillir les fonds. On voit la preparation a l'ordination s'echelonnant sur une periode de 12 ans, en commencant par Petit Seminaire. Mgr Vachon nourrit le projet grandiose de batir un seminaire ou, a l'image du Seminaire de Quebec, tous les niveaux de formation seraient rassembles sous un meme toit. On y parle de devouement et de prieres. Cent jours d'indulgence sont accordes a la recitation de l'invocation: <<Coeur sacerdotal de Jesus, multipliez vos pretres, sanctifiez vos pretres, agissez par vos pretres>>. Dans sa lettre pastorale, Mgr Vachon insiste sur le fait qu'il faut des pretres pour precher l'Evangile, administrer les sacrements, convertir les pecheurs, instruire les indifferents et les sceptiques, repondre victorieusement aux attaques de la fausse science, promouvoir l'apologetique, sauver l'ame des enfants, diriger nos maisons d'education, les mouvements d'action catholique, distribuer aux generations montantes l'enseignement chretien, classique et scientifique, etc. Tout est percu dans la perspective du sacerdoce des pretres qui doivent tout faire pour sauver le monde des dangers et du mal. Le discours de Mgr Vachon, le 9 octobre 1949 (11), lors de la pose de la pierre angulaire de son seminaire, benite au prealable par le Pape, represente bien le climat de chretiente d'avant Vatican II. Il abonde de cette rhetorique exaltee sur le pretre qui fait tout pour tous au sein d'un monde mauvais. Plusieurs annees apres le Concile, le Cardinal George Basil Hume, archeveque de Westminster, en s'inspirant de l'expression meme du Cardinal Ottaviani, caracterisait justement ce type d'Eglise, d'Eglise-forteresse.

Apres le Concile, on cherche un nouveau style de sensibilisation aux vocations dans le diocese. Mgr Plourde, durant les annees 1970, s'inquiete de la diminution jusqu'a zero, du nombre des jeunes qui s'orientent vers la pretrise, crise que d'aucuns attribuent aux divisions doctrinales qui sevissent au sein de l'Eglise (12) . L'archeveque compte sur des communautes chretiennes vivantes (13) pour susciter des vocations et entrevoit meme la possibilite de l'ordination d'hommes maries. Le diocese confie la pastorale des vocations pour un temps a la Societe des Saints-Apotres. Des fins de semaine de discernement vocationnel ont lieu a la maison des Soeurs de SteMarie de Namur. Mgr Drouin qui, en 1987, prend la releve dans ce domaine, n'entend plus oeuvrer au <<recrutement>> des vocations. Inspire par une lettre de Mgr Adam Exner (14), alors archeveque de Winnipeg, il voit tous les pretres engages dans la sensibilisation des communautes chretiennes a la releve du clerge dans le nouveau contexte ecclesial. Les pretres qui s'engagent aupres de plus demunis, selon lui, peuvent efficacement temoigner aupres des jeunes et concourir ainsi a les interpeler.

Le <<sacerdo-centrisme>> des annees preconciliaires s'effritera graduellement a la lumiere de l'ecclesiologie de Vatican II qui preconise une Eglise-communion, peuple de Dieu, et la mise en valeur du sacerdoce de tous les baptises. La reforme liturgique accentuera la participation de tous et toutes aux actes du culte, ou evangelisation et sacramentalisation deviennent un duo inseparable. L'evolution vers un Eglise moins centree sur sa dimension hierarchique, plus ouverte aux dons multiples de l'Esprit dans le peuple chretien, signe de salut dans le monde, conduira a la <<pastorale des vocations>> plutot qu'au recrutement du clerge soutenu par <<l'oeuvre des vocations>>. Desormais, on valorise davantage le discernement de l'appel baptismal a vivre la vie chretienne d'abord, et a s'engager ensuite dans la mission de l'Eglise selon les dons recus, et dans un plus grand esprit de service.

II. La formation du clerge diocesain

A. Les institutions de formation et le personnel

En 1925, l'archeveque d'Ottawa, Mgr Joseph-Medard Emard, confie au clerge seculier de son diocese la formation de ses pretres, jusqu'alors assuree par les Oblats (15) . Il ouvre le Grand et le Petit Seminaire d'Ottawa dans l'ancien hopital St. James situe au coin des rues Charlotte et Rideau. Cet arrangement perdurera jusqu'en 1943. De 1943 a 1957, le Grand Seminaire demenage dans un edifice ayant appartenu aux Soeurs de Sainte-Marie de Namur, sur la rue Bayswater, avec entree sur la rue Breezehill. Les philosophes, jusqu'alors integres au Petit Seminaire, vont s'adjoindre aux etudiants en theologie du Grand Seminaire. Mgr Rene Denis, qui fit partie de l'equipe des formateurs de 1940 a 1963, considere que ce furent des annees d'austerite.

Pour sa part, le Petit Seminaire, moins les philosophes, demenage dans l'edifice de l'orphelinat St-Joseph sur Rideau Terrace. Cette situation se prolonge jusqu'en 1955. Comme au Quebec, ou les petits seminaires sont rattaches a une universite, celui d'Ottawa est affilie a l'Universite d'Ottawa. Le B.A. y couronne ce cycle d'etudes.

Au Petit Seminaire d'Ottawa, il faut ajouter d'autres institutions secondaires catholiques que le diocese dirige et fournit en personnel, et qui peuvent preparer des etudiants a la pretrise. Tout en faisant etat du Grand Seminaire pouvant accueillir 100 seminaristes, et du Petit Seminaire, 375 etudiants, le Rapport quinquennal de 1959 mentionne St. Pius X's High School accueillant 200 etudiants; le College Marie-Mediatrice, 350 etudiants; et St. Joseph's High School avec ses 400 etudiants.

Apres la faillite du projet gigantesque de Mgr Vachon d'un Seminaire qui devait abriter des grands et des petits seminaristes jusqu'aux pretres retraites sous un meme toit, Mgr Lemieux, des son installation en 1953, entreprend de main de maitre de rectifier la situation en dotant son diocese des edifices desires pour la releve du clerge. L'edifice en deficit, encore en construction, est vendu au gouvernement federal. Les dettes sont payees. L'archeveque entreprend une souscription de 5 000 000$ durant 5 ans. Et c'est ainsi que s'ouvrent le campus du Petit Seminaire sur la rue Carson en 1955, et le Grand Seminaire sur la rue Kilborn en 1957. Sur la rue Kilborn, anglophones et francophones se retrouvent ensemble pour leur formation. Ces institutions toutefois seront de courte duree. Le Grand Seminaire fermera ses portes, en 1969, et le Petit Seminaire, en 1968. Les pretres qui y oeuvraient sont reintegres pour la plupart a la pastorale paroissiale du diocese ou des besoins se font deja sentir.

En 1964, le Grand Seminaire compte 8 professeurs, pretres diocesains. Mgr Denis y avait enseigne de 1940 a 1963, la theologie morale et spirituelle, en plus d'en etre l'administrateur. Il vient de partir pour le Bresil. Mgr Jean Fairfield termine ses 25 ans dans le personnel du Seminaire a titre de professeur de philosophie et de theologie dogmatique, et de superieur pour deux ans. Il enseignera encore quelques annees a l'Universite Saint-Paul. Mgr Robert Huneault enseigne, de 1958 a 1964, la theologie sacramentaire, la liturgie et le chant gregorien. Mgr Roger Quesnel arrive de Rome en 1965. Il est rattache au Grand Seminaire jusqu'a sa fermeture en 1969, mais il est deja emporte dans le grand changement qui s'opere: il enseignera la theologie dogmatique a l'Universite Saint-Paul de 1965 a 1983. Mgr Gilles Lavergne, arrive de l'Institut Catholique de Paris en 1967; il est specialise en liturgie et enseignera egalement a l'Universite Saint-Paul a titre de professeur a temps partiel jusqu'en 1985, tout en assumant des taches en paroisse.

Des 1964, les etudiants du Grand Seminaire sont integres a la faculte de theologie de l'Universite Saint-Paul. De 1959 a 1964 (16), les facultes ecclesiastiques de l'Universite d'Ottawa connaissent des annees fastes, attirant un nombre jusque-la jamais atteint d'etudiants et etudiantes, 611 au total en 1964, soit 123 laics, 488 clercs, religieux et religieuses. Le diocese et les communautes religieuses ont besoin d'unir leurs forces, de profiter de la competence d'un plus grand nombre de professeurs dans l'enseignement et d'orienter les pretres vers la pastorale du diocese. Le Seminaire universitaire Saint-Paul accueille bon nombre de seminaristes d'Ottawa dans les annees qui suivent Vatican II. En 1983-84, des 9 pretres ordonnes, 8 sortent du Seminaire Saint-Paul. On remarque dans les annees 1990 que les seminaristes anglophones ont repris la route de Toronto.

A partir de 1965, suite au Concile, les institutions d'enseignement des sciences ecclesiastiques, anterieurement reservees a la formation des clercs comme l'indique le terme meme <<ecclesiastiques>>, se retrouvent en contexte universitaire ou futurs pretres sont formes en compagnie de laics, hommes et femmes, de religieux et de religieuses. De 1976 a 1984, des centaines laics de l'archidiocese d'Ottawa peuvent profiter du programme <<Au Service de l'Evangile>> offert par l'Universite Saint-Paul, lequel se perpetue maintenant a travers divers certificats. Des centaines de laics, de religieuses et de religieux, acquierent une formation pastorale specialisee dans le ministere general, dans la relation d'aide individuelle ou maritale, dans l'animation communautaire, dans la pastorale en milieu hospitalier, au niveau de la maitrise ou de diplomes. Le nouveau programme conjoint d'Etudes chretiennes de Saint-Paul et de l'Universite d'Ottawa commence a attirer bon nombre de personnes. Un programme de maitrise en education religieuse offre une formation specialisee aux enseignants des ecoles primaires et secondaires de l'Ontario. Dans le meme contexte, le College des Dominicains parallelement contribue lui aussi a l'enseignement de la philosophie et de la theologie a tous les niveaux a toutes les personnes interessees. Il faut aussi compter avec le departement des sciences religieuses de l'Universite d'Ottawa qui travaille dans la meme veine depuis 1965. Toutes ces institutions qui sont au service d'une clientele canadienne et internationale, se situent au coeur de l'archidiocese d'Ottawa et profitent a de nombreux diocesains tant laics que religieux, pretres et futurs pretres. Il est difficile ou vain de quantifier l'impact de tous ces types de formation religieuse sur la vie chretienne du diocese; mais il est certain qu'elle est de moins en moins centree sur le pretre, sur le clerc, et qu'elle favorise une plus grande participation des chretiens et des chretiennes.

B. Le style de formation des pretres diocesains

L'auteur de ce texte a connu d'experience ce qu'a ete la formation des pretres avant Vatican II. De plus, il a ete au service de la formation des futurs pretres diocesains et religieux depuis 1971. Le style de formation des pretres d'Ottawa durant ces derniers 50 ans a beaucoup change.

Avant Vatican II, on est, partout dans le monde catholique, devant un style de formation influence par le Concile de Trente et marque par la tradition sulpicienne. Pour corriger la position protestante, on accentue le caractere hierarchique de la vocation de pretre. Ce type de pretre jouit d'un prestige certain. Son sacerdoce le place responsable de tout dans la communaute chretienne. Une orientation dogmatisante de la theologie - crois ou sois anatheme - laissait peu d'ouverture a des approches critiques de la foi. La formation clericale se faisait en se laissant modeler par la <<vie reguliere>>, reglementee par la cloche, faite de piete, de soumission rigoureuse a l'autorite: une vie separee du monde ou l'on se preparait a aller vers le monde pour le sauver! Ceci ne veut pas dire que les formateurs manquaient d'humanite - ils appartenaient eux aussi a l'orthopraxie du temps- et les seminaristes ne se consideraient pas pour autant comme des galeriens. Le bon sens et l'Evangile savaient encore se faire entendre. Beaucoup de pretres, formes a cette ecole, ont rendu et rendent encore de grands services a l'Eglise et a la societe. Il demeure que le mouvement de renouveau qui a suivi le Concile Vatican II a ete pour la plupart des catholiques tout comme pour les formateurs du clerge un grand moment d'ouverture a l'Evangile, au monde contemporain.

Mgr Plourde en lancant un concile diocesain (17), en 1968, a degage le changement de cap a faire pour <<le chretien conciliaire>> en exprimant sept contrastes, <<Dou venons-nous?...Ou allons-nous?...>> 1. D'une foi acquise a une foi en cheminement. 2. De l'unanimite dans la foi au pluralisme et a l'oecumenisme. 3. D'une Eglise avec beaucoup d'institutions a une Eglise plus missionnaire. 4. D'une Eglise axee sur le culte a une Eglise axee sur l'evangelisation. 5. D'une Eglise ou l'autorite prenait beaucoup de place a une Eglise du dialogue, de la liberte, et du service. 6. D'une Eglise qui protegeait le monde des enfants a une Eglise qui se veut davantage au service des adultes. 7. Enfin, d'une paroisse tres suffisante a une paroisse qui devient de plus en plus en fonction de divers milieux. En somme, selon l'expression du Cardinal Hume, une Eglise-pelerine plutot qu'une Eglise-forteresse.

L'orientation de la formation des seminaristes est graduellement entree dans ces perspectives. En 1975, en s'adressant aux nombreux eveques qui visitaient souvent le Seminaire universitaire, le recteur du Seminaire rappelait l'importance de deux facteurs relatifs a la formation; d'abord celui de favoriser chez le candidat le developpement d'une liberte authentique, faite de responsabilite et d'amour desinteresse de soi, de Dieu et du prochain. En deuxieme lieu, celui du role des formateurs qui est de discerner l'authenticite de l'appel que le candidat croit avoir recu, dans un climat de dialogue et de confiance (18).

Suite au Concile, Rome emit une Ratio formationis et demanda a chaque conference nationale des eveques d'elaborer sa propre Ratio (19). L'Eglise canadienne mit donc au travail tous les responsables de la formation des pretres afin d'elaborer ensemble les principes de formation appropries. Ce travail d'etude sur la Ratio canadienne qui en est, en 1997, a sa troisieme revision, maintient tous les responsables de la formation en dialogue. Il s'agit plus que jamais de former des hommes libres, responsables, et en etat de service a la suite de Jesus, acceptant de travailler avec des laics (en coresponsabilite, hommes et femmes), a la mission de l'Eglise. L'exhortation apostolique post-synodale du pape Jean-Paul II sur la formation des pretres, Pastores dabo vobis (1992) (20), insiste sur une formation integrale, c'est-a-dire humaine, intellectuelle, spirituelle et pastorale des futurs pretres. Dans cette optique, l'Universite Saint-Paul a inaugure en 1997 le nouveau Centre de formation aux ministeres. L'Universite et son Centre formet encore les pretres diocesains d'Ottawa mais la formation offerte rassemble des candidats aux ministeres ordonnes et laiques qui disposent des memes moyens de formation tout en respectant leurs ministeres specifiques.

Conclusion

D'une Eglise, en 1947, fortement clericale, occupant le devant de la scene publique, sure d'elle-meme, tres devouee au service du peuple chretien par ses pretres secondes par de nombreuses communautes religieuses clericales ou non, tant en paroisses que dans les institutions d'enseignement de tous les niveaux. Les familles sont nombreuses, les garcons aussi pour les seminaires petit et grand. L'Archidiocese d'Ottawa n'a rien a envier au Quebec, il en fait encore partie jusqu'en 1963. Les grandes mutations du monde et de l'Eglise des annees 1960 et 1970 que decrit Jean Hamelin qui affectent le Quebec se repercutent aussi dans l'Archidiocese d'Ottawa devenu exclusivement ontarien en 1964. Les seminaires et les scolasticats se ferment tandis que l'Universite s'ouvre a tous et toutes pour des etudes en theologie, droit canonique, pastorale et communications sociales. Une approche pluridisciplinaire, incluant les sciences humaines, maintenant oblige. Le nombre de seminaristes et d'etudiants pretres religieux diminue dramatiquement. La courbe d'age des pretres diocesains aussi bien que des religieux pretres s'accentue. En 1993, a l'echelle canadienne, le nombre de pretres diocesains de moins de 40 ans ne represente que 8,8% de l'ensemble des pretres. En 1997, l'Archidiocese d'Ottawa fait encore quelque peu mieux comptant 15,3% de pretres diocesains de moins de 40 ans, mais le cap reste le meme que pour l'ensemble du Canada. Actuellement, le nombre de diacres permanents et des agents et agentes de pastorale laiques, hommes et surtout femmes augmente. Les possibilites de formation universitaire sont disponibles pour tous et toutes depuis 1960. Un nouveau partenariat entre les pretres et les laiques, hommes et femmes, s'elabore peu a peu. On voit se profiler a Ottawa comme ailleurs, une Eglise moins certaine d'ellememe, plus en quete de justice et de solidarite, ou il y a plus de liberte et de presence au monde secularise de l'ere post-moderne.

(1) Jacques Gagne travaille dans l'Archidiocese d'Ottawa depuis 1967, dans le domaine de l'enseignement et de la recherche, d'abord en education a l'Universite d'Ottawa jusqu'a 1979, puis en sciences pastorales a l'Institut de pastorale de l'Universite Saint-Paul jusqu'a maintenant. Il a obtenu les grades ecclesiastiques en philosophie et en theologie, et la M. A. en education de l'Universite d'Ottawa. Il detient un M.A. en philosophie de University of South Africa et le Ph.D. en education de University of Michigan, Ann Arbor. Il est membre de l'Ecole des Etudes superieures de l'Universite d'Ottawa et est l'auteur de quelques livres et de plusieurs articles. Il a ete recteur du Seminaire Universitaire durant dix ans et est membre du nouveau Centre de Formation aux ministeres de l'Universite Saint-Paul.

(2) Selon la chancellerie de l'Archidiocese d'Ottawa une analyse faite par Statistiques Canada en 1991 revele que la proportion des catholiques anglophones dans l'Archidiocese d'Ottawa est maintenant de deux tiers par rapport aux catholiques francophones.

(3) Jean HAMELIN, Histoire du catholicisme quebecois: le XXe siecle par Jean Hamelin et Nicole Gagnon, Tome 2 De 1940 a nos jours, Montreal, Boreal Express, 1984.

(4) En plus de Mgr Rene Denis, je tiens a remercier Mgr Andre Drouin, Mgr Jean Fairfield, Mgr Robert Huneault, Mgr Gilles Lavergne, Mgr Roger Morin, chancelier, Mgr Roger Quesnel, et M. l'abbe Paul Sabourin, archiviste pour leur cooperation. Il sont tous des temoins de cette periode de l'histoire de l'Eglise d'Ottawa et ont ete des sources d'information sur cette periode.

(5) Voir Louis-Emond HAMELIN, Evolution numerique seculaire du clerge catholique dans le Quebec, Quebec, Presses de l'Universite Laval, 1961. Elizabeth GERMAIN-BRODEUR, Le clerge catholique du Canada: analyse sociographique, Quebec, Centre de recherches en sociologie religieuse, Faculte de theologie, Universite Laval, 1973. Cette derniere puise en partie dans l'etude de Paul STRYCKMAN, Les pretres du Quebec aujourd'hui, 2 volumes, Quebec, Centre de recherches en sociologie religieuse, 1970. Nous avons eu recours aussi a trois etudes statistiques de la C.E.C.C. Une premiere plus detaillee: Statistiques sur le clerge canadien selon les regions ecclesiastiques et les secteurs linguistiques, Ottawa, Conference des eveques catholiques du Canada, 1977. Aussi COMMISSION EPISCOPALE DES MINISTERES ET DE L'APOSTOLAT, Les ressources humaines de l'Eglise catholique au Canada en 1987-1988 (Personnel remunere), Ottawa, Conference des eveques catholiques du Canada, Novembre 1988. Aussi COMMISSION EPISCOPALE POUR LES RELATIONS DES ASSOCIATIONS DE PRETRES, RELIGIEUX, RELIGIEUSES ET LAICS, Les ressources humaines de l'Eglise catholique au Canada en 1993, Ottawa, Conference des eveques catholiques du Canada, 1995. (On se referera a ces trois derniers repertoires de la facon suivante: C.E.C.C. Stats...1977, 1988, 1993). L'etude deja citee de Jean Hamelin contient aussi des statistiques bien commentees et utiles a notre etude. On retrouve enfin des renseignements statistiques a l'echelle internationale dans Annuarium statisticum Ecclesiae: annuaire statistique de l'Eglise (depuis 1970 jusqu'a 1993), In civitate Vaticana: Secretaria Status, Rationarium Ecclesiae.

(6) Annuaire du Diocese d'Ottawa, Archives de l'Archidiocese d'Ottawa, 1947-1997. Rapport quinquennal de l'Archidiocese d'Ottawa 1948-1993 soumis d'abord a la S.C. consistoriale, puis a la S.C. des eveques a l'occasion des visites ad limina. Voir aussi Annuario pontificio per l'anno 1947, 1957, 1967, 1977, 1987, 1997, Citta del Vaticano, Libreria editrice vaticana.

(7) Jacques-L. WISEMAN, <<L'impact de la formule de l'equipe pastorale mandatee en paroisse dans l'Eglise de Gatineau-Hull: perspective d'avenir>>. Memoire de recherche dans les Sciences de la mission, Universite Saint-Paul (sous la direction de Germain Ranger), 24 avril 1996, 115 p.

(8) L.-E. HAMELIN, op.cit., p. 222.

(9) J. HAMELIN, op.cit., p. 108.

(10) Voir pour ce sujet L'appel, l'oeuvre des vocations, Bulletin trimestriel, Vol. 1-, 1942-et Dixieme anniversaire de l'oeuvre des vocations du Seminaire d'Ottawa d'Ottawa, Ottawa, compte rendu, octobre 1949-octobre 1950, Les archives de L'Archidiocese d'Ottawa. Voir aussi Circulaires au clerge du diocese d'Ottawa, Vol. IV-, 1949-, Archives de l'Archidiocese d'Ottawa.

(11) Circulaire au clerge du diocese d'Ottawa, Vol. IV, No 55, p. 457-467.

(12) ARCHEVECHE D'OTTAWA, Message, No. 3, Avril 1972, p. 17-20.

(13) Mgr Joseph-Aurele PLOURDE, Nos priorites pastorales (message adresse) Aux pretres et aux membres des Conseils de Pastorale, le 15 aout 1974, Archives de l'Archidiocese d'Ottawa, 17 p.

(14) Mgr Adam EXNER, o.m.i., <<Reflexion sur l'eveil des vocations>>. Document non publie de 1984.

(15) Pour cette section, je dois beaucoup a Mgr Rene Denis.

(16) Voir Cum apostolica sedes. Centenaire de la charte pontificale 1889-1989, Universite Saint-Paul, Ottawa, 1989.

(17) Voir <<Le concile diocesain>>, Orientations pastorales, Vol. 2, No 6, juin-juillet 1968, 17 p.

(18) Jacques GAGNE, o.m.i., <<Style de formation du Seminaire/Programme of formation offered by the Seminary>>, Bref expose fait a la rencontre avec les eveques, le 13 avril 1975, Ottawa, Seminaire Universitaire. Texte non publie. Pour la formation pastorale qui avait cours dans les annees 1970, voir JACQUES Gagne, <<Pastoral formation of seminarians>>, unpublished paper presented at the Canadian Canon Law Society (La Societe canadienne de droit canonique), 12th Session, Toronto, October 17-20,1977.

(19) Voir CONGREGATIO PRO INSTITUTIONE CATHOLICA, Ratio fundamentalis institutionis sacerdotalis, Romae, Typis Polyglottis Vaticanis, 1985, 70 p. (Il s'agit du texte de 1970 revise apres la publication du nouveau Code de Droit Canonique de 1983). Voir aussi CONFERENCE CATHOLIQUE DES EVEQUES, La formation des futurs pretres: normes fondamentales pour l'application au Canada de la "Ratio fundamentalis institutionis sacerdotalis" publie par la Sacre congretation pour l'education catholique, le 6 janvier 1970, Montreal, Fides, 1972; voir egalement La formation des futurs pretres, Ottawa, Concacan, 1982 (texte revise du document canadien de 1972 juste cite).

(20) JEAN-PAUL II, Pasteurs selon mon coeur, Exhortation apostolique post-synodale de sa saintete le Pape Jean-Paul II sur la formation des pretres dans les circonstances actuelles, Montreal, Editions Paulines, 1992.
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Author:Gagne, Jacques
Publication:Historical Studies
Date:Jan 1, 1998
Words:5925
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